Complet rendus da
rement formée de calcaires, est traversée par un puissant dyke de spilite que Ton peut suivre sur de grandes distances, et au delà des environs de Lamure. Cette roche spilitique que l'on rencontre sur un grand nombre de points des Alpes centrales, et souvent dans le voisinage de gisements métallifères, présente les mêmes caractères dans les lieux que nous considérons. Des substancee métalliques diverses s*y montrent disséminées tout le long de son parcours, soit dans les calcaires, soit dans le gneiss, et parmi ces substances nous trouvons For, le cuivre, le plomb, le mercure et le manganèse. Nous les voyons dans Les gisements suivants.
Gisement aurifère de Lamoite-les^Bains. — La présence de l'or fut constatée dans les roches calcaires, formant la rive droite du torrent qui passe au-dessous de l'établissement des bains de Lamotte. Le gisement que nous avons eu occasion de voir au moment où on le travaillait, vers 4856, consistait en veines irrégulières terreuses et ocreuses traversant dans des directions diverses les couches calcaires du lias. M. Gueymard y a reconnu un petit filon tenant comme gangue un carbonate double de chaux et de fer. L'or s'y trouvait à l'état massif et souvent dans une gangue d'un gris verdàtre que M. Gueymard a reconnu être de l'arséniate de nickel. Ce gtte était très-rapproché du dyke de spilite.
Les travaux poursuivis pendant quelque temps n'ont jamais eu réellement d'importance. Les recherches y ont été peu développées, «t autant que je puis me le rappeler, elles ont été particulièrement gênées par des circonstances locales.
Gisements de Saint-Arey^ mercure^ cuivre^ plomb^ calamine, «- Au pied des montagnes du Snepy^ d'une altitude de 4736 mètres, des explorations furent faites en 178J par H. Schreiber aux environs de Lamure, à Saint- Àrey. Ces recherches, longtemps délaissées, furent reprises vers 4850, dans le but de poursuivre de petits filons de cuivre gris riches en argent, et elles conduisirent à la découverte de deux gttes de mercure.
Voici la description résumée que nous extrayons d'un travail de M. l'ingénieur Scipîon Gras ' :
Le premier gtte, trouvé en septembre 4850 dans un endroit appelé le Merkf consiste eu une couche de calcaire altéré, caverneux, mêlée d'argile ocreuse, d*une épaisseur moyenne de 0,50.
Cette couche renferme des nids et de petits filons de cinabre, intimement liés à du zinc carbonate et de la blende. On y rencontre aussi des rogûons de bournonite argentifère présentant souvent des indices de la cristallisation.
U Ba4«Un île 1» Sodété g^ploptqQS de France, t. VIII.
Xe« seconfl ^te^tàt^èamTett peu* 9e^ieaspsiwpiè$iM 9b iriètn» emiimi 9e distscnce'da 'prenfier.
Ici, dît H/Giw/te ini&erii etto«iU)iMai»es'gQH'aNS néttemcndt encàiB^és.
0n covaptef iS8n8^iim%nrg(nir'Se'9^»%8,*qraMepâUtettloiB Ttcmt'l^ûttefait h'pQfssaneetâe M mèlfe.
Xa masse' pfiircîpdle se xx)mpDfe^fle'«m4)0Hite«dB iiAimx^ilealolDiiâft, lie quartz "et Be Ter spàffihjne» 'ttam lesquék *iiiitt fiftflUiDmés.'daB coidia* nates âe^-zine, de'la'blenâe, delà g^oe €it an^pmâToxfdBdetmmgaDèfB sous forme de poussière noire.
En 4852, les recherches consistaient en excavations à ciel ouvert, et Ton se tlîsposàit^'CoirMniire un fbuTireaa«p«nir>te tMttementâV'OÎBabre. 'Aujourd'hui'todt eét dans Pabanfion.
l2es étsbantnions quenous avons- eu otscamon^ véir préonteient uan "assez grande* riéfaesse en -mercure; maisUezfaiC'^tle'plonibfpamiasaiBot 7*8tre les métaux flommarits.
^ous ne -pouvons rien îSireTéhtfivenieift 'ft «vc^te, iq«e norouB iPvfum ;pasTU'; mais, S^Hprks 'tous les Tensêignenieitt6*œoiieillh,<iiette partte.da environs de'lanmre,*au voismage ' des terrnas 'BBôiens^^des epilites si iittimementliiiesaux^roductîonB 'métalliques, éh VonHHgnale'eBcoro la présence tienne quaittÛë notable de ciilvre grfSf^nMterévt'UBetétuâe plus approfondie que celles qui paraissent y avoir été faites jusqu'à oe jour.
Prunihes. — H9urleTevers ite'ees nAmes^i»oiltajgH6S,-^'eiir les verenlts du Drac, se ^rouveilt de ^ofdbreux flhms de ^fior «patlnque -méiangtfs d'une certaine quantité de pyrites de cuivre. Des^eories nanesées dans les ravins voisins montrent qu'on les a travaillés à une certaine époque; nnâis, ^'ils ne paràisseirt pas nvôir'une^trrsii^gittiie'^faBportanoe ««point QeTue duxnivre, on-ne^^eiit s^emptéiier-Qé ke «onsidéfsr nsammt appartenant ^ un rfiseau métillfftre éfenQu ifui^peift-SIve, 4tam^mBîpoints tte croisement, Tenferme phrs de ridbessBs tjve jfom ^ne 'poOTODs le.^sapposer,
VHlarét (Conei). -^ 'Au-dessus ^ oe Ivameau, ^Ûmm % «ommttHë de Saint-Jean, on a fait des recherches sur des^eouodeB de mnigaiABe inséréee^entreUes coucfaesdulias.'Lenrpiinsflaaee^vaJiifttle étalt<niféfieure *à'1 mètre. Ces reiSheiThes n'étaient 'pas *poursuivfes^Bn MSQS.QbenHmgar nèse, peu abondant, paraft«il,7 était associé %'9e9%mgontte.
Environs tfe Tienne. —Bien que tes^envînma ^^emm A^uppartieimeat pas aux Alpes, nous les avons compris dans ]a*paflKi&iquew)us déomsM, non-seulement parce qu'ils dépendent du département de l%ëre, nnis parce que, en réalité, ils s'y rattachent naturellement par les chaînes secondaires qui s'étendent jusqu'aux approches du Rli^,«par4es wnglo-
— lum —
rnsbais ^^amiiiflto'qnr cwqpoitile.fiind^ fklos#raikdmfliiihB&deB •raUéei, et surtout par la présence d'une bande de terrains cristaUifi« ^«i, râsiquB aii)UB)l^«vinMU|kdl(, se artKfliit'goirteimBiinMimiii— É àita ifioda, aufgronpe •des lnHitfl8«eim«fri|râfls fltàcoaUeBtdafnuaitiM et «de r^drdèobe.
fG'oit, «m eA^ «Aaw nette Wnde ide denHûns porifluiifes ooiqposés de gneiss traversés par des filons de granités |M9ptqiidLdesiet<d'«i»ites, que Be trouve tout un faisceau de filons métallifères » décrits de{)uis longtemps par H. Gueymard dans «sa 'StaSttigue .de ïlière,
Uùtmdqm. — Aiff SM, JII.de Alnnnflletn^qiu,4àB 1347, maitiobtenu laccoimenifBitdeBttiBiB <de fiaistidiilieiHMfilhi<'MDtettei(iLoire,)., fiit-eS' igagépar kigoinBnMDBntâ faîreiAsB iwdMMhie anr desandieesique des
Des travaux nombreux furent exécutés à cette époque, plus ou woiiiB orégiiUèremBDt, edt pênnmmM tavt mn ipand moadoDre de £lims joaqn'en ilBIô, époque là JapuHe une éaondaiidn du JUiAne wiatarsâter les derqaiew ,«qoinBWBieiltflmwiiQn à cent ifmâBLimiamtûsïtftki das|Aûidlisjanradt (dtAireBQsi
Voici rénumération ny[>ide des jurincipaux filons :
Filon Saint-Marcel (mont Pipet). — Travaillé jusqu'en 4756, dl svait tdonnédieBCbénMaBB; à^ofidteaiÉb,mne iimiiÉdMBampqEtaies bAttanents -etdee BMnoraîi. C>en^^hrilidton<enM'fdimmniMpin»»pirô galeries, -ftoc'on JDoîiis eégiJ allument, jtta|u!à l'on «lil.
Filon de Ylk : galène et cuivre pyriteux, près duiiiieBBide Provence. Il^roifa)^ delramiixde«iofawdie:pBBndaiitiroisiiM,«it»eii8ttite «ban« •deoméiooiinneàlflDiiaiitte^p pan idejÛBeraL
Filon de Ponfilé.—Déowmeistak 4,721^ «d'jme«giandenmiiBeBoe,:iattatgnant quelquefois 8 mètres, ressemblant à une série de gros amas, conienantibeaoBoqp *de blende^; »il fiit .abandonné ^fpcès Hfuatie «annéas de travaux .pendant ieigueUes il. «de BlnmemÉBin »ayMt i^rouwé des «oppositions.de iontes isoctes de Ja part deg;piepriétaiaftsdas^epriaaBB, qpfie- 4ttiaiie.4[u'il ji'Avait pii4i)|iaîfier4[u^.leuricédant AJM^ fffoduét bniL
En 4740, les travaux furent continués par de Blumenstein fils, qui vrait pu parveBBr% tmsfannBr 4eMyM^ TTodaft %n<t «n l/SO «sur les i>'éné8ces-néts.
Fihm ide i&i^sL*»- Jtaraillé»de tO» à iPWL «MwnflniMA'qpyès une recherche de 60 mètres de longueur,
Filons de Massié et de (rut7toneWei«^^---'IS>airdomré8'8aDs fies conditions andogues.
Cibm d!f dMH<è«^«JMBorareittttniRAflL fitanB'poBHBiiDeiCPWîdéiiAriai
Exploité pour pIomb> comme les précédents» et travaillé avec succès pendant dix ans.
Blumenstein fut inquiété par les propriétaires » jaloux sans doute de sa fortune dont ils ne se rendaient pas compte. Il fallut acquérir les propriétés de la surface et suspendre, en tout ou en partie, les travaux pen* dant la durée des négociations.
Filons de Saint-Jusi. — Attaqués en 1766 et 1767, puis abandonnés à cause des craintes de la ville de Vienne de perdre son eau.
Pilon de la Poipe. -^ Avait été exploré anciennement. Les travaux en furent repris en 4777. C'est un beau filon» renfermant particulièrement de la blende, situé sur les bords du Rhône, et qui oflre surtout un intérêt particulier parce qu'il est le dernier filon de cette contrée qui ait été travaillé.
Il consiste en un filon puissant où j'ai eu occasion de voir, ft l'un des avancements» une épaisseur de blende brune, compacte, de près de 3 mètres. On en tirait alors la galène^ qui s'y présentait à larges facettes et peu argentifère, répandue dans une gangue quartzeuse « quelquefois barytique.
En 4848, les travaux les plus profonds étaient noyés depuis l'inondation dé 4844.
A cette époque, cette mine fut considérée, avec raison , comme mine de zinc. Elle fut travaillée de nouveau. Un atelier de préparation mécanique et une vaste fonderie qui existe aujourd'hui furent construits sur les bords du Rhône.
Le traitement de la blende que l'on se proposait de poursuivre ayant présenté alors des difficultés, les travaux furent bientôt abandonnés; l'usine resta longtemps en chômage, et elle ne reprit l'activité qu'elle possède aujourd'hui qu'à l'aide des zincs étrangers.
Mines de Bréziers. -^ Pour terminer ce que nous pouvons dire sur cette partie des Alpes, nous rappellerons que la note des mines donnée en 4846 par l'Administration signale les mines de Bréziers et Arzeliers; mais ces deux pays, très-éloignés l'un de l'autre, n'ont entre eux aucun rapport.
La mine de Bréziers [ Hautes* Jilpe») est considérée par M. Lory comme formée de petites veines irrégulières de galène dans le lias. En 1854, on signala dans cette commune la présence du cuivre pyriteux et du cuivre gris argentifère, mais aucune recherche n'y a été faite. |
Arzeliers (Hautes-Alpes) est un hameau de la commune de Lavagne, et il n'a conservé aucun souvenir de mine.
Or. Après avoir parlé de la plupart des mines plus ou moins importantes, connues en Savoie comme dans les Alpes centrales françaises, il nous reste à rappeler que l'or e^^iste dans un grand noin))re des torrents
secondaires de ces montagnes. Toat le monde sait que TArve et le Rhône roulent des paillettes d'or, et le Fier, qui traverse les terrains erratiques des environs d'Annecy, fournit aussi parfois 3 ou 4 francs d'or à ses orpailleurs.
Nous savons encore que des mines aurifères sont en exploitation sur l'autre versant des Alpes, et qu'au débouché de la vallée d'Aoste, les Romains ont lavé les alluvions anciennes de la Dora Baltéa, formées aux dépens des matériaux triturés et abandonnés par les anciens glaciers du mont Blanc.
Il paratt donc probable que les dépôts erratiques alpins originaires du mont Blanc puissent aussi renfermer de l'or, du côté de la France.
A ce point de vue, nous dit H. Tardy, membre de la Société géologique, qui a étudié cette question, les immenses dépôts erratiques des environs de Belley, dans l'Ain, qui, probablement, sont du même âge que les moraines d'Ivréa, doivent mériter notre attention et quelques tentatives de recherches. En dehors de cette région, on ne voit nulle part , sauf peut-être au pied du Credo et dans la plaine de Genève^ de dépôts erratiques méritant un essai de lavage.
On a cru que les sables de la Bresse pouvaient être aarifères , et on se fondait sur un document de M. de Thou annonçant qu'en 4602, Henri IV ayant fait un traité avec la Suisse , chacun des députés reçut une médaille dont l'or avait été tiré d'une mine nouvellement découverte dans ce pays. Cette assertion fut reproduite en 1807, et plus tard , vers 4847, par M. l'abbé Nyd; mais les études de H. Tardy et des recherches récentes démontrent qu'on ne peut guère rencontrer le précieux métal qu'aux environs des points que nous avons indiqués plus haut» et seulement dans ceux où, comme à la Serra, en Piémont, les moraines ont été lavées sur place par les rivières.
ntontagnes Oue^t die Da Frmuee.
. Nous comprendrons, dans retendue' qnernonB^ àlltosr eiaminBr, la Bretagne, et la basse Normandie, la Vfniéey le Sèrrtf, le Ptritou^ VAngoumm et une partie de la ériiyenn^;
BRETAGNE. — BASSE HORMANDIE.
La Bretagne ou la Ti'eiiTe Armorique comprenaii au moyen' âge, et jusques aux temps de la Rérolution de 1789,. les éTêcbés de Saint>Pol-d&- Léon, de Tréguier, de Quimper, de Saint-Kalo, de Dol, de Vannes, de Rennes et de Nantes.
Aujourd'hui, elle est formée parles départements du Finistère, des Côtes-du-Nord, du Morbihan, d'IUe-et-Vilaine et de la Loire-Inférieure.
Les Armoricains furent les premiers dans les Gaules à s'affranchir de la domination romaine. Us se constituèrent en république, et jusqu*en 1519, époque de leur réunion définitive à la France, ils furent gouvernés, suivant les circonstances politiques des temps, par des rois, des comtes et des ducs. Ils formaient un État puissant; la tradition comme l'histoire nous rappellent leurs antiques exploits, et l'on n'a pas encore oublié la bardiesse des navigateurs venètes ou la richesse des négociants de Corbilo. ^
La Bretagne est un pays de légendes où les mœurs anciennes et les |
anciens usages se sont conservés plus longtemps que chez les autres peuples de la Gaule parce qu'elle eut, moins que ces derniers» à souffrir de l'invasion des Barbares.
Tout s*y transforme aujourd'hui comme ailleurs sous Tinfluence dçs
dtanfam^dë fer qiriUarfliHdmieii^;' mais uénmmomtrf et^qmique4*ilgricQli tafe 7 ait ftHt)<irgmite progrès dteGPoes^dermères aanéto, on pmten^ oor» la* €0ii9tilëlrav «^^oerame'un'payB 46'gr«Bito'e4'dëF'quaitr, corarert dPe rodet brojèroB et'A flomiiIreB ajcnica'y de chdlier éterad»^ nHomé-de montagne» noires j de^ revins sauvage», dé torventfer' iînpétaettr, et.psr^ semédapaysages qn^ttreit'ohentës Vti^fep*. r
Coupai œU gêèibgifum — > Hcay awny dëj à»iTO qa» lli» WcUignu ' était* l%n des' pays' db la Franee oè viennent apparattm avjonrlee' masses' granitiques avec leurs variétés, comme nous les^'voyoas'dan» le* plateau' oesH* (tral ou en Angleterre^ daDS^lè'Goniouinlless au delàf de la Hlmohe.
Le granité, vu danv-soa-' ensemble', paratty oonstHuerdevr principaux massift, dont l'un* court' d'Alençov à Textrémité dui Pinistènre et jusque riled'OueBsaBt^doDt}rautresuitven quelque^sorte-, les^rirages-de TOcéàn depuis l'extrémité méridionale de la Vendée jusques et au delà de Quimper. Ces deux massifs sont, pour ainsi dire, enveloppés par les schistes anciens, micacés et schisteux, ou par ceux que Ton désignait autrefois sous le nom de terrains de transition ou de grauwacke, et qui sont re<F* présentés le plus généralement aujourd'hui par les schistes camhrien, silurien et dévonien. Les couches de ces divers terrains, redressées sur les flancs de montagnes généralement arrondies, vont plonger au-dessous des couches secondaires et. tertiaires- du département de la Manche ou du bassin de la Seine.
L'ensemble de tous ces terrains, comme les granités eux-mêmes, sont traversés par une multitude de pointements porphyriques , amphiboliques, dioritiques ou quartzeux, alternant souvent avec les couches schisteuses, et qui forment quelquefbîs, au milieu d^elles^ de puissants dykes redressant leurs crêtes au sommet des collines.
Parmi ces roches, on distingue les porphyres quartzifëres, une roche amphibolique particulière connue des constructeurs sous le nom de kersanton, et de nombreux tlota de dioritegraniteide*
Les substances métalliques sont répandoea^au milieu- de toute» ces roches, mais elles constituent plus généralement des gîtes répandus au sein des schistes et au voisinage des granités dont elles forment, pour ainsi dire, là comme ailleur&».aiiisi que nous aurons Uuirde le vohr,, «ne espèce d'auréole métallifère.
iftfMSL -* fiesimmeft étaient aemMiesi ea .BBrt»gHfl%d<pttia^le(^tel^pfc les plus reculés, et, d'après Gobet*, elles furent exploitées sous les princM particuliers de ces provinces. Les étrangla, diM,lear«eiitrmieux.caBiiiiB8 que lea EcaMBpis^ On fr.le sûMPttrif daiQOM«BioBa»aaAûrdéeftwdaBr)e
)• Anelent minéralosUtof.
quinzième siècle, à des Anglais et à des Allemands. On volt encore dans plusie^s points les vestiges de travaux anciens et de fonderies, et vers 1630 foute cette contrée fut particulièrement explorée par deux mineurs intelligents, le baron et la baronne de Beausoleil, dans un moment où presque toutes les mines de la France, autres que les mines de fer, étaient dans Tabandon. Ils nous ont laissé une longue liste des gites métallifères qu'ils y avaient reconnus.
Nous devons indiquer cette liste, ne fût-ce que par respect pour ces malheureux mineurs qui , méconnus par Richelieu , périrent l'un à la Bastille et l'autre à Vincennes.
Les principaux d'entre eux sont les suivants; nous les indiquons tels qu'ils sont donnés par la baronne; et si, parmi eux, il s*en trouve qui probablement n'ont qu'une bien minime importance, on remarquera que les principales mines exploitées en Bretagne ont été fort bien indiquées ^ :
Évêchê de Bennes.
Pontpéan : bonne mine de plomb , argent. Aujourd'hui en exploitation {\ 873).
Baulon : bonne mine d'argent (près de Rennes). Saint 'Aubin-dunCormier : mine d'or (chemin de Fougères).
Évêchê de Saint-Brieuc.
Chatelaudren : riche mine de plomb, argent. Aujourd'hui en travail.
Évêchê de Saint-Malo.
Paroisse de Paramê : mine de plomb, argent. Dinardy côte de Saint-Malo : mine de plomb.
Évêchê de Vannes.
Beaugat , près Malestroit : mine de cuivre. Passage Saint-Armel: mine de plomb.
Évêchê de Quimper.
Paroisse du i/wr, près Pontivy : très-riche mine de plomb, argent. Paroisse de Duve : mine de cuivre.
Paroisse de Kermia, montagne de Souqui : mine d'argent. Au By, proche Douamenez: bords de la mer : riche mine or, argent, cuivre.
Paroisse de Croson : mine decuivre.
Paroisse de Loccenan : riche mine d'argent. Contient beaucoup d'or.
1. Mtoes de Bretagne. Nom donnons les noms tels qu'ils ont été écrits par la baronne; qnelqaes-uns d'entre eux n'ont pu pu être retrouvés.
Aux Tourelles^ montagne d'Ares : bonne mine de plomb.
Paroisse de Pleiben : mine d'argent.
Fratunecgifiy près Quimper : mine de plomb, argent.
Près Quimper : mine d'étain.
Pouliaouen : riche mine de plomb, argent.
Buelgoat . riche mine de plomb, argent.
Évêché de Saini-Pol^de-Léùn Paroisse de Guisseny : mine de plomb, argent.
Évêché de Tréguier,
La baronne cite plusieurs mines de plomb, argent et or, dans les pa* roisses de Traberden^ de Ber lèveriez ^ de Lanvelec^ de Plougouver^ et dans la montagne de Totlesdu. C'est dans cette dernière que fut ouverte, durant le dix-huitième siècle, la mine de Coetanos [Koéi-an-^o^) qui, à cette époque, n*a donné que de faibles résultats.
Paroisse de Louargat : mine de plomb et or. Mont Menebrée.
— de Plestin : riche mine de plomb, argent.
— de Ploumilliau : mine de plomb.
— de Treduder : très* bonne et riche mine de cuivre, plomb et argent. Rameaux considérables.
Paroisse de Pleslin : mine d'argent.
— de Guimaec : mine de plomb. ^ Près de Morlaix : mine d'argent.
Paroisse de Maelpesiivien : mine de plomb.
— de JBourgbriac : mine de cuivre.
Montagne de Malahry : mine de plomb et argent. Paroisse de Pbuëzoc : mine de plomb.
Aux indications qui précèdent nous ajouterons :
Manche. — La Ghapelle-en-Juger. Menildot : mercure. Surtainville et Pierreville : plomb et calamine. Briquebec : cuivre (Hellot).
Cétes*dH«nrord. — - Mines de Trimuson : plomb et argent. Concession de 4865, sur 8,039 hectares.
Cambrae : plomb. Quénécan : cuivre.
^ WÈnîmtère. — Mines de Potdlaouen : plomb et argent. Concession de 4729. Roudouhir et Pont-Eon : plomb.
^ nic-et-Tllalne. — Mines de Pontpéan : plomb et argent. Conces* sioo de 4730 et 1829, sur 860 hectares.
BIorlilliaii&. -^ Hea VHkier : ébàh.. CTonceBtîoii^^ W59>, t7,il3 bectares. Saint'Tudy {Isk-de-Grois) : cnhvB inexploré. Baud, prhs Saintè-llaudé*: jiombk GoDoeBsix>n'dë'l888<,.993'Ileetares; Questembert : étain. Belk-hle-en-Mer : antlinoiiiG';
Eoire-lnférleare. — Piriae et GuérandCi : étaixu Concesskm de 4854, sur 4,018 hectares.
Crossac : plomb. Concession de 4 824,. sur 460 hectares.
Tendée. — L'Essart, près Saint-Hilaire de Talmont :. plomb. Bonpaire. Mine de la Ramée, Bonpaire : antimoine.
Dans Tétat actuel des ôhosea> oa oomiatt un grand nombre de gisements métallifères en Bretagne ; mais bien peu d*entre eux ont été, dans le cours du dix-neurième siècle, l'objet d'exploitations suivies.
Ces dernier» sont particulièrement compris dans lès concessions précédente».
L'état des^ miner que nouB venons de donner montre que la Bretagne renferme des mines de plomb et argent^ d'étain et de cuivre.
Nous examinerons principalement lesgttesque renferment les diverses concessions.
Mines de Poullaouen et de Huelgoat : plomb et argent.
Historique, — Les travaux exécutés dans cette partie dU département du Finistère remontent à la plus haute, antiquité et avœt l'invention de la poudre.
1578. Après un long abandon, ils furent repris par les princes de Bretagne et bientôt abandonnés encore ; on ne connaît aujourd'hui aucun document sur cette période de leur histoire.
4698. La mine de Coetanos^ compriâe dans la concession, était signalée dans les Hémoires des intendants*
4729. Ces mines furent concédées et traviâllées, à Poullaouan par des Anglais.
4732. Une société entreprit, sur un fflon dit fir Fwrffe-JBTmr, des* travaux plus étendus avec une première mise de fonds de 30,000 livres.
4740 à 4756. On était parvenu à 30 mètres de profondeur, et les tcavaux funent d^andoiuiâi eB>i7&6 à oauae^de l'afiLiisiioe desesax^de l'insuffisance des moyens d'épuisement eb dsc peu* de DcheMe des^mt^ nerais.
4744. Oa découvrit, à une distance dfi 7A0 mètces: en viron du.filon.de la Yîeillé-Mine, un second filon vierge qui ae^utlenom de lœ Nomelles^ Mine. Ce dernier filon a fourni des quantités considérables de minerai da plomb et d'aigent^ ék a. été. potiit aisâ éiran ewfidàà Htamt^ wêaiiÊB continue jusqu'à 4865, c'est-à-dire;piBilaii4plltadIuji:flëcl0.«
fTSV. Ee»dtradfe«F A» Innnru»» ringAiimp ISaig; dmit^Fattentf<m> fbt psrtScuIièrementrpéveHnie par li» présraes» auseBrnram'd'Hiielgoat, de scories anciennes et de déblais» dans un lieu qui porte encore le nomade tthuHh-d' Argent^ y découvrit «b fifonr partfcidîèreHient earactérieé par d'esterres" rouges tMa^argentiftn»; anafogma aux eoloradto du mexiquow
(Te filon, Tua des plua nsnarqmblto qai« se* soit yh* en' n*anee, a' été égsiemeirt trayaifflé,, presque maw iirtènrupliroir, jusque f 863*
4 752 à 1 762. L'entreprise . des mines de^Pôullaouen produisit de grands Bénéfices pendant cette période ; mais S mesune que les travaux s'approfondissaient, les difficultés d'épuisemenf dbvenaientplus grandes, et, en 1780, les moyens dont on disposait étaient tellement insuffisants qu'on en était arrivé à ne pouvoir extraire da minerai que pendant trois ou quatre mois de l'année ^.
A cette époque^ de grandk travaux furent mis à exécution sous l'impulsion que leur donna un ingénieur allemand.
Ces travaux consistaient particulièrement; à Pbullaouen». en machines hydrauliques alimentées par les eaux de la rivière d'Aulne, que Ton conduisit sur les roues par un canal de 22,000 mètres de longueur.
i846. Pou£ Les mômes motifs que dansi le passé, Tentcepûse, qui avait d'ailleurs eu à souffrir au moment de la Révolution, devint précaire. Encore une fois les moyens d'épuisement étaient insuffisants.
Vers cette époque, ces mines passèrent en d'autres mains qui purent faire les ai^^an ces. nécessaires pour accroîtra les moyens d'extraction.
En i8d2, on. établissait sur. les mines de Huelgoat deux, machines à colonne d'eau S que fit construire M. l'ingénieur Juncker; elles ont ajouté une puissance plus grande aux efforts da passé et permis d'étendre et de développer lea tffX^vauoL suc une plus grande échalie.
Cependant ces deux machines ne furent pas exactement construites d'après les- pAaas da M. Juack^r; des modifications y furent apportées dana un bat d'éeonoaiie« et elles a'oot: pas présenté la force que cet éminent i&géniôttr an attendaîL
Après avoir poursuivi les travaux ea profondeur à plus de 300 mètres danft le pxùoipal filen de Huelgeat,, à plus, de 9140 mètres, au-dessous d'mie galenie d'écauleuMit» sur celui>de.PouUaouea, et exécuté de nombcMSds reelieffohdfi^ cette^ exploita4i(Mi> dont l'opigiAô m capportaiti aux tempa les plus ât>igaéa„ què aiaii aiAbii k di^essea épaqpea llinfluânca défavorablis dl^FifapABfaetten» des^tteseai^ fiitdéfimtivaottttt susfieaduB de nouveau au commencement de 4 863.
Hiras n'as^ims'pas à eediarohev ioL lest eausesrdft. cet. akandûa q^.sans doute» nfa pas été foiiaaos. da-Baûvesi iéflauonA{ VBoàA- îik eA à ccaindie que>de même que dans le passé, les moyens dépuiçement ne soient de-
!• Ghanlaire, Stathtiqae de la France, 3. Ànnalee dee JRimi, 1836.
▼enûs insuffisants, et que Ton n*ait pas voulu consacrer de nouyeaux capitaux à l'emploi de forces plus puissantes que celles que l'on possédait.
D'un autre côté, les trayaux, parvenus à une grande profondeur, avaient peut-être rencontré les extrémités de ces sortes d*amandes lenticulaires allongées, de forme irrégulière, d'où provenait la richesse des mines de PouUaouen, et l'on se trouvait dans la nécessité d'y faire de nouvelles recherches en présence d'une grande affluence d'eau.
Dès 1846, H. Pemolet prévoyait l'impossibilité de poursuivre dans la profondeur et avec utilité le filon de PouUaouen dont la richesse s'était notablement amoindrie ^, et à Huelgoat on avait perdu Tespoir de rencontrer, dans les parties basses de la mine, les terres argentifères qui avaient si puissamment contribué à la fortune de l'entreprise.
Cependant on peut remarquer que lorsque, vers 4848, HM. les ingénieurs Gruner et Rivot furent chargés par l'État d'étudier ces mines, ils ne partagaient pas entièrement, ainsi que nous le verrons plus loin, les opinions de M. Pemolet, et ils trouvaient avantageux de conserver l'une des exploitations les plus importantes de la France, pourvue d'un ensemble remarquable de canaux, d'étangs, de machines hydrauliques, qui faisait vivre une nombreuse population dans un pays d'ailleurs privé de toute autre industrie *.
Si des travaux considérables ont été exécutés dans ces localités, on peut dire que ces travaux ont été presque entièrement concentrés sur deux principaux filons, et ceux que l'on a poursuivis depuis 4848 n'ont probablement enseigné que bien peu de chose de plus que ce que l'on savait alors.
Enfin, si, dans ces dernières années, des filons nouveaux ont été reconnus, il est permis de croire qu'on les a abandonnés après y avoir exécuté une certaine étendue de travaux d'exploration, mais avant que Ton ait réellement pu apprécier la véritable valeur de chacun d'eux.
On peut donc croire que le dernier mot de la concession de PouUaouen n'est pas dit, et c'est pour cette raison que nous donnerons les détails suivants sur les filons qu'on y connaît.
Dans tous les cas, ces détails, quelque concis qu'ils soient, offriront un certain intérêt pratique. Us donneront aussi une idée des travaux qui furent exécutés pendant plus de cent ans, avec une remarquable persévérance, et permettront de reconnaître une fois de plus que la Franca n'est pas, ainsi qu'on l'a cru, dépourvue de substances métalliques. \
Concession de PouUaouen. — Cette concession s'étend à l'ouest de Callac et au nord de Carhaix; elle peut être représentée par un parallélogramme