‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 24 sur 194 · Les hoaillères en · texte numérisé non relu

Les hoaillères en

en moyonQfit C0 bassin, de 697,000 hectares de surface, reçoit une quan-r tHé 4Vf^U pluviale de 4,530,000,000 mètres cubes.

plus de la moitié de cette quantité d'eau est évaporée ou autrement utilisée par la nature ; fixais près do daux milliards do mètres cubes passant annuellemant au-depspus du pont de Roanne.

Cette immense quantité d*eau s'écoula d'une manière irrégulière et en ({Uelqqc sorta V^rroptiella. Pendant una partie de Tannée, la débit de )^ Loir§, k l'étiqgq, pe dépftMe pas 8()4,000 mètres cubes par Si heures, ^idans pai^taipfk moment^, coi^me dan^ les crues ordinaires, il atteint, d^ps le m0me tampst le obiffra de 345>600,000. Pendant la forte crue de 1846, il ^'élev^it h ^39,360,000, c'est-à-dire presque le tiers du débit de Tannée moyepn^. Il est donc facHa da comprendre que, par l'aKéeution da travaui^ exécutés daps les bAptes vallées du bassin de U Ivoire» on poyrr%i( op^rar dan retenues importantes analogues à l'étang desSettona» d^ns la Morvai), qui alimenta le canitl du Nivernais, et on parviendrait AJPfii à r^gqlariser la coi^ra de Ifi Loire , h augmenter le nombre de sea jpura da navigabilité, ^ ppQduira ain&i das réservoirs pour les irrigations et }§s cauAux ou Pbtanir la répartition de forces hydrauliques puissantes.

Cet exemple, que nous venons da citer, montra tout lUntérât qui s'at^tache à des études de ce genre et l'utilité immense qu'on en retirerait si on la4 fippUqniiit i^ux cours d*aaui^ de la France entière.

{i'él^v^tion croissante du prix de la bouille donna à ces observations

une importance incontastabla.

i^ volume daa eaux pluviales qui tombant dans chaque bassin peut être exprimé par le tableau suivant :

Seine 7,734,083 hect. 49,618,422,900 m. c«

Loire H,5U,666 76,150,509,400

Gironde 9,055,013 74,251,116,600

Rhône 9,866,643 94,733,128,500

Rhin 3,833,779 27,599,680,800

Escaut 324,401 2,014,324,200

Manche 4,515,129 38,121,032,000

Océan 4,941,736 40,522,235,000

Méditerranée. . . . 2,778,678 18,071,407,000

54,561,028 hect. 421,081,856,400 m, 0.

Snr ces 400 milliards de métras cubes , plus de 200 sont absorbés par diverses causes ; niais 180 milliards au moins rentrent chaque année à la mer. N'y a-t-il pas là une immense force hydraulique qu'il devient chaque jour de plus en plus nécessaire d'utiliser?

Reboisement des montagnes. — La question précédente se rattache encore à celle du reboisement des montagnes , qui a été commencé depuis

un certain nombre d'années. On se rappelle que , pendant la première révolution, un décret du Directoire, an YI, autorisa la ventp des bois communaux, etc. A la suite de ce décret , une grande partie 4es montagnes dQ la France, comme les Alpes, la Lozère, les Pyréuées a été déboisée; des prairies ont pris la place des forêts anciennes et les eaux sont devenues torrentielles, tandis que le climat devenait plus âpre. Au point de vue du maintien des eaux, ce reboisement est d'une utilité reconpue, mais il l'est encore à celui des raines, qui y trouvaient j^dis et leur combustible et les l^ois nécessaires au soutènement des travaux; plusieurs d'entre elles ont été suspendues ou sont restées inactives par suite de Timpossibilité de se les procurer.

Chemim de fer^ — f Le premier chemin de fers comme les premières maobines à vapour, a été fait pour les mines, et c*est à Tinduatrie minérale, on peut le dire hautement, que revient l'honneur du mouvement colossal et merveilleux que nous voyons s'accomplir aujourd'hui dana le comnierce et dans l'industrie du monde.

Le premier essai de chemin de fer fut tenté ^ux mines de Neweastle, dans le dix-septième siècle, par un Français oublié, Beaun^ont, et ce n'est qu*à la fin du dix-huitième siècle que l'application définitive en fut faite» C'est & peu près vers le même temps que l'on essaya la locomotive

au mqyen de la yapeur.

Bn 1804, en put en voir une fonctionner, à Neweastle, sur une voie de fonte , préluda de eelles qui doivent marcher un jour sur des voies d'acier.

|!p <S90, 3tephenson et un Français, Marc Séguin, trouvent la véritable solution du problème et transforment en fait accompli ce qui n'a-* vait été jusqu'alors qu'à l'état de question ; à partir de ce moment comnience l^ grande transformation des usages et des habitudes, e| l'on verra bientàt ce que peut produire la puissance du crédit et des associations.

Le tableau suivant nous montre que les chemins de fer sont de création toute récente, et en y faisant connaître quelles sont les nations qui les premières en comprirent Timportance, comme en y établissant les rapports entre la longueur des chemins effectués et le nombre des habitanta, pous donnerons en quelque sorte une appréciation du degré industrie} de chaque peupla*

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En France, les premiers chemins de fer furent destinés à desservir les exploitations houillères de Saint - Etienne d*abord , d'Épinac et d'Alais à Beau* Caire ensuite en 4833.

C'est à partir de 4835 que rimpulsion fut donnée. Depuis cette époque, ils ont été développés sur une grande échelle , et ils sont appelés désormais à pénétrer] jusque dans les gorges des montagnes et à concourir, avec les chemins vicinaux, à atteindre les lieux les plus reculés, à y porter la vie industrielle comme à y diminuer le poids deraccroissemeut de la main-d'œuvre ou celui des exigences des temps présents.

Au 4" janvier 4872, la France possédait 4 7, 4 ai kilomètres de chemins de for en exploitation et 25,4 *} 3 kilomètres de lignes ei construction ou décrétées.

Machines à vapeur. — La première machine à vapeur établie en France fut appliquée sur les mines de houille de Littry (Calvados), en 4749, où elle servait à l'épuisement des eaux. Il a fallu trois quarts de siècle pour régulariser, chez nous, l'emploi des appareils qui devaient prodigieusement activer la plupart des industries et

coopérer dans une large mesure à la révolution industrielle qui se fait de notre temps et sous nos yeux.

C*est en 4846 que le nombre des machines à vapeur a commencé à s élever, et, dans toute la période comprise entre 4749 et 4820, on n*en comptait encore que 65.

Uélan fut donné réellement vers 4830 et 4835, pour ainsi dire au moment de la création des chemins de fer, et , à partir de cette époque , le nombre des machines fixes ou des locomobiles employées dans les départements français , comprenant aussi les machines de toutes sortes, va constamment et rapidement en s'accroissant , comme le montrent les chiffres suivants :

Machines en 1820. . . 93, force en chevaux. . . 4,448.

C'est-à-dire que le capital engagé dans les machines à vapeur, qui pouvait être d'un million à un million et demi en 4820, s'élevait à plus de 700 millions 50 ans plus tard, et la force des 800,000 chevaux-vapeur que développaient ces machines à cette époque aurait été à peine remplacée par le travail de seize millions d'hommes.

Jusque dans ces derniers temps, les machines à vapeur étaient soumises au système de tutelle qui s'est étendu trop longtemps sur la France, au grand préjudice de ses intérêts, et elles ne pouvaient être établies qu'en vertu d'une autorisation préfectorale et sur le rapport des ingégénieurs des mines.

Ces formalités sont très-amoindries parle décret de 4865, en vertu duquel tout le monde peut établir une machine à vapeur après une simple déclaration au préfet du département.

Cartes géologiques. — La France ne possède pas encore de cartes géologiques pareilles à celles que l'on peut admirer en Angleterre, aux États- Unis, au Canada, en Autriche, etc.; mais, néanmoins, elle a une carte générale d'ensemble et un certain nombre de cartes départementales d'un grand mérite.

Les premiers travaux de ce genre datent de la fin du siècle dernier, et,| malgré le talent ou môme le génie des hommes , tels que Lavoisier, qui y ont mis la main, ces travaux, incomplets d'ailleurs, se ressentent de l'état peu avancé de la science.

En 4664, une petite carte géographique de la France était publiée par l'abbé Coulon, dans un ouvrage spécial destiné à l'hydrographie ; les traits les plus généraux, dit M. Éliede Beaumont', et les plus simples

la Ànnaleë du commerce extérieur,

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