‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 66 sur 194 · I. Ltody, trcfaivbto, à Gap · texte numérisé non relu

I. Ltody, trcfaivbto, à Gap

destinée à aller recouper les filons et à les atteindre dans la profondeur, quand ces travaux furent à peu près suspendus; en 4869, au moment de la visite que nous fîmes dans la localité, on poursuivait seulement, et d'une manière peu active» la galerie d'écoulement.

On avait construit au hameau des Roux un atelier de préparation mécanique important, animé par les eaux de la Severaisse, et muni d'un grand nombre d'appareils tels que round-budlers, concasseurs à mâchoires, cylindres-broyeurs, caissons, etc.

Les minerais étaient amenés à cet atelier par des chemins de fer inclinés sur la pente de la montagne sur une longueur de plus de 500 mètres.

Les produits du lavage ou du triage étaient expédiés en Angleterre. Des analyses dignes de foi ont donné une teneur variant de 4300 à 4800 grammes d'argent aux 400 kilos de cuivre.

Lorsque l'on examine tous les travaux exécutés jusqu'à 4869 en ces lieux, on croit voir que les exploitants ont eu principalement pour but d'extraire les minerais les plus voisins de la surface, et d'en tirer promptement un parti. Us sont descendus dans le gtte du haut en bas comme faisaient les anciens et ont absorbé en constructions un capital considérable. A moins d'une richesse exceptionnelle du gisement ou d'une trèsgrande facilité d'exécution du travail dans la mine, ce système devait, ce nous semble, conduire bientôt à la suspension des travaux. Il n'en aurait probablement pas été de même si l'on n'avait construit que l'atelier absolument nécessaire et si l'on avait procédé aux travaux par l'exécution d'une galerie d'écoulement, mais il aurait fallu avoir la patience d'attendre.

Nous devons ajouter que la dureté des roches à traverser fut peut-être un obstacle, mais aujourd'hui les difficultés de cette nature sont singulièrement amoindries par l'emploi des matières explosives nouvelles et des perforateurs, et si l'abandon de ces mines a persisté jusqu'à ce Jour^ ce que nous ignorons, il est permis de croire qu'elles pourront être reprises avec plus de bonheur.

Dans les gneiss qui forment le fond du val Godemar, au-dessus du village de Clôt, on connaît plusieurs filons de galène à gangue quartzeuse, peu argentifères, tels que les filons de la Chauvetane et de la Tourne. Ces filons ont une apparence satisfaisante, mais ils sont situés à 2600 mètres d'altitude et leur accès est très-difficile.

Au-dessus du village de Rif-du^Sap le gneiss est traversé par des filons nombreux et puissants que leur blancheur fait distinguer de loin. Ces filons sont quartzeux et barytiques, et ils renferment de la galène et du cuivre pyriteux.

Des filons ont été explorés aussi dans ces dernières années et à plusieurs époques aux envir<Mi8 de la Chapelle et dans le vallon de Navettes^ tel» que les filons du Pendillon. Ces derniers conûatent en deux filons

paralIMes aux feuillets da gneiss» séparés par un n^tre de cette roche. Lear direction est 0. 45 N. lis oepréseateot S i 3 mètres de puissance de minerais de boocard.

H. Lory cite encore le gîte de VÉdiailtam. C'est un filon-^^ouclie de quartz métallifère avec pyrite de 1er et pyrite de cuivre courant parallèlement à un dyLe de spîlite.

Enfin» toute cette contrée eeft traversée par un grand nombre de filons fort étendus, et si quelques-uns d'entre eux sambleot susceptibles d'une exploitation fiructueuse» il en est beaucoup d'auiares, d'après M. Lory' qui a donné bien des détails sur ce qui les oumoeme, où l'on rencontrera toujours des obstacles réels à surmonter à cause de leur grande élévation et de la difficulté des transports. Le val Godeinar présente néanmoins le plus grand intérêt au géologue et il pourra ôtne utile au mineur prévoyant et économe.

{Sisement d» Chopem.^^ Dans la vaUée de Ghampoléon, presque parallèle à la vallée du val Godemar, se trouve, anprès du Ghatelard, le gUe conmi sous le nom de gtie du Cbapean, dans fat concession de ce nom.

C'est, à proprement parler, un glle de contact situé entre le granité et les d<domies du lias.

Les minerais y consistent en cuivres argenti&res très-riches, imprégnant les dolomies. Ce gisement avait depuis longtemps fixé l'attention, mais, suivant IL Lory, les recherches qu'on y fit n'amenèrent la découverte d'aucun fihm régulier, et elles lurent bientôt abandonnées. On n'y travaille pfais dqinis plus de vingt ans. M» Gœymard a constaté la pré* sence du platine dans les minerais de ce gtte.

Méœ deia Fianm*. Cette mine nst signalée dEOïBlesamcimumÙÊéralegisies comme ayant été travaillée pendant plus de 40 ans. £lle est située dans Ifi canton de Perret, arrondissement de Gap. D'après ML Ladoucette*, c on y a autrefois exploité du iplomb argentifère, dont on prétend que la « mine a été mal attaquée, conduite sans soopiraux ni galerie d'écou* c lement; s d'après M. Gneyoïard (avdiîves de Gap), on voyait m 4822 les vestiges de trais galeiies ouvertes danslecaleaire^ et on ne distingue rien qui indique les traces dn gisement On traitait ce minerai sur place« et l'on voyait encore les soariesncbes en plomb. On a tenté de reprendre ces mines en ^ 849, au quartier de la Aouiiie-ibniM. (Quelques fouilles y furent ouvertes, mais an les abandannn bientM après, par suite, dit^n, de difficultés sonrennes nnlre les mtéreasés. Depuis cette époque il n'y a pins rien été fiut.

L Géologie du Dauphiné»

1. ItenseignemBiitB eoiinimiA<itiéi pirV. Inadj, ardUiMe i*6tr>.

emùxms de Vhilk. ~ Si, après avoir parcoani les hautes logions du Dauphiné, nous descendons le cours de la Romanche en nous rapprochant de'Vizille» nous traversons une contrée fortement accidentée, presque «ntiàrement^UMaposëe de schistes talqueux et amphibolîques recoweffts en certains points par les calcaires du lias.

C'est dans cette partie que se trouvent les concessions des «fiutjtes de Séchiliennes, de Sqppey^ de Pierre Housse^ de Laffrey.

Ces concessions renferment de nombreux filons tenant de la galène, du cuivre pyriteux et du cuivre gris argentifère; mais c'est particulièrement la blende qui paraît j abonder le plus, associée souvent à une gangue de fer spatlMqae, comme duos les filons de Monijean et de Mëzages.

On y a fait des travaux dans des temps assez éloignés et, dans ces dernières années, la plupart de ces gisements ont été l'objet de recherches assez nombreuses sans que les résultats aient été satisfaisants.

Mine de Laffr^. — Nous n«us rappelons avoir vu, pendant qu'elle était encore en activité, l'asploitation du gisement de Lafirey, situé au sud de ce pays et près dm lac du mfime nom. Le gisement qu'on exploitait un peu en contre-bas du niveau du lac présentait la forme d'un puissant amas quartzeux ayant plusieurs mètres de puissance et renfermant du fer apathique, un peu de galène et beaucoap de blende blonde.

Nen loin de là, la calcaire qui recouvre le gneiss est traversé par des filons de blende rouga ou jaune dont plusieurs prennent la forme de filons-couches ou s'y ramifient en une multitude de petites veines, de telle sorte qu'en divers points la ro<Ae se trouve comme imprégnée de bl^de, ainsi qu'en peut le remarquer au gKe de Lapefraire. Un autre gisement, celui àiàhALongeroUe^ se présente sous forme de fente verticale ou de filon*

Avec ce dernier minerai on rencontre de la galène» du fer ocreux et de la calamine.

Un atelier de lavage, ptiéparant les minerais extraits sur les bords du lac, était établi piès de laffrey et auprèis de la route de Lamure à Grenoble.

Lesmineraisde ces localités ont été transportés pendant quelque temps à l'usine de ViziUe où on traitait les galènes et les schlicks de Fesey et de Màcot, dont nons avons 4^ parlé et qui n'existe plus ai;go«rd'huL

Les montagnes de TaiUefer, LavaUens et d'Eniraigtjies renferment de nombreux filons de galène que M. Lory, qui les a visités, regarde gêné- ^ ralement comme pauvres. Parmi ces gisements nous citerons le Filon de Brousiier. Il est situé sur une des crêtes de laillefer, il est à peu près vertical; sa puissance dépasse un mètre. C'est un filon iMirytique renfermant de la galène à grains fins, peu argentifère, qui passe sans transition des schistes talqueux dans les calcaires du lias.

Les travaux d'exploration qu'on y a ouverts ont donné lieu de croire qu'il se rétrécissait en descendant.

Ruines de Séchilienne. — On y connaît un filon principal dit filon des Ruines d'une puissance de plus d'un mètre. Sa direction est E. 22 N., 0. 22 S. Son inclinaison au nord est de 75**. Il renferme de la galène à grandes facettes et de la blende jaunâtre à éclat résineux pareille à celle que l'on exploitait au gisement de Laifrey. Les premiers travaux ouverts sur ce gisement remontent à plus de cent ans. Il a été attaqué de nouveau à plusieurs reprises, et une galerie d'écoulement y avait été commencée.

Ce gisement n'est pas éloigné de la route qui, de Vizille, conduit aux Ruines ou au bourg d'Oysans, et il est situé à 500 mètres environ audessus de la Romanche.

Grande-Combe. — On y a aussi reconnu sur la même commune de Séchilienne, à 800 mètres à l'ouest du précédent, un filon de 0"*,35 de puissance, qui peut être poursuivi sur plu%eurs centaines de mètres de distance. Il a été exploité anciennement pour alquifoux. On y trouve aussi un peu de pyrite de cuivre. Sa direction esta peu près E.-O.

Sapey. — En face des ruines de Séchilienne, quelques travaux ont été faits sur un filon de blende de 0",50 à \ mètre de puissance, courant dans la direction N.-E., S.-O., et présentant de la blende brune avec un peu de galène à gros grains dans une gangue quartzeuse. Ce filon présente de belles apparences^.

La grande quantité de blende que l'on trouve dans les gisements des environs de Vizille, la faible quantité relative de galène qui l'accompagne^ la basse teneur en argent de ces minerais et l'abondance du fer spathique, semblent faire croire que les minerais de zinc et les minerais de fer sont les minerais dominants de cette contrée. Les escarpements que l'on y voit, et la dureté modérée de la roche encaissante en faciliteraient l'exploitation, mais les frais élevés de transport aux usines où ils pouvaient être traités, comme celle de Vienne, ont été des obstacles au dé- ' veloppement de ces mines. Ces circonstances ont été probablement les causes réelles de l'abandon de la plupart des travaux et de leur peu de succès dans les années qui ont précédé la guerre de 1870.

Aujourd'hui, en 1873, on exploite activement le minerai de fer carbonate de Mésage et l'élévation du prix des zincs pourrait peut-être permettre la reprise de quelques-uns des gisements blendeux.

Montagne du Conex, environs de Lamure. «— La montagne du Conex qui domine les pays de Loffrey^ dePierre-ChaieletdeLamottef presque en tiè-

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