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ferme SO dç matières volatiles» 40 de obârbon et 9 pour 4 OG de cendres. Son pouvoir ealorifique fs^t de 66. On y travailla activetoent en 4873.
La mine dç CastiUan, découverte vers 1830, contient deux couches de lignite intercalées dans les parties les plus élevées des calcaires tertiaires qui ne sont aiigourd'hai l'objet qaià de travaux restreints.
Le lignite est exploité depuis longtemps dans l'arrondissement de Forcalquier, et particulièrement aut environs de Manosque.
On y travaille plusieurs couches d'uqe épaisseur yariant ensemble de 4 à 8 mètres, et situées dans la mollasse d'eau douce inférieure à la mollasse marine; elles appartiennent sm grand bassin tertiaire de Manosque» Ap( et Carpentras.
On en tire des qbarbons propres à la forge, ra cliawffage domestique, etc.
▼ar.
On y connaît divers étages de lignites qui ont donn4 Ueui jusqu'il pressent, à des exploitations plus ou moins prolongées.
Des indices de ce combustible se montrent, d'une manière irrégulière, dans le keuper, sous Bargemont et Saillant^,
Dans le terrain jurassique, il constitue une couche de plus d'un mètre de puissance, dans le quartier de Vescagne^ i Cau$$olt aux environs de Grasse^ etc., dont nous ignorons l'importance'.
Dans les grès verts, sous forme d'indices, aux environ^ du Beausset;
Dans la craie supérieure, à la Cadière^ k MaM«ngm$f à Sainf^ulienf aux environs de Brignolks^ au plan d'ilupi, etc.
A la Cadière, on a exploité pendant longtemps, et à plusieurs reprises* deux couches de charbon noir, h apparence de jayet et reposant sur les calcaires à hippurîtee*
Des lignites miocènes existent encore aux environs de Barjoh*
Enfin, à la partie inférieure du terrain tertiaire, ou à la partie sup^ rieure du terrain crétacé, se trouve le terrain d'eau douce renfermant les mines de Saint-Zaceharie, OUières, SaitU^Maximm^ Peirui^ qui appartiennent au môme niveau géologique que les mines de Fuveau des Bouches^du-Rhône.
La formation lignitifère de Saint-Zaccharie se cache à l'ouest sous les dépôts tertiaires qui se prolongent de la vallée de TEuveaune jusqu'à Marseille. On y a reconnu 7 couches, dont la puissance varie de 0*,50 A 9",50, dans un terrain généralement très-bouleversé.
1 • DtMetiptUm géologique du Var, pmr de VlIleDenre. 2. Ibid
De$ lignites de ces divers gisements ont été reconnus ou explorés dans une foule d'endroits: tels que Nans^ plan dFAups^ Saillani^ Saint- Maximinf Sahmes, Roques-Eiclapons^ environs de Touion^ OlltouUs^ etc. Des explorations nombreuses ont été faites en ces lieux et des travaux étendus ont été exécutés à Saint-Zaccbarie; mais pendant longtemps l'irrégularité des gttes, ou les difficultés de l'exploitation, n'ont pas permis qu'on en tirât un parti avantageux,
B»aeli€0-da«RliéBe.
C'est dans cette contrée que se trouvent les mines de lignite de Fuveau^ les plus importantes des mines de cette nature en France et exploitées même dans les siècles derniers. En 4 869, on y comptait vingt concessions occupant une surface de plus de 27,000 hectares.
On y a reconnu depuis longtemps 8 couches exploitables, ayant ensemble une puissance de 5 à d mètres. Le lignite qu'on en extrait a toute l'apparence de la bouille. De grands travaux sont'exécutés dans ces contrées, et l'extraction, qui s'élevait à peine à 50,000 tonnes il y a quarante ans, s'élève aujourd'hui (1873) à plus de 300,000 qui sont consommées dans les usines de Marseille, de Toulon, etc.
Héravlt.
Les principales exploitations de lignite s'y trouvent dans l'arrondissement de Saint-Pons et dans les concessions d*AziUanet^ Minerve^ la Caunette, Agel^ etc., dont lextraction était d'environ 4,000 tonnes par an.
Elles appartiennent au terrain tertiaire, de même que celles de l'arrondissement de Montpellier, à Lamotte^ Oupia^ Cesseras^ Saint-Paul^ Valmalle^ Saint-GUy-da-Fesc^ Mcntalieu^ etc.
Des gttes de lignite existent encore en un grand nombre de départements où ils ne donnent lieu, en ce moment, qu'à des extractions faibles ou nulles, soit à cause du peu d'importance des gttes, de la mauvaise qualité du combustible, ou de leur éloignement des principales voies de communication.
Tels sont les lignites pyritifères du Soissonnais, ceux des Landes, de la Charente-Inférieure, la Lozère, etc.
Les extractions les plus importantes sont celles des lignites des Bouchesdu-Rbône, du Gard et de Vaucluse.
VoarMères.
Les tourbes sont répandues dans un grand nombre de départements dont les noms suivent :
Ain, AimCf Ardermes^ Aube^ Alpe$ (^oim*), Alpes {Hautes-)^ Ariége,
Bauckes-du^Rkùne^ Calvados^ Cantal^ Charente^ Charente-Inférieure, Cher, Côte^ttOr^ Deux-Sèvres^ Doubi^ Dardogne^ Drùme^ Eure^ Furent -Loir, Finistère, Garonne {Haute)^ Gironde, JUe^t- Vilaine, Indre, Indre-et-Loire^ Isère, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Loire-Inférieure^ Loiret, Marne, Manche, Maj^enne, Meurthe, Meuse, Morbihan, Nord, Oise, Orne, Pas-de-Calais, Puyde--Ddme, Pyrénées {Basses-), Pyrénées (Hautes-), Rhùne, Saune {Haute-), Saunent- Loire, Sarthe, Savoie, Savoie {Haute-), Seine-Inférieure, Seine-et- Marne, Seine-et-Oise^ Sèvres {Deux-), Somme, Var, Vienne, Vosges, Yonne,
Les gisemenls les plus importants sont ceux de la Somme dont la puissance moyenne est de 8 à 40 mètres.
Dans Seine-et-Oise, les marais de l'Essonne et de la Juine ; à TEst les vastes marais des Vosges, du Jura et du Doubs ; dans la Loire-Inférieure les marais de Montoire et du Cadre; dans le Rhône, le marais des Échelles; dans Tlsëre, les marais de Bourgoing et de Vizille; dans les Bouches-du-Rhône, les marais de Fos entre Istres et les marligues ^
La production de la tourbe n'a pas sensiblement varié depuis quarante ans, malgré les efforts nombreux tentés pour étendre son emploi.
C'est ce qui résulte des chiffres suivants :
Production de la tourbe:
Tonnes 448,728 328,764
Valeur 3,522,094 f 3,352,749'
On y distingue plusieurs qualités de tourbe qui sont d'autant meilleures qu'elles présentent moins de traces des végétaux dont elles ont été formées.
A l'état brut, la tourbe est généralement impropre à un grand nombre d'usages et même à de longs transports, et on a fait bien des efforts pour en changer la nature. Sans parler de nombreux détails qu'on trouvera dans le traité de H. Bosc, nous dirons qu'on a tenté* :
i o D'enlever à la tourbe autant d'eau que possible; sans perte notable sur les gaz combustibles qu'elle renferme ;