Voir Lory. Géologie du Dauphiné
Le premier de ces dépôts s'étend sur une longueur de plus de 30 kilomètres, depuis Vallon dans TArdèche jusqu'à Bibauteaux environs d'AnduzCy et suivant la direction N. Ë.-S. O.^en passant par Fa^na^ (Ardèche), Barjac, Avejean, Ceylas^ etc.
A Barjac, la couche de lignite a 2 mètres de puissance ; le charbon y est noir et luisant. Il renferme 47 pour 400 de carbone, 55 de matières volatiles et 6 à 7 pour 1 00 de cendres. Les mines de Barjac fournissaient environ 2 à 3,000 tonnes de lignite par an.
Des travaux importants de recherche y sont aujourd'hui (1873) en cours d'exécution près de Saint-Sauveur.
Les mines de Ceylas, à proximité d'Alais, envoient aujourd'hui leurs produits jusqu'à Marseille.
Les charbons extraits dans l'Ardèche, à Vagnas, sont utilisés en partie pour la chaux da pays et en partie pour alimenter une usine d'huiles de schistes.
Les autres dépôts du Gard se trouvent dans l'arrondissement d'Uzès. Ils appartiennent au grès vert et reposent sur les calcaires néocomiens qui forment la chaîne de montagnes séparant ce dernier arrondissement de celui d'Alais.
On y connaît trois bassins principaux :
Celui de Montaran, circonscrit de toutes parts, sur la route d'Uzès à Alais, d'environ 1 ,000 hectares de surface;
Un second bassin, ayant son centre auprès de j9a^no/!s, paraît s'étendre depuis les environs d'Uzès jusqu'aux bords du Rhône. Des travaux importants ont été entrepris à Samt-yictor-Lacoste,etles lignites paraissent déjà sur le marché d'Avignon ;
Enfin un troisième bassin, situé au nord du pont Saint-Esprit, à Saint-' Paulet, exploité depuis un grand nombre d'années. Les exploitations de Saint-Paulet et de Saint-Julien ont été jusqu'à présent (1873) les plus importantes du département.
La richesse de ces bassins peut être représentée par une puissance de 4 mètres de lignite contenant 48 à 49 pour 400 de matières volatiles, 51 à 52 pour 100 de carbone et de cendres renfermant, suivant les couches, 38 à 40 pour 400 de carbone et 40 à 44 pour 400 de cendres.
Les chemins de fer aujourd'hui projetés donneront à ces mines une grande activité.
Ain.
Plusieurs gisements de lignites présentant souvent l'aspect de bois accumulés; à Priay et Varambon, une couche de 0,80 à 4 ",50, alternant avec des argiles sises dans un terrain d'eau douce supérieur à la mollasse marine, qui a donné lieu à quelques tentatives d'exploitations.
▼anelme.
On y exploite depuis longtemps plusieurs dépôts de lignite situés dans les arrondissements d'Orange et de Garpentras:
Les premiers, connus à Mondragon^ Piokw^ etc., appartiennent ao terrain crétacé et paraissent eorrespondre aux dépôts dé rarrondissement d'Uzës dans le Gard ;
Les seconds sont ceux de Miihamiii de Bamux^ de Saini-MmiMe- Castillan^ appartenant au terrain tertiaire d'eau douée.
A Mondragon on connaît deut couehes, Tuiie dite la Grandê^Minê de i^y^^ d'épaisseur exploitée jusqu'ici irrégulièrement, épuisée au-desiu8 du niveau des vallées, l'autro dite la Bohne^Mine de C^^W de puissance. On en extrait un charbon qui a donné à l'analyse 36 de carbone^ 48 de matières volatiles et 15 pour 100 de cendres. Il contient un peu de soufre et son pouvoir calorique est de 66,6^.
Les mines de Piolene sont les plus anciennement conauee. Leur découverte paraii remonter au dix*septième siècle ; elles furent concédées en l'an IX (1803).
On y exploitait deux couches, séparées par un banc de grès de 5 ^ 6 mètres, et ayant ensemble une puissance d'envift>p S mètres de bon charbon.
Les traces et les déblais des anciens travaux se montrent sur les flancs des collines de Boucquayran et de Saint-Fons.
Les travaux anciens très-devaloppés réduisent aujourd'hui Igs c})a|np$ d'exploitation, mais il est probable que le^ couches s'étepde|)t ;pas la plaine et qu'elles y offriront de grandes ressources si l'épuisemep^ des eaux ne présente pas trop (|é difiicuttés à surmonter.
L'atiàlyse a donné :
BooccpiaTraii. Saint-Fooi.
Halières volaUleSi • . . 4 . . • 6i,l tnfi
Carbone, i j « « . i ; 26,6 41^5
Cendres.. . • » é . . . . S2,3 fifl
Pouvoir calorifique4 • i 54,6 fS;9
Les autres mines tertiaires sont aussi exploitées depuis longtemps.
A Barroux^ on connaît une couche de 0,60, divisée en plusieurs veines par des lits de marne.
Les mines de Méthamis possèdent trois couches, ayant ensemble prè de 3 mètres d'épaisseur, d'un charbon d'excellente qualité, noir terne, léger et prenant un aépect terreux après avoir été exposé â l'air, il reu-
1. Deteripiion géùiogiquc du Vaucluse^ par Sclpion Gras, 1S62.