Carte géologique de FraneOt
ciens, courant de Test à Tooest, qui se resserre de plus en plus vers Touest et s'ouvre et 's* élargît du côté de ^Bédarfieîii.
Sa largeur moyenne est d'environ'2 kilomètres; mais, en se rapprochant de rOrb, il atteint uhe largeur de pïuà 'de S kilomètres.
Au nord et à Toùest, il s'appuie contre des schistes de transition traversés, en quelques points, par dés porptlyres qu'à décrits' M. le professeur de RouvîHë.
Au sud, il s'appuie sur des schistes analogues et sur des calcaires dévoniens. A Test, il disparaît àoùsle^'g^ès rouges permiens de la vallée de rOrb, et ouvre un large champ' à toutes les conjectures pour son extension au delà des limites qù'iT'^ôntré à lai surface du sol.
La' houille était cônhttê à Gràib'^ës^âc dei^iiis un' temps immémorial. En 4776, de Genssane, l'historien des minés dfù Laii^uÀdoc à cette époque, visita les nombreux travaux ouverts, en un grand nombre d*endroits^ sous le régime dé lai liberté de l'eiplôitàtlon* deà houilles qui régnait alors en France. '
Les exploitations de cette dernière époque durent lutter longtemps contre la difficulté inhérente à l!insuffisance des voies de corfamunication, et jusqu'à i 858 leur production, d'une trentaine de mille tonnes annuellement, était portée péniblement par des charrettes jusqii'au canal du Languedoc. Depuis 4858, elles ont été reliées par un chemin de fer aux voies du Midi et elles ont reçu une puissante impulsion qui s'accroît notablement aujourd'hui. On en aura une idée quand on se rappellera qu'en 4858 la production de ces mines atteignait Seulement 39,000f tonnes et que neuf itns plus tard, en 4867, elle s'élevait au chiffre de 477',00t)'^
Les couches de houille suivent, en général, l'inflexlori'du terrain; elles affectent la forme d'un fond de bateau entre les terrains anciens et, là oii le bassin s'épanouit, elles plongent comme 'les terrains permiens qui les recouvrent. t. . »
Dans les concessions du Devois et de Saint-Gervais', on exploite 6 couches d'une puissance totale de 13 S 44 mètres, 'et coniprises dans une épaisseur de terrain de 84 mètre^. ' '
Dans la concession de Boussàgues, on exploite 8 couches d'une épaisseur ensemble de 20 mètres et d'une puissance variant de 4°^,60 à 8 mètres.
Le charbon y est de bonne qualité, et on y trouve les houilles grasses et demi-grasses. Dans ia partie occidentale du bassin, c'est-à-dire vers les parties où ce bassin se l'eSsertei les houilles passent au charbon anthraciteux qui appartient à la partie la plu^ inférieure du bassin.
Les houillères de Graissessac paraissent appelées vers un avenir dont l'importance s'accroîtra chaque année. ' '
i . Note »ur le bouin de Graitseuae, par M. Pomier-Layiargoes. — Bulletin de ia Société géologique de la France^ 1868.
Bassin de Boujan. — Il est situé à 45 kilomètres environ au nord de Pézenas, et il se présente sous forme d'une bande étroite et allongée, de quelques centaines de mètres seulement de largeur, visible en plusieurs points sur environ <2 kilomètres de longueur, et courant du S. 0. au N. E. Cette bande s'appuie sur le terrain dévonien et elle plonge au sud âous les terrains permiens et triasiques. Le terrain houiller de Roujan n'est donc qu'un affleurement de ce terrain qui acquiert souterrainement et vers le sud une étendue qu'il est impossible de déterminer.
Il a été l'objet de trois vastes concessions qui s'étendent à 5 ou 6 kilomètres vers le sud et embrassent une superficie d'environ 7,000 hectares.
On y connaît plusieurs couches de faible puissance qui fournissent an charbon collant et propre à la forge.
Production du département de C Hérault:
4815 5,788 tonnes.
DéparÉemeiit de FAnde.
Dans la chaîne des Corbières et sur leur revers méridional existent deux bassins houillers, dits de Ségure et de Durban^ qui n'ont eu jusqu'à présent qu'une bien faible importance.
Bassin de Ségure. — Il est situé près de Tuchan. Le terrain houiller apparent y forme un bassin à peu près elliptique dont le grand axe aurait environ 2,000 mètres de longueur. Il est limité, au nord et au nord-ouest, par les schistes de transition ; recouvert, au sud-ouest, par des grès rouges, et relevé à l'ouest par une zone de porphyre.
On a considéré ce bassin comme circonscrit et très-limité; mais, si on remarque que les grès rouges qui le recouvrent se montrent dans la même situation au-dessus des houillères de San Juan las Abadesas, situé sur le versant espagnol desPyrénéeset que ces grès renferment des plantes houillères, on peut croire qu'ils appartiennent aussi au terrain houiller; dans ce cas, le bassin de Ségure aurait, dans cette contrée, une étendue beaucoup plus grande que celle qu'on lui suppose ordinairement*, et il se prolongerait jusqu'au-dessous des couches crétacées du mont Tauch.
On y connaît plusieurs couches d'une puissance, ensemble, d'environ 40 mètres, et fortement accidentées. La houille y est sèche et antbraciteuse.
1. Bulletin de la Société géologique de France^ 1867. Noguèa.
On a essayé de se servir de ce combustible pour traiter directement le minerai de fer ; mais les essais ont été infructueux. On voit encore aujourd'hui» près de Tucban, les ruines de Tancienne usine. £n 4872, on n*y faisait aucun travail.
Bassin de Durban. — Comme le précédent, il n'apparatt au jour que sous une petite surface d'environ 2,000 mètres de longueur et i,000 de large. On y retrouve les mêmes grès rouges de Ségure. Ce bassin paratt se développer au-dessous des terrains crétacés et ses limites sont tout à fait inconnues.
Les auteurs de la carte géologique y ont signalé l'existence de petites couches de charbons gras et collants.
Quelques travaux y ont été faits à diverses époques, mais sans suite, et il est probable qu'il peut être encore Tobjet de bien des études.
Pyrénées.
Jusqu'à ces dernières années, on considérait le versant français des Pyrénées comme dépourvu de terrain houiller proprement dit.
Le calcaire carbonifère est puissant et étendu dans certaines parties de la chaîne, comme dans TAriége, où il recouvre les riches mines de fer de Vicdessos, et dans la Haute-Garonne, sous la forme des marbres de Saint-Béat; mais il est généralement compris entre les terrains de transition et les calcaires supérieurs, et rien n'y dénote la présence possible de ces dépôts de combustible que nous avons pu rencontrer auprès de lui dans le nord ou le centre de la France.
Dans les Pyrénées-Orientales, la tradition rappelle l'existence de mines de houille à Prades, et Morand^ nous dit que l'abbé Soulavie, si connu des anciens géologues, lui adonné des renseignements sur la mine de charbon de Prades dans le Roussillon. Il n'y a pas de confusion possible entre Prades dont il est ici question' et Prades de l'Àrdèche.
Hais, si on examine la contrée, il paraît impossible d'y rien trouver qui s'accorde avec l'existence de mines de houille.
Jusqu'à présent, on n'a véritablement reconnu le terrain houiller que dans les Basses-Pyrénées.
Sa présence y fut constatée, en 4868, par la Société géologique de France, dans une de ses réunions extraordinaires annuelles.
Les membres de cette Société voulaient atteindre la Rhune dont les formes imposantes se voient de Bayonne, à l'horizon. Après avoir gravi la Petite-Rhune, ils virent, sur le flanc méridional, des tentatives d'exploitation faites sur un gisement d'anthracite. L'examen des lieux fit découvrir la présence de végétaux houillers, tels que des pécoptéris, des