Boulanger. Cartt giologiqitt de rallier
En 4872 Doyet 400,300 tonnes.
— Bert 24,480 —
— Montvicq 51,220 ~
Cet immense accroissement en trente ans, qui augmente encore aujourd'hui dans des proportions considérables, montre toute Tinfluence des chemins de fer et du travail moderne. C'est, en effet, après 4840 et surtout depuis vingt ans que les usines de Montluçon ont pris le déve* loppement que nous leur connaissons.
Départemeiit de la Crease.
Le terrain houiller proprement dit est représenté, dans ce département, par cinq ou six lambeaux formant deux groupes^ : celui de la vallée de la Creuse et celui de la vallée du Thorion.
Le premier comprend le bassin d'Ahun^ entre Guéret et Aubusson, et les lambeaux de Saint-Michel-de-Vaisse.
Le second, le bassin de Bostmoreau^ au nord de Bourganeuf, et les lambeaux de Bouzogles et Mazuras^ au sud de la même ville.
L'étendue de ces dépôts est peu considérable. Elle est, d'après M. Grûner :
Ahun 2,450 à 2,200 hectares.
Bostmoreau 425 à 430 — -
Mazuras et Bouzogles 440 à 445 —
Saint-Michel-de-Vaisse. . . . 495 à 200 —
2,900 à 3,000 hectares.
Le terrain houiller de la Creuse est très-dérangé par des porphyres divers et des eurites.
Bassin (TAhun. -* Il occupe une dépression allongée dans le granité, dirigée N. E.-S. 0.
Sa longueur est d'environ 45 kilomètres. Sa largeur moyenne est d'environ 2,000 mètres.
Au nord-est comme au sud-ouest, il se termine presque en pointe et les couches qui le remplissent présentent la forme d'un fond de bateau.
D'après les études de M. Grûner, les plantes fossiles que l'on y trouve sont toutes d'origine terrestre;, les végétaux marins manquent; mais le fait le plus remarquable à citer est que ces restes végétaux appartiennent à la partie la plus haute du système carbonifère. On n'y trouve môme que les plantes qui, dans les grands bassins de France et d'Allemagne, appartiennent spécialement aux étages supérieurs de la formation houillère proprement dite.