DÉSIGNATION
Hauts-fourneaux au bois
Hauts-fourneaux aux deux combustibles.
Hauts-fourneaux au eoke
Totaux
Forges catalanes
Affineries dlTerses
Fours à paddler
Fonte produite au bois
Fonte produite aux deux combustibles.
Fonte au coke ou mélangé
Fers au bois ou aux deux combustibles.
Fers à la houille
un
Ce tableau nous montre le délaissement progressif des hauts-fourneaux au bois et des méthodes qui l'employaient exclusivement, délaissement nécessité d'ailleurs par l'élévation croissante du prix des charbons végétaux et la réduction des prix des fers et fontes fabriqués au coke ou à la houille^.
i. Wix de 100 Ulos de charbon de bois (Gueymard).
AAUeTard 2^U 3.57 5.00 6.00 6.5Ô
Nous y voyons encore Tindication des progrès réalisés, progrès qui le roanifestent par des économies notables et par des rendements bien supérieurs à ceux que Ton obtenait autrefois.
Produit moyen annuel des hau^-foqrpeaux , . 673'''''
— au bois l^lpO**"
— au cokô 6,057
Combustible employé par tonne 4,648* 4,290* (i868).
Prix du con^bustible par tonne 85.03' 83.8' [Id.)
Enfin, nous pouvons reconnattre que les forges catalanes tendent de plus en plus à disparaître et à être remplacées par les forges anglaises.
G*est, du reste, ce que Ton pouvait prévoir, du moment que Tusage du bois restreignait la production locale et que les chemins de fer permettaient de transporter les minerais près des grandes usines établies au voisinage des houillères.
En 1872, on a pourtant tu se rallumer un grand nombre de ces feux éteints déjà depuis plusieurs aniiées. Des hauts-fourneaux au bois ont été remis en activité \ n^âjé les circonstances nouvelles qui ranimaient vivement FindUstrie du fer dépehdàient non-seulement de la hausse des prix des fers et des FoiUes, inais encore de la possibilité de produire des fontes particulièrement recherchées pour la fabrication de r.aciejr.
L'acier, que l'on n*employait autrefois, ainsi que nous Tavons déjà dit, qu*en quantités relativemeht faibles, venait d'entrer dans une nouvelle phase qu'ouvraient de nombreux procédés nouveaux et particulièrement le procédé Bessemer, et rien ne peut mieux montrer les progrès réalisés et les changements opérés que le tableau suivant :
Aci«r. I8t8.
De forge , 3,256*'»»
De cémentation .... 4,500
Bessemer, Martin, etc. »
Fondu 458
Pudlé >
En 4835, neuf départements seulement ëohcotiràient à la fabrication de l'acier, parmi lesquels TAriége, Tlsèire et la Nièvre occupaient les premiers rangs. En 4869, on voit un grand nombre d*usines dans dix-huit départements, et la production de la Loire et du Gard dépasse de beaucoup celle de tous tes autres. L'acier Bessemer, ou l'acier Siemens-Martin, sont appelés à un grand avenir. Grâce à l'emploi du ferro-manganate, on est parvenu à rendre ces procédés de fabrication très-pratiques, et on a pu obtenir des produits homogènes et réguliers qu'on avait longtemps vainement cherchés.
Ainsi la France, à la faveur des gisements des Pyrénées, des mines d'Afrique ou de son voisinage de l'Espagne, pourra sans doute développer
cette fabrication avec succès; on peut prévoir Tépoque à laquelle ces nouveaux produits seront, en quelque sorte,,accIimaiés, et où nous verrons en acier Bessemer ou Siemens-Martin les rails de nos chemins de fer, les bandages et les tôles, ainsi que les canons.