‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 157 sur 194 · ParoD, note inédite · texte numérisé non relu

ParoD, note inédite

A Malange, la couche est formée de deux bans : Tan, inférieur, de

4'',33, composé de mine rouge; l'autre, de 4 "^,33 et formé de mioe brune.

Composition du minerai :

utile roug*. mut btHne.

Silicate d'alumine 0,160 0,^21

Alumine soluble. . ; 0|044 0,003

Peroxyde de fer 0,601 0.477

Chaux 0,il0 0,435

Eau et acide carbonique 0,i65 0,164

Doubt. Jon.

Hauts-fourneaux en ^S35, , . 44 44

— 4869. . . 4 3 Minerais extraits en 4835. . • 44,902^<»>'* 8,322^>*

Ajoutons que ces contrées renferment les traces de hombreuses exploitations et d'usines qui remontent aux Gallo-Romains et même aux temps de la Gaule indépendante.

Les minerais qu'on y extrait à la mine de Villebois proviennent de la coucbe oolitblque quô nous avons déjà vue dans le nord-est. Sa puissance est de 4"',80. Ces minerais sont transportés aux hauts-fourneaux de la Loire et de TArdèche.

Minerais extraits en 4835 4,260 tonnes.

SaTole. — llàiite-ilàTolè. — Isère.

Ces contrées, qui appartiennent au groupé centrai des AJpes françaises, jouissent depuis longtemps d'une grande réputation à cause de la qualité des fers et des aciers qu'elles fournissent.

Dans l'Isère, indépendamment du gîte bien connu de la VerpilUbre analogue aux couches ooîithiques de l'Est S ob rencontre de nombreux filons de fer spathique, particulièrement concentrés dans la chaîne de Belledonne, depuis la vallée de l'Arc jusqu'aux gorges de la Romanche.

i. Statiêtiqut de VUhre, parGueyinard..— Géologie du Daupkini , par L017,

Les plus importants d'entre eux se montrent aux environs d^Allemrd et d'Articol OÙ ils ont été exploités depuis un temps immémorial , et utilisés pour les forges catalanes avant de l'être pour les hauts-fourneaux.

On y distingue les filons de Bivps manganésit^res et à grains fins, et les filons Maillais, plus récents, qui traversent lès grès du trias et contiennent moins de manganèse et plus de magnésie.

On en voit encore beaucoup, particullèretnetit Màillats, aux environs de VizillCy à Mézages, comme au Lacmort, à Saint-Thioffrey et à la Motte^ Saint-Martin.

Tous ces filons, d'une puissance irrégulière atteignant quelquefois 4 et 5 mètres, sont encaissés dans les schistes talqueux ou dans les gneiss. Lorsqu'ils ont subi l'action des agents atmosphériques, ils montrent le fer spathique altéré et transformé en hydrate de peroxyde de fer dite mine douce^ que les anciens recherchaient plus particulièrement.

Le minerai spatbique est souvent quartzeux ; il présente des associations de galène, de cuivre pyriteux, de blende, de cuivre gris qui, dans quelques cas, le rendent impropre à la fabrication du fer. Des travaux importants y sont aujourd'hui (4873) en cours d'exécution, et on a constaté que Topinion admise autrefois que ces filons se terminaient en coin, est erronée.

La Savoie est également très-riche en minerais de ibr, et, depiiis la guerre de 4870, les gisements qu'elle possède ont été l'objet d'explorations très-actives ; depuis cette époque, plusieurs des anciens fourneaux au bois ont été rallumés par suite de l'élévation du prix des fontes et de leur qualité aciéreuse particulièrement propre à l'acier Bessemer.

On y trouve des gisements, situés à divers niveaux géologiques, d'où l'on peut extraire des minerais hydroxydés, oolithiques, oligistes, oxydulés, qui presque tous ont été l'objet de travaux très-anciens ; mais les plus importants d'entre eux existent dans les schistes cristallins et fournissent des minerais de fer spathique particulièrement composés de rives fins.

Dans la Maurienne, à Fresnetf, aux environs de ModœMy près de la mine de plomb des Sarrasins ^ se montrent des liions puissants et étendus.

A Saint-George^ Burtières et dans le même groupe de montagnes formant la rive gauche de l'Arc, on voit tout un faisceau de filons spathiques généralement parallèles, d'une très-grande étendue et dont les affleurements se trouvent à une grande élévation au-dessus du niveau des vallées ^

1 . Description géologique et minéralogique de la Savoie, par de MortUlet.

Composition da fer apathique de Saint-Georges-d Burtièret :

Garbonatede fer 0,81

— de manganèse 0,43

— de chaui 0,035

— de magnésie 0^015

Quartz, argile 0,010

Itère. SftTirie (proTineè).

HaotS'foarneaux en 4835 6 45(4838)

Mineraia extraits en 4835. . . . 3,503«»»- t ^•

Bore. — Orne. — Sai^tlie. — Barc«et*I<olp.

L'Onest de la France a subi, comme la Franche-Comté, l'influence de Taccroissement de la production des fontes au coke; mais le développement des Toies ferrées et la transformation qui s'opère dans la fabrication lui donnent en ce moment (4873] une activité qu'on n'y avait pas vue depuis longtemps.

Ces quatre départements présentent de nombreux gisements tertiaires, appartenant pour la plupart au terrain miocène, exploités le plus souvent à ciel ouvert et quelquefois par puits de peu de profondeur.

Les minerais sont des hydroxydes donnant de 32 à 40 pour 400 de fonte.

Ils sont connus à Piseux^ Conches, la Fidelaire^ Nogent-le-Sec, etc., dans l'Eure; à Crulay, Notre^Dame-iT Apres, Autheuil, Neuilly^ Monnay^ Sap^ etc., dans l'Orne; dans beaucoup de localités dans Eure-et-Loir et dans la Sarthe.

Dans l'Orne, on exploite en outre des couches de 4 '",20 à 3 mètres d'oxydes de fer hydratés, donnant 35 à 40 pour 4 00 de fonte, associés à des schistes et à de l'argile dans les terrains siluriens, comme à la Gatine, commune de la Laude-^e^Goult; à la Ferrière^ arrondissement d'Alençon.

A Saint-Clair'Hie'Balouze, dans le même département, se trouvent d'anciens travaux exécutés sur un gtle de même nature.

Bon.

On».

Sutb*.

Bon^-Loir.

Hauts-fourneaux en 1835

Minerais extraits en 4835

VÈËÊÈmière. — Morbihan. — Cétes-dn-Hrord. — Manche. —

IlIe-iCt«Vilaine. — Mayenne.

Dans ce groupe, qui forme les presqu'îles de la Manche et du Fi-> nistère, les minerais de fer constituent des gttes nombreux insérés, pour la plupart, dans les terrains de transition.

Dans Teitrémité ouest du Finistère^ des couches d*hématite brune et rouge se montrent dans les communes de Landevennee^ Argoly Trégarvan, Dineaulty Rosnoen^ etc., au milieu du terrain devonien; quelques-unes d*entre elles peuvent ôtre suivies sur plusieurs kilomètres. Leur épaisseur, quelquefois grande, est très-variable, comme la qualité même du minerai qui, de l'hématite brune fibreuse la plus riche, passe graduellement au grès simplement colorée

On trouve les traces d'anciennes exploitations dans une foule de points et des scories partout. On n'a pas conservé le souvenir de ces travaux, qui paraissent remonter à une époque très-reculée.

Des gisements de la même nature existent dans le Moi^bihan et l'/Z/eet 'Vilaine.

Dans la Manche^ on rencontre plusieurs sortes de gisements et entre autres celui de DieletlCy l'un des plus remarquables que nous connaissions en. France.

Au petit port de ce nom, à quelque SOO mètres du rivage, au milieu des schistes durcis, noirs et pétrosiliceux, presque verticaux, qui forment la plage et reposent sur les granités du littoral, ou voit plusieurs filonscouches de minerai de fer dont la puissance varie de 4 à 9 mètres. Ces couches marchent parallèlement au rivage qui suit la ligne de jonction des schistes et des granités.

Les minerais sont formés de fer oligiste et de fer oxydulé magnétique, et ce dernier présente quelquefois des épaisseurs compactes de près de \ mètre. Ils rendent à l'essai de 45 à 50 pour 400 de fer et ont donné, aux hauts-fourneaux de Maubeuge, 48 à 50 pour 400 de fonte.

Ce remarquable gisement se trouve malheureusement recouvert par toutes les marées; jusqu'à présent il n'a encore été travaillé qu'à ciel ouvert pendant les marées basses, et ce mode d'extraction restreignait lorcéiueiit la production qui ne pourra devenir importa^ite et considérable que lorsqu'on aura entrepris l'exploitation souterraine.

Aux environs de Cherbourg^ on rencontre encore, près de Bourberouge^ de Sauxmetnil et de Tourlaville, des bancs d'bydroxyde de fer où ont été pratiquées de nombreuses extractions anciennes et récentes. Les minerais, rendant eu moyenne 35 pour 400 de fonte, étaient exportés en Angleterre.

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