‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 47 sur 194 · Dcsplne · texte numérisé non relu

Dcsplne

La production, de 18U à 4832^' a été de :

3,401 kilog. argent, 4,471,018 — plomb, 66,417 — litharge.

M. Despine estimait à 80,935 mètres cubes la partie exploitée jusqu'en 4850, sans comprendre les galeries de service ou autres ouvertes dans la roche stérile.

En 1828, on y découvrit de longues galeries, faites avant l'invention de la poudre; elles recoupaient le gtte sans s*y arrêter. A la fin de la même année, on en avait déjà déblayé une longueur de plus de 600 mètres. Ces galeries, dont on ne comprit pas le but au moment de leur découverte, étaient sans doute destinées à aller atteindre d'autres gttes dont on ignorait tout à fait Texistence. Leur rapprochement, avec la constatation faite en quelques points, de cuivre gris argentifère, donne lieu de croire qu'il existe dans ces montagnes des filons inconnus, peutêtre plus importants que ceux que Ton y a exploités depuis soixante ans.

Cette opinion est d'autant plus vraisemblable qu'en 1861 on reconnut, à 400 mètres au nord-est du filon de Macot, un autre filon de 2 mètres, plus riche en plomb et renfermant encore du cuivre gris qui devait accroître la teneur en argent.

Il y a donc lieu de supposer que, pendant bien des années, les travaux ont été concentrés sur un seul gisement, mais qu'il y a encore bien des études à faire.

La mine de Macot fut abandonnée, comme celle de Pesey^ en 1866, et les minerais étaient fondus à la fonderie d'Albertville.

Fonderie d'Albertville. — Les minerais des mines royales, et spécialement ceux des mines de Pesey et de Macot, furent fondus, pendant longtemps, dans des établissements rapprochés des mines; mais, après 1792 et sous l'Empire, le nouveau directeur, M. Schreiber, obtint de faire changer la destination de la saline de Conflans et de la transformer en une fonderie, construite de manière à pouvoir devenir une fonderie centrale pour toutes les mines plombifères de la contrée : ce fut la fonderie d'Albertville. Elle a fonctionné de 1813 à 1861 . De 1861 à 1867, elle servit d'entrepôt pour les schlichs de Pesey et de Macot, qu'on expédiait alors à une fonderie nouvellement établie à Vizille par la Société Franco- Savoisienne, et plus tard à l'usine de Saint-Fons, sur les bords du Rhône. Depuis 1867, l'usine d'Albertville resta sans usage, et l'usine de Vizille, déjà éteinte en 1863, a été transformée en une fabrique textile.

Il n'est pas sans intérêt de rappeler les prix do revient des minerais

1 Mortillet.

de Pesey et de Macot de 18« à 1850, d'après M. Despine, pour < 00 kilos de schlick rendus à l'usine.

Ces prix de revient étaient, pour Pesey :

Extraction de 1000 kil. minerais. . . , |8» 21

Extraetion aux 1 00 liU. aclilick 84 22

Lavage de 2Sjl ktU minerais 14 15

Transport à AlberlTille 2 50

Coût de 100 kil. de icblick 50 87

Pour les minerais de Macot :

Extraction de 1000 kil. minerai 6^ 17

Extraction anx 100 kil. scliliek 29 53

Lavage de 491 5 kil. minerai 10 60

Descente à AlbertYlIle 2 83

Coût de 100 kil. schlick ^ 42 46

Frais de fonte aux 100 kil. schlick S 61

Frais généraux. 6 35

14 86 Produit moyen par 100 kil. à la même époque. . 63 81

D*après M. de Mortillet, en 4855, les frais ont été répartis de la manière suivante : «

Peiey. Macot.

Extraction..... 24,00 20,00

Lavage 6,80 7,70

Transport... 2,50 2,32

Fusion 9,67 9,67

L'examen de ces chiffires fait voir que, sans tenir compte de Texistence probable d'autres filons, il serait possible de modifier sensiblement les conditions économiques de ces mines, et que probablement, et sans beaucoup d'efforts, on pourrait les sortir de Tétat d'inaction dans lequel elles se trouvent. Rappelons, enfin, que les chemins de fer doivent atteindre prochainement le pays d'Albertville.

JUines de Saint-Jean-de-Maurienne. — Situées auprès de Saint-Jean^ à peu de hauteur au-dessus du niveau de l'Arc et sur la rive gauche de ce torrent, ces mines, que j'ai eu occasion de visiter il y a quelques années, sont ouvertes dans des schistes talqueux et micacés. On en exploita une de 4829 à 1847. Le minerai ayant totalement disparu aux avancements, elle fut abandonnée.

Plusieurs veines métallifères ont été aussi explorées dans la vallée de

r^rc } mais, à part le^ rpcberch^s pratiquées à 1^ tf^i^e 4es ^rraziru^ ces explorations n'ont produit aucun résulta|i sati^fj^ij^ApI^

Mine des Sarrazim. — Elle est située sur la commune de Modane, où Tient déboucher le tunnel du Hont-Çepi^, k ime très-grande élévation, et à 5 heures environ de la route d'Italie ou du cbemia de fer. Non loin d'elle se trouvent des excavations anciennes^'COjDuafi sous les noms de mines des Herbiers^ de Replane et des Côtes,

Les mines de pette contrée paraissent ^vQff ét^ traff^illées fort anciennement, ainsi que leur nom l'indique, mais notamment depuis 4748. Vers la fin du dix-huitième siècle, une Cgnip^nie lyonnaise en traitait les minerais à une usine construit^ au village dp Fou|rnei^u.

L'agitation révolutionnaire et la prégtïQp 4^ 9$s|gn§t$ en firent suspendre les travaux, et en \ 849 la direp^jpp 4^P ipipe^ rOT9)es les fit exploiter. Il fut reconnu qu'elles pouvaient (ionRiBf lieu à iihb exploitation avantageuse, et on y envoya des ouvriers ^\xq l'abandon de la mine de Saint-Jean-()ç-A|aurienne rendait 4i$pon|blps.

Cette mine fu^ concédée en 4853 et cédée plus ^d à la Société Franco- Savoisienne, qui Tabandonna en 1861.

Les travaux de 1849 ont fait reconnaître que le minerai consistait en une galène à grains fins, disséminée dans une couche de schiste noir encais^éQ dqps un schiste que l'on rapporte au terrain anthr^çifère.

Les travaux anciens y formaient trois régions dont la plus élevée avait été l'objet des travaux les plus étendus. Dans chacune de ces régions on avait poursuivi la veine métallifère sur une longueur de plus de 200 mètres, sur environ 60 mètres de hauteur.

Le minerai brut rendait plus de minerai bon à fondre q^e celui des mines de Pesey et de Macajb.

Il donnait 45 à 20 pour 400 de schlick rendant 70 pour 400 de plomb et 2^50 d'argent aux 1,000 kilos de plomb (Despine).

PpUf pette mine, copiine ppur celles ^w\ ifiou^ venops de parier, les transports des gaiDeraiç put donné lieu à de grapdep difijcultés, et ^î ^^\ prob^^le ^ue c'pst là un^ des gr9n4i^s P^u^ps des ^b^P^QV^ f)Me nous venpqs de ppnstatev. Ces çircoQf>tanpi9s p^raissepj; jpp4i(iée^ ^ujour? 4'hpi, pojir \^ jdjine d^§ ^aff^^ins comine pour pejles quj pe trquypnj dans les environs, en raison f}p la proi^ii^i^é ^n chemjn de fep pt (Ip voir sinage d'abondantes mines d'anthracite que l'on exploite à Saint-Michel et aqx enyironç,

Routiers. — Des filpns 4p PPiyr^ m'ont été signalés aux pnvjrpns de ce pays pap l'un des puteurs de )p Carte géologique de la Savoie, M. T^bbé -Vallet, et ces filons parai^spnt dignes 4'atteption.

Val(ée de I^Arye. t- I^es mines de la vallép dp TArve, situées dgip^ les

nf ODlagnes escarpéjBs poipp^rlafis pntre Valofpfpe p( 1» variée 4e WpnQ^ie, ont été travaillées à des époques diverses et dans 1^3 t^(np$ les p}us jri^ cuIéS: Lf^s ^Qçumi^n^ éc^ts les pl^s ^nciep$ qi^^ |*pp pos^94!; ,à l^ur é^ard i^fimç>n\pn% à 4 iQI , i)u^f)(| pum^pipe de la Q^yoire, prieRF 4e Cb%monix, en fit concession.

En 4520, le chapitre de Sallanches, devenu seigneur de Chamonix, fit exécuter sur les mines de Servoz, et à plusieurs reprises, des recherches qui furent interrompues plusieurs fois par suite de l'absence de bénéfices. Toutes ces mines furent ensuite louées successivement à plusieurs Sociétés qui renoncèrent à l'exploitation faute de fonds suffisants.

En 478^, une Société française, qui comptait parmi ses membres des noms tels que ceux de la Tremouille et de Croy, etc., après des recherches sur de nombreux gisements et qui coûtèrent plus d'un million, réduisit ses travaux à ceux d'une seule mine, la mine de Sainte-Marie, en 4794. d'où elle tirait plomb, argent, cuivre et parfois antimoine.

Cette exploitation dura jusqu'en 4814, quand les événements politiques vinrent porter le dernier coup à une situation déjà languissante.

Bien des recherches ne furent pas sans succès, mais des frais généraux énormes pesaient sur l'entreprise et des dépenses exagérées absorbaient les bénéfices que Von aurait pu faire *.

Les minerais étaient traités à une usine construite au Bouchot^ sur les bords de la Dioza.

JUme^ du fpr^^df.— Elles âoii)|i|pBt 1^ vallée de Seryoz e} §pfî^«i^ée« a 2,000 mètres au-dessus du niveau de la mer, d^^s la c)f^lne 4k Bf^ yent. Dr y * «plq^é fjep^: ^]q^^ de cuivrç, pjftpjb gif ?rgppt, tr^vprs^nt

ji prpfnier aypit une g^pgue 4e qi^^rtf e> baryte ^ produisait ^^ ipir nerai rendant 15 livres da cifivr^, JQ 4^ plpmb et 4 gqfçe ^/2 argent au quittai (48 kilos]. S^ dii^c^pn ét^i( sur ^a neuf ^^ure8pu |S. p.r§. E., G\ çon inpljnaispp 4e 70» à l'O- On y av^ft pratiquié peuf gjilpries,

Ip seçpnd, parallèle au pr^céjient, fpumissaifi p(?ft 4p ffineriti ^p plofflf) srpentiftre^ et p^rtipulièrppient des pyrjfes cuiyreusfBS, des pfT rites auri£Bres, 4u cuivre aptjqfPDif ) > dp V^fpJit Tf^e»^ ^t 4^ H f^h lipsite.

Les travaux qp'op y avait ouvert étaient çppijïj^ ^ouq le nqjp de min^ de la Sourde.

CfBttfi m^me mpptegpe renferine encore plusieurs plpns d'9p(|fpqipe.

jCes miqes, dit M. Le^yec % ont tpujpprs ^^ ppnsi4éréps coiçjftp ripjie^, ^^n^§>le^r Sf^nH» éii^^U9^ IÇJ l» Pberjé ^p$ |r?ps§ort? 01)4 ml pi iç^ir déT

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