Carte géologique de France
et Tallure des couches qu'il renfermei affectant une disposition en forme de cuvett*;, donnent lieu de croire qu'il constitue un bassin limité de toutes parts, et que son prolongement vers le nord et du côté d'Issoire serait interrompu quelque part, du côté de Morial.
11 remplit une vaste cuvette dont le centre, à la surface, est presque entièrement occupé par des terraihs tertiaires, et le terraitl houiller, qui en occupe l'espace caché le plus souvent eut yeux, n'apparaît que sur ses bords où il est relevé.
Dans le nord, il forme une lisière continue où apparaissent les affleurements, et dans le sud il ne se montre que par lambeaux isolés, appliqués sur les parois des terrains anciens.
Jusque dans ces derniers temps, toutes les ext)loifations, telles que celles de la Combelle, des Barthes, de la Taupe, de Grosménil, etc.. étaient à peu près concentrées vers le nord, et au sud on ne voyait que les explorations faites à Lamotte, sut* les bords du bassin.
En 4840; l'État fit exécuter un sondage à son centre; ce sondage était parvenu, en 1842, à la profondeur de 223*",60 sans avoir atteint le terrain houiller. Un accident survenu à ce moment en détermina la suspension. Il montra néanmoins ce fait important que, vers son centre, le bassin houiller offrait une sorte de profonde falaise le long de laquelle était venue se déposer une grande quantité d'alluvions.
Il appartenait à l'industrie privée de résoudre la question qui, d'ailleurs, avait été déjà élucidée par M. Baudin ^
Quatorze ans plus tard, une Sodiété fut Organisée pour reprendre le travail de recherche, et on ouvrit un puits à quelques centaines de mètres plus au sud que le sondage. Poussé à 205 mètres, il fut arrêté par suite de dégagements de gaz acide carbonique; mais un nouveau sondage, poussé sur son fond , rencontra le terrain houiller à S83 mètres audessous de la surface.
L'existence du terrain houiller au centre du bassin, et son prolongement sur toute l'étendue delà cuvette, est donc démontrée,'' et il ne s'agit plus que de rechercher, par des puits plus profonds, les couches que Ton exploite aujourd'hui sur ses bords ou dans la partie not^d. Uh second puits fut foncé dans ce but aux environs de Frugères ; il f\it également abandonné à la profondeur de 450 mètres.
£n 4879, tous ces travaux étaient encore délaissés; mais il est probable que le temps n'est pas éloigné où l'on recherchera les richesses houillères qu'ils étaient destinés à atteindre. Ces richesses ne paraissent pas douteuses, surtout quand on pense, d'après les allures connues des bords du bassin, qu'il doit y avoir encore une épaisseur de terrain houiller d'au moins 1,000 mètres à traverser.
On connaît dans le bassin de Brassac 27 couches, se développant en