‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 154 sur 194 · SURFACE · texte numérisé non relu

SURFACE

Ifère

hectaret.

Jt«porl

C6te-d*0r

hactares.

Sfô

Meurthe

Moselle

Pyrénéet-Orientalei .. . .

Gard

Haute-SaToie

Haut-Rhin

Savoie. •••.•..•••••.

Voscet

Ardèche

Ba»-Rhin

Doubt* ••••••••••••

Haute-Marne

Haute- Vienne

Tarn

Aude...

BaMiet-Pyrénéei

ATeyroo. .••••••••••

Var

Ain

Creuse

Haute-Sa6ne. ••••••••

Gorrèze......

Loire*» . •••••••••••.

Yaucluse.. . ..••

Hérault

Manche.. •••...••••.

Nord •

Puy-de-Dôme

Alpes-Maritimes

Allier

Jura. ••••• ••••

Sa6ne-et-Loire

Ariéffe

Dr6me. ............

A reporter. .....

Total

Depuis la guerre, le nombre des concessions s'est notablement augmenté, mais nous devons déduire, de l'ensemble général, celles de la Moselle et du Bas-Rbin, au nombre de 28 et d'une étendue de plus de 42,000 hectares, près d'un dixième de l'étendue totale.

L'annexion de la majeure partie de la Moselle et du Bas-Rhin à FÂlIemagne a enlevé à la France de puissantes usines et un riche gisement dont nous parlerons plus bas.

£n 1 869, il n'y avait cependant que 84 concessions de mines en travail et 343 minières, occupant ensemble 9,987 ouvriers, avec une force motrice de 736 chevaux.

Ces chiffres viennent à l'appui de ce que nous avons dit plus haut relativement aux modifications qu'a subies, dans le cours du temps, l'industrie du fer.

Ces changements sont indiqués par les chiffres suivants :

Mines concédées en 1835 i8S6. i864 ise».

travail 60 443 85 84

Minières 2,395 4,227 797 343

Produit 2,0<3,472*«»^ 4,608,43r«» 3,993,322**» 3,430,802»«*

Nombre d'ouvriers. U,808 20,534 44,879 9,987

Produit par ouvrier 435 224 267 343

On voit donc que, de 4835 à 4869, les exploitations ont été concentrées de plus en plus sur les principaux gisements ; que la liberté accordée au propriétaire du sol de travailler les minerais sans être soumis à des exigences d'aucune sorte, après le décret de 4866, n'a pas empêché le nombre de ces minières de diminuer, et que, dans le même temps, si la main-d'œuvre s'est élevée, on doit reconnaître que le produit utile de chaque mineur a notablement augmenté.

On pourrait peut-être encore déduire de ces chiffres l'abandon de nombreux points d'extraction, par suite du délaissement croissant de hauts-fourneaux au bois qui n'avaient dû leur existence qu'au voisinage de gisem^ts, souvent superficiels, situés au milieu des forêts, ou par suite de la nécessité de rechercher jusqu'à l'étranger des minerais qui fussent plus en harmonie avec les conditions nouvelles de fabrication.

Nature des minerais. — > Si on jette un coup d'œil général sur la France, au point de vue de la nature des minerais, de leur importance relative et de leur position géographique, on voit qu'on y trouve :

Fer oxydulé, magnétite ;

Fer oligiste-oxydé rouge, hématite rouge;

Peroxyde de fer hydraté» ou fer hydroxydé, limonite, hématite

brune ; Fer carbonate lithoide ; Fer spathique, propre à la fabrication de l'acier.

Le fer oxydulé constitue plusieurs gisements importants, seul ou mélangé avec le fer oligiste ; mais il n'adonné lieu jusqu'ici qu'à une faible nroduction.

Le fer oligiste existe abondamment sur quelques points, comme dans les départements de l'Ardèche, où il est activement exploité, et dans la Manche.

Le fer oxydé hydraté a été jusqu'à présent le minerai le plus important en France; il forme les puissants gisements oolithiques de l'Est et tous les dépôts tertiaires du Berry, de la Haute-Saône, etc., répandus dans un grand nombre de départements. Il se présente en filons, en amas, ou en couches.

Le fer carbonate lithoide est répandu en rognons, ou en couches peu étendues, dans plusieurs bassins houillers, et il n'a montré qu'un seul gisement, dans le Gard, qui ait pu donner lieu à une exploitation régulière et suivie.

Le fer carbonate spathique devient chaque jour de plus en plus recherché à cause de ses propriétés aciéreuses. Il existe dans les montagpes, telles que les Alpes et les Pyrénées, en filons puissauts et nombreux dont l'importance s'accroît avec le développement des voies ferrées

Si nous parcourons maintenant l^s divers départements de la France qui renferment ou produisant des minerais de fer, nous essayerons de montrer l'impor^nçe relative de chacun d'eux et la nature des minerais qu'ils renferment.

Ce que nous dirons suffira pour montrer quels sont, aujourd'hui, les gisements les plus prodv^çtifs, et quel a été 1^ mouvement de la produc* tion dans ces quarante dernières années'*

Les principaux minerais actuellement extraits sont des hydfoxydes en grains provenant, pour la plupart, des sables et argiles du grès vert. Ils entrent pour une partie dans l'alimentation des hauts-fourneaux du département, comprenant ceux de l'usine bien connue de Marquise, et de ceux d'Anzin (Nord), complétés par des ihinerais d'autres lieux t>u étrangers, belges ou espagnols, etc.

Leur composition est la suivante :

Matières volatiles 18,10

Peroxyde de f^; ..<.:.-....;. i ... . 49,14

Silice et argile « 34;76

Alumine 1,00

ioo,eô

Hauts-fourtleauit en 4836. 0

Production de minerai en 4835. . 3,000 tonnes.

— 4869. . 89,705 (préparé).

Itford.

Les minerais qu'on y exploite proviennent de Tarropdissement

1. Un grand noiLbre d'analyseï et de documenta proviennent des Iranox des ingénleurp de rÉtat, on trouvera Dotammenl beaucoup de déUdU utiles dans Ja nollce publiée par l'administration des mines à l'occasion de l'ExposiUon de 1S67.

d'Avesnes et des environs de Maubeuge. Ils consistent en hématites rouges, et en peroxyde hydraté jaune auprès de Maubeuge.

Hauts-fourneaux en 4835 8

Minerai produit en 4835 13^37 tonnes.

ArdenacA.

C'est Tune des contrées où l'industrie du fer est la plus ancienne en France. Ainsi que nous l'avons vu plus haut» dans le douzième siècle on y fabriquait probablement déjà la fonte moulée.

Minerais d'alluvion. — Margut^ La Ferté^ Brépilliff Gruyères^ Haraxh courte etc.

Fer en grains. — GrondpréyMarcq^ Ckampigneullês^eto.

Ce gisement est encore le plus important du département. Il appartient à cette zone crétacée circulaire qui entoure le bassin de Paris, et se présente en couches pau profondes que l'on a généralfiOiBQt exploitées jusqu'ici à ciel ouvert. Ces couches doivent avoir une grande extension au milieu des sables du grès vert qui les renferment.

Rendement moyen : i% pour 4 00 de fopte.

Oxford-clay. — Deux étages dont le plus important est celui de Poix^ Raillicourt^ ftaràaise^ Terron, etc.

L'étage supérieur, exploité à Nouarty Beivai^ Tailly^ donne 30 à 36 pour 4 00 de fonte.

Devonien. — Oxyde hydraté à Revin^ Naux^ Gespunsart^ Fletgneux^ etc.

Les transformations opérées dans l'industrie du fer se sont fait virement sentir dans ce département, ainsi que cela résulte des chiffires suivants :

Hauts-fourneaux en 4836 30

Production de minerai en 4836. . . 62,606 tonnes.

Minerais tertiaires. — Remplissant les anfractuosités des terrains jurassiques.

Minerais des grès verts, analogues à ceux des Ardennes. — Cierges^ Baniheville^ etc.

Il rend 2/3 au lavage, 38 à 44 pour 1 00 de fonte.

Minerais néocomiens. — Exploités dans l'arrondissement de Bar~le- Duc, à HévUlien^ AncerviUe^ ViUen-le-Stc, Bieneourt^ etc.

Les minerais géodiques et carbonates qu'on en extrait sont composés de la manière suivante^ :

MiMnl mncrtl

f8*JiqiM. carbamtè.

Peroxyde de fer 67,08 »

Protoiyde de fer » 49»04

Oxyde de manganèse 4,00 0,60

— de chrdme. traces »

Alamine libre i,66 0,60

Chaux • 4,00

Magnésie • 0,53 0,72

Acide phosphorique 0,40 1,32

Silice libre 2,67 2,90

Argile 6,33 6,80

Sable quartzeux. 1,33 »

Perte 16,00 33,72

Hauts-fourneaux en 4835 34

Minerai produit en 4835 39,237 tonnes.

— 4869 63,280 (lavé).

Mcnrtlie-et^Mo^elIe.

Les minerais qu*on y exploite soni tertiaires etoolithiques. Les premiers remplissent des poches ou des bassins superposés ou insérés dans les calcaires inférieurs, et les seconds appartiennent à ce grand horizon ferrifère oolithlque que nous avons déjà signalé.

Cet horizon, qui montre ses afSeurements sur le versant gauche de la Moselle jusqu'à Li Verdun, sur les deux versants de la Meurthe et sur ceux de la haute Moselle, s'étend, dans cette partie de la France, depuis la frontière du Luxembourg jusqu'au delà de Nancy, sur plus de 400 kilomètres.

L'hydroxyde y forme tantôt une couche, tantôt plusieurs dont la puissance totale, avec les intercalations marneuses, varie de 2 à 35 mètres. Ces couches reposent directement sur le grès supraliasique et sont recouvertes par des marnes grises micacées d'une remarquable constance.

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