‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 46 sur 194 · Despinc. Mémoire lur les mines de Pesey. ir · texte numérisé non relu

Despinc. Mémoire lur les mines de Pesey. ir

Les mines de Pesey et de Macoi ont produit, de 1803 à 4814, une valeur de 2,200,000 francs.

De 18U à 1850, les trois mines réunies de Pesey, de Macot et de Saint-Jean*de-Maurienne , rentrées sous l'administration des rois de Piémont, produisirent :

17,484 kilos d'argent, 7,359 tonnes de plomb, 388 tpnnps de litharge.

D'après les comptes de M. l'inspecteur Dépine, on voit que le produit moyen de iOO kilos de minerais mélangés et divers a été :

De 1803 à 1814, de 151 grammes d'argent,

66 de plomb aux 1 00 kilos.

De 1844 à 1850, de 133 grammes d'argent,

58,88 de plomb.

Après 1850 et quelques années plus tard^ Us naines de Pesey ^ aomme celles de Macof^ furent exploitées par une société dite Fr^ncfi-Samisknnet formée en 1S54, et qui trayaiUa jusqu'en 1866. A cette époque, toutes ces mines furent abandonnées» jcomm0 eUes le sont encore aur jourd'huien1873.

Gisement de Pesey. — Il consiste en eoiicbes dans des schiste^ luisuats ayant toute l'apparence de stéaschistes , mais que les géplogues rapportent au terrain anthracifbre métamorphisé.

Le minerai y est disséminé dans des veines généralement parallèles aux couches de i^ montagne, ayant une direction de VEsi à l^Ouest et une puissance variable de un à plusieurs mètres. Il consiste en ga}^ne associée à de^ pyrites et quelquefois de P^ntimoine, dans une gangue de quartz et de baryte sulfatée, accompagnée de sulfate de et}aux et de chaux carbonatée.

Les travaux exécutés pendant près (l'un siècle s'y étaient développés sur une longueur de 820 mètres, 90 en hauteur et sur upe épaisseur va* riable de 1 à SO mètres.

On y pratiqua plusieurs galeries d'écoulement dont Pane, de 1 ,800 mètres, fut exécutée, de 4760 à 1780, à 90 mètres au-dessous de Paffleurement. Cette galerie a desservi longtemps l'exploitation, qui s'est développée en profondeur et au-dessous d'elle jusqu'à ce que les moyens d'épuisement fussent devenus insuffisants.

Les travaux opérés par la Société Franco-Savoisienne ont eu principalement pour but de tirer parti des rebuts et des scories anciennes, et à ( ette époque les ouvrages inondés n'ont pas été épuisés.

D'après M. Despine, la mine se poursuivrait dans les profondeurs avec les mêmes caractères qu'elle possédait duns le cours des travaux»

et il suffirait d'y applique^ das moyeùs 4'épui«pment plps ^pergiques, à l'aide d'une machine à vapeur, pouf être en mesure d'extraire les grandes quantités de minerai existant au-dessous des anciens ouvrages.

L'anthracite se trouve à 3 kilomètres de la mine, et peut-être qu'il pourra désormais suppléer, dans une certaine mesure, àws le traitement même des minerais, à Tëloignement des cQmt>M6tibles employés jusqu'à ces derniers temps, éloignement qui dut être Ti^ms des prinpf-' pales causes de l'abandon de ces mines.

Mous devons ajouta que le minerai extrait i)e don^flît» mpy^^^r; ment, que 4 à 5 pour iOO de schiick, 6$ piour f 90 de plQn^)> tenap( i/ftOd d'afgeoi.

Des recherehes feites aux environs de la mine d^ Pe$f»y, k Saif^t- Victor, aux Chavmeite»^ au MùtUeu^ pi^t mis à ou d0s y^ipp^ de gîf)èn/s ^\^p l'on considérait comme ui^e nouyelle source de rûcb^sse et d'^vepir.

L^ minerais ont été longtempjs fondus sur plf^^e; fu^is, sous )>dmiaîs^tion de 11. Schreiber, op les transporta i )^ j^depi^ 4'A|l}ertyiI(§ dont nous parlerons plus bas.

Min» de Maê(4, — Située dans la montagne de la Pl^gpet si^r la rfve gauche de Pfsère, à %A kilomètres de Moutiers, eatto wipp ^rt situjSe 4 2,020 mètres au-dessus du niveau dç la mer.

£lle fut travaillée très-activement, et peut-être au tenips d^a Rop^ajns ; mais les renseignements qui s'y rapportent ne mnnt^pt PM ^ 4^)^ 4/9 U62.

En f^M, dee recherches furent dirigées sur de9 cuivres gris di^éminés dans un filon de quartz de i mètre de puissaQc^; m^ia tous }e^ travaux faits à ces diverses époques restèrent oubliés jusqu'en 1807, quand on en fit de nouveau la découverte.

Les travaux dirigés par M. Schreiber se développ.èpent particpl^è^^ ment sur des veines analogues à celles de PiSfi^y, presque verticales pt insérées comme elles entre les couches d'qn «chiate talqueifx.

La puissance de ces veines est variable, n^is e\}§ ^ att^in^ quelquefois M mètres.

En 48M , les travaux occupaient une longueur de ÇJIO ml^pf^, ^pr 4^p de hauteur et une épaisseur moyenne de 40 m^ivf^f g^ \^& h^av^u^: jnfévieara montrent que le minerai se poursuit ip4.469i^^P^ da^s )a p|ro.londeur.

Ce minorai consiste en galène à gr;ii04 Ïïm i^^ mt^ e^m§ 4^ quartz d de chaux carbouatée. Il reodait mj^yppujôinept ^,^38 pour fOO de scblick bon à fondre, qui fournissait iS5 pmr |00 4e plopb tepant 4/iOO^ on âôO grammes d'argent aux 40Q kilos ^

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