‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 178 sur 194 · Graner. Étude det ^uin$ kouUlerg de la Creuse^ 186S · texte numérisé non relu

Graner. Étude det ^uin$ kouUlerg de la Creuse^ 186S

Nous rappelons ce fait pour montrer tout Tintérét qui s'attache à Tétude des végétaux fpssiles dans les bassins houillers dé la France ; car c'est seulement à Taide de leur secours qu'on pourra connaître, d'une manière assez rapprochée, les rapports qui existent entre eux.

On connaît, dans le bassin d'Ahun, trois faisceaux de houille :

Le faisceau supérieur renferme deux couches : 4 ^ la couche la plus élevée, de 0,35 à 0,50 de puissance, donnant du charbon de forge; 2* la grande couche, de puissance variable, de 3*^,30 à 8'*,I0, formée de deux bancs de houille. Le banc inférieur contient rarement au delà de l'^IO à 4 "",30 de charbon.

Le faisceau moyen est le plus riche et le plus important des trois. Il renferme quatre couches d'une allure relativement constante, ayant une épaisseur totale de 8"", 45, représentant une puissance utile d'environ 5 mètreç.

Le faisceau inférieur comprend trois couches. La troisième couché, située à la base, est souvent remplacée par plusieurs veines charbonleuses. Leur épaisseur est de 4'*,70 à 2 mètres, mais non toute utile.

C'est seulement en 4864 que le bassin d'Ahun fut desservi par un chemin de fer et, à partir de ce moment, la production qui, jusqu'alors, avait été très-limitée, est devenue de plus en plus importante.

Bamn de Bostmoreau. — C'est un ovale régulier, renflé au nord, effilé au sud, d'une longueur de 3,500 mètres et d^environ 4,800 mètres de largeur au centre. La moitié est à peu près stérile.

Dans la zone de la Réjeasse, on compte 8 couches variant de 0,40 à 4*^,60 et possédant une puissance utile d'environ 5°", 65. Le charbon qu'on en extrait est de l'anthracite proprement dite. La flore de ce bassin n'est pas la même que celle du bassin d'Aliun et, par conséquent, M. Grûner en conclut avec raison qu'il existe entre ces deux bassins une lacune considérable.

Production du bassin :

48i5 • • . 48 tonnes.

Bassin de Bouzoglei. — Ce sont deux petits lambeaux de terrain houilier dans le gneiss, séparés par un intervalle de 3,000 mètres. Ces lambeaux, où toute exploitation était suspendue en 4868, ne méritent d^étre cités que parce qu'ils montrent que dans ces contrées, aux environs de Bourganeuf, existait autrefois un bassin houilier important qui a été disloqué et dénudé de façon à ne plus nous offrir que ce que nous voyons aujourd'hui.

Bassin de Saint-Michel-de-Vaisse, — Se compose de trois lambeaux de

terrain houiller enclavés dans un tuf granitique. l,euT longueur réunie est (le 5 kilomètres.

Ce bassin paraît ne renfermer que des veiiMiles de houille.

Production de la Creuse:

4865 74,943 (Ahun et Bostmoreaii.)

4872 275,786 (Ali«n.)

Département de la Corrèae.

On ne connaît pas, dans la Corrëze, d'exploitation importante ; mais le terrain liouiller s'y montre en plusieurs points, situé entre le gneiss et les grès bigarrés, et, d'après rppiniop de M. de fioucheporn \ sa présence en ces lieux divers serait un fait important à constater parce qu'il tendrait à faire croire qu'il s'étend au-dessous des grès supérieurs et qu'il occupe dans la Corrèze une surface considérable.

M. de Boucheporn suppose que le terrain houiller des environs de Brives forme un grand fond de bateau dont les affleurements, à Alassac, à Vignole et à Lauteuil, d'une part, à Cublac de l'autre, seraient les parties élevées et pouvant avoir ainsi une largeur de plus de 45 kilomètres.

Cette opinion est aujourd'hui généralement adn^ise; nous la trouvons reproduite dans les ouvrages de M. Burat, et les géologues considèrent comme terrain houiller certains grès fort étendus de ces localités que l'on a toujours considérés comme des grès bigarrés.

L'étude de ces contrées offre donc un très-grand intérêt.

On connaît la houille particulièrement à (Apleau, à Cublac et à Argentat.

Bassin de Lapleau, — C*est une sorte de coin presque horizontal de terrain houiller, peu étendu, qui pénètre dans le granité. Ce gisement est des plus curieux en ce qu'il montre cette dernière roche recouvrant complètement les couches houillères.

Que d'études n'y a-t-il pas à faire sur tout cela!

L'étendue de ce coin est de 900 mètres sur 400. Il a présenté deux couches irrégulières qui ont été exploitées depuis longtemps ; mais sa } production a constamment déchu.

Bassin tTArgentat. — Petit lambeau houiller d'environ 400 hectares de

1 . Carte géologique de ta Corrêxe, — Carte géologique de France.

superficie. Sa puissance est d*cnviron 50 mètres entre les conglomérats supérieurs et les schistes anciens sur lesquels il s'appuie. Il renferme au moins trois couches affectées de nombreux accidents.

Bassin de Cublac. — Ce bassin, situé à Fextrémité sud-ouest de la Corrèze, se relie avec le bassin du Lardin dans la Dordogne, sans discontinuité. Il fait saillie au milieu des grès rouges et des grès bigarrés. Il appartient au grand dépAt houiller dont M. de Boucheporn admet l'existence.

Développement inconnu.

Le terrain houiller a été signalé encore près de Donzenac ; on a exploité une couche de 0,40 au village de la Chauverie, près d'Alassac. Enfin il se montre encore en plusieurs lambeaux près de Bort; ces lam* beaux sont la suite du terrain houiller de Hesseix.

Production houillère de la Corrèze :

4844 44,263 tonnes.

Pajode-Déme, Havte-Loire et Cantal.

Bassin de Saint-Éloi. — En parlant des bassins houillers de TAllier, nous avons vu que le bassin de Fins se trouvait dans un repli des terrains anciens, aligné N. E.-S. 0. Le principal dépôt houiller du Puy-de-Dôme, le bassin de Saint-Éloi, paraît n'être que la continuation de ce repli qui se prolonge encore plus loin, dans le département du Cantal où il va se perdre sous les conglomérats et les terrains volcaniques.

Ce dépôt, qui s'étend près de Montaigut, a une longueur de 38 kilomètres; sa largeur est de 4,500 à 4,600 mètres environ à la hauteur de Saint-Éloi; il se rétrécit de plus en plus en marchant vers le sud, et se termine presque en pointe auprès de Pontaumur. Il reprend un peu plus loin, s'étend sur 4 kilomètres jusqu'aux environs du Puy-Sarnt-Galmier.

Les couches de houille de ce bassin affectent, à Saint-Éloi, la forme d'un double fond de bateau , c'est-à-dire qu'elles se relèvent vers le centre et offrent, par suite de ce repli, un développement d'environ 2,000 mètres.

On y connaît 4 couches de 3 à 4 mètres de puissance, très-rapprochées, ayant ensemble une épaisseur de 45 mètres. On les exploita d'abord à ciel ouvert à Lavernade.

Les autres parties du bassin renferment des couches de 1 à 3 mètres^

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