PoyeU Académie dea edeneu de lyoïi
nombre dM aflOletiremeiitB des gisements travaillés, sont en grande partie aujourd'hui cachëft à nos regards par la véj^étation.
Le département du Rhône, et particulièrement le Beaujolais qui en occupe la majeure partie, appartient au groupe montagneux situé entre la Loire et les eaux de la Saône et du Rhône. Sa surface est très*accidentée et elte ressemble, au premier ebord^ c moins à un vaste assemblage de vallons et de crêtes, qu'à un plateau irrégulièrement ondulé, coupé de gorges sinueuses et profondes ^ » Géographiquement parlant, c'est, en quelque sorte, un relèvement encbevôtré*des granités qui forment, au midi et àii nord, leà citnes du mont Pilai et du Uorvan; on y distingue trois vallées principales, celle de TAzergue, de la Brevenne et de la Turdaine, autour desquelles apparaissent la plupart des affleurements métallifères que Ton connaît.
D'une manière générale, on peut dire que ce département eét prelqUe entièrement formé de roches anciennes et plus particulièrement de gra^nites, gneiss, de sehiêtes et grès dôvôtiiéns et carbonifères et de porphyres. Ceux-ci abondent partieulièremônt aux éûvirons de Bëaujeu, où ils eotistituent un massif important.
Partout on remarque de profondes altérations provenant de Teâet d'actions métamorphiques dont l'ensemble, conformément aux idées théoriques admises, a dû favoriser à un haut degré la formation et l'accumulation de dépôts métallifères.
Enfin on peut voir, au milieu de ces terrains divers comme au pied du mont Popey, non loin de Tarare, dés fliohs cluàrtzéUx et barytiques puissants se reliant aux filons de même nature des n^ontagnes du ^orez, dans le département de la Loire, courant, comme eux et comme la plupart de ceux que Ton connaît dans les montagnes centrales de la France, dans la direction N. O.-S. B.
Les filons pîombeux paraissent dominer dans le Beaujolais, èU quoique la plupart d'entre eux aient été délaissés depuis longtemps à cause de la faible teneur en argent de la galène qu'ils renferment, on peut les regarder comme formant l'une des principales richesses de ce paya.
Le cuivre y a été reconnu depuis les temps les plus anciens^ et il n'y a que peu d'années que l'on y a constaté la présence du cuivre gris qui, accompagnant généralement les galènes, élève notablement la teneur en argent des minerais.
En 4872, on ne comptait datlS lé dépàrtetnêfit dU Rhône qu'iiii trèspetit nombre de mines en activité, mais on y pouvait constater la présence souterraine de considérables amas de pyrites de fer formant la richesse de certaines parties de ces contrées, dont on n'aurait jamais soupçonné la puissance il y a moins de vingt ans, et qui donnent lieu de croire que les autres genres de substances, tels que galène et cuivre