‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 25 sur 194 · Carie géologique de U Frinee · texte numérisé non relu

Carie géologique de U Frinee

d'une distribution méthodique des matières minérales y sont déjà figurés avec un degré d'exactitude dont on a lieu d*étre surpris.

t^etldailt la majeure partie du siècle actuel, le géologue n*a été guidé, en France, que par la carte de MM. Élie de Beaumodt et Dufrénoy, qui ne parut qu'en 4841.

C'est Ulie gfdtide e^Uvre, asâutément, adeomphgnée d'an texte reihàrquable, oti obt été pËHlculièrement étudiés atec grand soin et avec les Idées du temps les dépôts hduillers de là France; Les dépôts métalliques concernfttlt lé éùivre, lé plomb, l'argent, délaissés par ritiddstrie sans faisoti téritâblèmenl légitime, n'y sont présentés que d'ube manière très^ générale et, on peut le dire sans déprécier le mérite d*un tel tratail^ très superficielle.

Après l'apparition de cette carie, ou à peu près pendant le môme temps, parurent des cartes départementales qui ne tenaient guère plus compte des gisements métallifères, et ce n'est qu'environ 50 ans après la promulgation de la loi sur les mines de 4840, que l'on en rit paraître quel(Jues-iii}es,' peu nombreuses, où les études de ces gisements ont plus partibullèremént fiié l'atterition de leu^s autetirst

Nous Toyons done que le travail des cartes géologiques^ d'une utilité si grande pour le développement de l'industrie minérale, ne date que de quel(|ues années.

L'absence de ces documents n'a sans doute pas nui au développement oes mines de faonille et de fer qui se trouvaient entraînées dans le grand mouvement industriel provoqué par la création des voles ferrées^ et qu'étudiaient un grand nombre d'ingénieurs; mais elle a été contraire, à un haut degré, on peut le croire^ à l'Intérêt des mines de plomb ^ cuivi'e, argent, etc;, qui, ainsi que nous le verrons plue loin, sont nombreuses en France, et n'ont presque rien produit pendant le coui'S de ce siècle.

On compte, aujourd'hui, environ 64 cartes géologiques pour 64 départements; mais nous devons remarquer qu'il en est beaucoup parmi elles qui, faites déjà depuis trente ans,tdevront subir de grandes modifieations par suite du progrès de la science.

Depuis 4868; en vertu d'un décret de l'empire, les ingénieurs de l'État travaillent à la constitution de la grande carte géologique de la France, et tout donne lieu de croire qu'ils produiront bn travail eomplet destiné h être d'une grande utilité ? mais il est permis de regretter que Vàn n'ait pas utilisé la bonne volonté et le concours des membres indépendants de la Société géologique de France qui renferme dans son sein tant d'hommes désintéressés et du plus haut mérite;

Les cartes publiées jusqu'en 4872 sont, je erois, les suivantes :

Carte générale de France , par Élie de Beaumont et Dafrënoy. . 1844

Département de l'Aisne, par D'Archiac 1843^ avec texte.

— ^ Haute-Marne I par GhancourtoiS et Duhamel. • 186! -^

éparlement des Vosges, par de Billy 1848, avec texte.

— Tarn, par de Boucheporn. < é • < 4848 —

— Corrèze, par de Boucheporn< .- 4848 ~

— Meuse, par Buvignier *.».*. 4845 —

— Ardennes , par Buvignier et Sauf âge. i . i . . 4844 —

— Maine-et-Loire, par Cacarrié * . . 4845 —

— Charente, par Goquand ;;.<*. 4859 —

— Haul-Hhin , par Delbos et Kœchlifl. ;....; 4867 —

— Seine, par Delesse ^ ; i ; ; ; * 4865 —

— Gard, par Dumas < ; 4845 —

— Pas-de-Calais, par Dusouich; . • * é i . » ; . 4851 —

— Doubs, par Résal et Royer, . ; , ; * ^ * i * . 4863 —

— Haute-Marne, par Royer et Barotte. .*.... 4865 —

— Seine-et-Marne, par Sénarmont < .-..».;< 4854 —

— Marne, par Sauvage et BuVîgnier. — —

— Ile-et-Vilaine, par Massieuz (Durocber) 4868 —

— Aveyron, par Boisse.. 48"?^ —

— Sarthe; par Triger 1835 —

— Kièvfe, par Ébray 4862 —

•^ Finistère, par de Fourcy w . 4844 —

— Vaucluse, par Seipion Gras ; . . • . 486Î -^

-^ Isère, par Seipion Gras. . i i .*..*... . 4863 -^

Loire, par Gruner -i ..-*..; . 4857 — •

— Côte-d'Or, par Guillebot de Nerville* - . * . i 4853 -

— Moselle, par Reverchoo * . . . 4868 -^

— Puy-de-Dôme, par Leeoq 4863 —

— Meurthe, par Levallois 4855 —

— Aube, par Leyraerie , 1846 —

— Yonne, par Leymerie et ftaulin 1858 —

— Dauphiné, par Lory 48W —

— « Briançonnais, par Lory i . . . , 4869 ^

*— Morvan, par Manès 4 . ; « ^ < .- « ; ^^ -^

— Nord, par Meugy. ... ^ ... i . 4860 —

— Eure, par Passy. . * . . . . ^ / i 1857 —

— Cher, par Bertera et Boulanger 4850 —

— Haute-Vienne, par Mallard — —

— Creuse, par de Cessac — —

— Allier, par Boulanger — —

— Ardèche , par Dalmas — —

— GftIvadoSf par de Gaofin^l /.#.«• «... « —

— Cantal, par Baudin , — —

— Charente-Inférieure, par Manès — —

— Côtes-du-Nord , par de Fourcy — —

— Var, par de Villeneuve ^ . . , * — —

— Seine^êt-Oise, par do Sénarmeut* . . . . ^ . . — --

— Drôme , par Gras^ i « .- . .- ^ . . < < — —

— Gers, par Jacquot — —

— Girondef par Pigeon • . . ^ • •' # — ^

Département de la Loire- Inférieure^ par Gailiaud 1850, avec texte.

— Loiret, par de Fourcy -— —

— Morbilian, par de Fourcy

— Cantal, par Rames

— Mayenne, par Blavier — —

— Oise, par Passy — —

— Orne, par Blavier — —

— Pyrénées, par Charpentier — -

— Haute-Saône, par Tbirria —

— Sa6ne-et-Loire , par Manès — —

•— Seine-Inférieure, par Passy 1832 —

— Savoie, par Favre — —

— Somme, par Buteux —

— Ariége, par de Mussy.. 1870

— Savoie, par Pillet, Lory, Vallel 1873 —

Sur ces 65 cartes, 36 ont été faites par des ingénieurs de l'État et les autres par des géologues sans fonctions administratives, soit avec leurs propres ressources, soit avec le concours des conseils généraux. Enfin, rappelons que le Bulletin mensuel de la Société géologique renferme une foule de précieux détails sur la géologie de notre pays.

En résumé nous voyons, et c'est là ce que nous voulions prouver, que si de grands travaux ont été accomplis dans le cours des siècles passés, ceux qui sont le plus en rapport avec le système rapide que la vapeur a introduit dans nos habitudes, ne datent que de quelques années et ne sont point encore parvenus au degré d'achèvement nécessaire.

Que les mines ont pu vivre dans les siècles derniers, quand elles trouvaient autour d'elles le bois des forêts qui les alimentaient, ou des voies de communication; qu'elles ont été, plus tard et en grand nombre, obligées de rester inactives par suite de l'absence de moyens de transport ou de la dénudation des montagnes, et qu enfin il reste beaucoup à faire encore pour compléter l'ensemble de ces forces productives qui puissent permettre de satisfaire aux besoins toujours croissants de la France.

Production minérale do la Vranco.

En 1869, la France occupait environ 98,000 * ouvriers pour les travaux de ses mines^ dont 84,000 étaient employés aux mines de combustible, tandis qu'en 4835 on en comptait à peine 20,000 pour les houillères, 4 ,600 pour les mines autres que les mines de fer, et 4 4 ,000 pour ces der-

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