‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 59 sur 194 · Suaiitlquê de riêèrt · texte numérisé non relu

Suaiitlquê de riêèrt

Demoiselle^ que l'on considérait comme une mine d'or. Cette mine, dit M. Lory, est située dans un granité à grains fins; elle est l'objet de égendes fabuleuses. Le minerai y consiste en pyrites de cuivre aurifère. Le gl(e est à une très-grande hauteur, et le] minerai, ajoute M. Lory^ parait peu abondant.

La Cachette. — Situé dans la même partie de la chaîne des Rousses, le filon de la Cochette, connu depuis longtemps, fut découvert de non* veau en 4804. Il est encaissé dans les calcaires magnésiens, dont l'épaisseur est assez limitée et qui reposent directement sur les gneiss. Suivant M. Lory et M. Gueymard» ce filon pourrait acquérir dans ces dernières roches plus de puissance et de régularité, et il pourrait être utile de l'y chercher.

Le minerai consiste en cuivre pyriteux et en cuivre gris argentifère. On en a analysé quelques fragments qui renfermaient une valeur de 48 francs d'argent aux 400 kilos ^

Cette mine a été l'objet d'anciens travaux dont on ne retrouve aucun souvenir, ni dans les traditions, ni dans les documents locaux. D'après les Mémoires des intendants, écrits en 4698, sous Louis XIY, on y voit qu'elle fut travaillée à cette époque et bientôt abandonnée comme toutes celles de la contrée k à cause de la difficulté des chemins des montagnes où elles se trouvent et de la rareté des bois à portée des mines. > A cette époque, les routes actuelles n'existaient pas, et les chemins dans les Alpes devaient être dans l'état le plus déplorable.

On essaya encore d'y travailler vers 4 838 , mais ces nouvelles tentatives furent abandonnées par les mêmes raisons qui suspendirent tous les travaux de la Société des Hautes-Alpes.

Plan des Cavalles. — Nous signalerons encore^ d'après H. Gueymard» dans la chaîne des Rousses, le Plan des Cavalles, où se trouvent aussi des exploitations anciennes antérieures à l'usage de la poudre.

Les déblais renferment des cuivres carbonates platinifères.

Presque toutes ces dernières mines ont un accès beaucoup plus naturel du côté de Yaujany que de celui d'Huez et du Bourg-d'Oysans.

Mine du Molard. — Cette mine, située dans le vallon de l'Eau-d'Olle , fut exploitée pendant quelque temps par M. Schreiber pour la fonderie d'AlIemont. Le minerai y rendait 60 kilos de plomb pour 400, 422 à 286 grammes d'argent et 2 grammes 25 d'or aux 400 kilos. Il parait que ce minerai était peu abondant, car les travaux y furent bientôt abandonnés.

Mines d^Oulles. — Aux environs d'AUemont et sur la rive gauche de la

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