Andent mlnéralogistei
Blanehet qui, dans 1q courant du dix-^buitième aièela, exploitaient les mines du Daupbiné et du IlbOne, y firent ausai quelques travaux.
Enfin, concédées en 4834, elles furent abandonnées une dernière fois.
Relativement aux travaux de M. de Bbodes, les anciens minéralogistes nous apprennent qu'ils étaient :
A Samt'Bilaire^ où on recherchait Tétain; A Tralage^ pour plomb; A Fargeas^ pour plomb.
On comptait dans ces contrées plus de douze filons < qui paraissaient considérables, t
D'autres travaux étaient encore à Peyra-Bruna^ ainsi que je l'ai dit plus haut. M. de Rhodes avait fait venir» pour la fonte des minerais, des ouvriers anglais, et» dit l'auteur de la lettre d'où sont extraits c^s détails, il eut à combattre contre les rochers, le mauvais temps, lep ouvriers qui étaient d^abord intraitables, et enfin contre les préjugés du public et ceux de ses amis.
Nadaudf cuivre panaché, commune de Saint-Sylvestre (Berthier),
Dépnpteaaent ém la Cvensie.
M&ntebras^ étain. Concession de 4868 sur 4,4 Si hectares.
Bènevmt^ étain.
Mvurioux, étain.
CeyrouQdy étain.
Entre Aubusson et Felletin, étain.
Montât^ plomb et argent. Concession de 4824.
LuBsaty antimoine. Concession de 1824.
VîUerangCf antimoine. Concession de 4824.
ffie&er/, commune de Mérinchal, antimoine. (Comptes rendus.)
La Chiradey commune de Hainsac. {Id.)
Fontanière et Retiore. (Id.)
Mine de Mmtebraêy étaîn. — Cette mine est située sur la commune de Soumans, près de Lavaufranehe et du chemin de fer de Guéret à Montluçon, et la concession à laquelle elle appartient s'étend sur les deux dé^ parlements de la Creuse et de l'Allier.
Klle est ouverte sur des collines granitiques peu élevées au-dessus des vallées environnantes, et l'on y voit encore les traces d'anciens travaux au milieu desquels on avait pu reconnaître la présence de l'oxyde d'étain.
Ces travaux consistent en vastes dépressions du sol et en larges tranchées alignées suivant les directions N. 0. et N. E.
Ces collines sont traversées par des filons puissants de porphyre, par
d^s vaines qiiaFtzQufeu et de feldspath plus ou moins décomposé. Eiiles rentérment la plupart des roches et des minéraux qw Vw retrouve au voisinage qd dans les gisements stannifèr^^ du Cprnouailles, e( oette analogie apparente, ainsi que Timportance des travaux anojenSf y délermi* nèrent rantropris» de nouveaux travaux dans le cours i^ 4865.
Avec le minerai d'^Uin, dont la présence 9 été reconnu^ en ub grand nombre de points, on y trouve une grande variété dn roches et de mi-* néraux, parmi lesquels on distingue l^qnart^, la tourmaline, legreisen, le granulite prenant parfois Tappareno^ porphyrique, Vaniblygonite, e( des roches feldspathiques accusant le^ teintes verdâtres que Ton ren-* Pi^ntr^ aussi fréquemment dans les mines do 1^ Gr^ndcrBretagne.
Les travaux exécutés dans cette localité ont été ^ pen pr^s abandonnél en \ÏÏ79» après une dépensa importante^ Us consistaient, d'après ce que nous avons pu apprendre sur les lieuiL, an un grand développement d^ galeries, situées ^ peu près ^ 40 m^lrQS au-dessous du sol, et huit puits dont l'un i destin^ à atteindre nne grande profondeur, alors en noprs d*axécution, était parvenu fi 150 maires.
Tous ces puits étaient concentrés sur un petit espace; i)a étaient muuis de machines à vapeur venant d'Angleterre, et la mine était reliée au
chemin de fer de Idontluçon par un embranchement qui nurftit presque
SuSi au débouché d'une mine de houille.
Une laverie d'essai était établie sur la mine même et alimentée par lef eaux qu'une locomobile extrayait de l'nn des puits.
Nous n'entrerons pas dans plus de détails, mais nous dirons que le minerai a été rencontré dans un grand nombre d§ points,
Tout ce que Ton voit ^ la surface tend à démontrer qu'au moment de la suspension des travaux on y était ençqre dans la période des recherches qui fut ainsi interrompue. On doit regrçtt^r amèrement quQ les fonds aient été insuffisants pour permettre de poursuivre ces travaux ^ la pro^ fondeur de 450 et 900 mètres, aurdessous des points nombreux où 1^ minerei avait été rencontré dans les travaux supérieurs, ou au-dessous des travaux anciens, et que l'on n'ait pas pu établir W atelier permets tant de laver des quantités importantes de roches*
Il nous sera dono permis de considérer cette mine, jusqu'à nouvel ordre, comme incomplètement poursuivie et n'ayant pas été sufBsamment développée pour la production. Il serait prématuré de dire aujourd'hui qu'elle est stérile ou infructueuse.
Beaucoup de localités de la Creuse, comme celles de la Hautes Vienne, présentent les traces d'aneiens travaux sur des gisemeute analogues. Les points principaux indiqués par M* Hallard sont les suivants ;
Entre JanaiUot et le Soulier, au nord de Bourganeuf, étain.
MHlemilanue, à 8 ou 3 kilomètres de JabreUie^, dans la Hautf^Ylenne, fouilles importantes» actuellement profondes de S à 40 mètres; elles constituent, dans des schistes en partie décomposés, une séria de fosses
alignées N. 20 0. sur deux lignes parallèles. On en voit qui ont une longueur de 4 à 500 mètres.
Environs de Bénévent^ Mourioux^ Ceyroux, etc.» fouilles au milieu du granité à mica noir.
Entre Forgeas et Samt-Chartrier^ à â ou 3 kilomètres au sud de Ceyroux , fouilles considérables ouvertes dans le voisinage de nombreux fiions de pegmatite.
Elles forment des alignements N. 40 £. et paraissent avoir suivi des filons de quartz noir imprégnés de mîspikel.
Entre Entraguet et les Gropes^ fouilles. Direction, N.-E.
Près de la Ribière^ à 3 ou 4 kilomètres à l'ouest de la station de Harsac» fouilles dans le granité à mica noir.
Elles forment deux lignes profondes de fosses alignées N. 20 E., disséminées sur une longueur de 200 mètres.
On trouve au milieu des déblais le quartz et le mispikel.
Entre le hameau de la Fat/e et le ruisseau du PiiouXf au sud de Cham-borand, travaux anciens. La tranchée principale y est connue sous le nom de Trou des Fées.
Moutier-Baseille^ entre Aubusson et Felletin, fosses un peu moins profondes que les précédentes, creusées au milieu du granité à mica noir. Alignées N. 4 0 à 4 5 B. sur une longueur d'environ 500 mètres. Elles paraissent faites sur un même filon quartzeux, et les déblais montrent du quartz et du mispikel.
Bien d'autres points encore présentent, dans ce département comme dans la Haute-Vienne, des vestiges d'anciens travaux. On ne sait pas d'une manière précise ce que l'oaen tirait, mais on peut présumer, quelque brèves qu'aient été les descriptions que nous venons de donner et qu'on trouvera plus étendues dans les Atmales des Minet (4866), que le principal minerai devait être l'or. On en trouve les traces dans les ruisseaux environnants, dans les noms des lieux, ainsi que nous l'avons dit plus haut» et surtout dans la nature des déblais qui sont essentiellement quartzeux et présentent des fragments de pyrite et de mispikel qui, en Californie comme en Australie, accompagnent généralement le précieux métal.
Doit-on s'étonner de ne rien savoir à cet égard, quand on pense que, depuis les Gaulois ou les Gallo-Romains jusqu'à aujourd'hui, aucune tentative n'a été faite sur ces gisements? Ceux de Vaulry, Cieux et Montebras ont été assez largement travaillés près de la surface, mais on y cherchait l'étain qui paraît y être le minerai dominant, et partout ailleurs il n'a jamais rien été fait dans le but de chercher l'or.
Pensons maintenant à la dissémination de ce métal dans les roches quartzifères; rappelons-nous que dans quelques lieux de l'Europe, comme dans le Tyrol, à Zell, on exploite des roches qui n'en renferment
pas plus de S à 3 grammes par tonne; qu'en Australie, comme en Californie, on en travaille qui renferment moins de 30 grammes au mètre cube, et que 400 grammes d'or» représentant une valeur de plus de 300 francs, n'occuperaient pas dans ce mètre cube un volume de plus de 5 à 6 centimètres cu|>es , c'est-à-dire environ 5 à 6 millionièmes du volume total.
Nous comprendrons donc facilemenl comment ce métal, que les anciens paraissent avoir abondamment recueilli dans ces contrées, qu'ils semblent avoir recherché dans les filons quartzeux eux-mômes, échappe à nos regards, et comment il nous est impossible d'eu déterminer la présence et la quantité autrement qu'en faisant des recherches et des analyses sur une échelle un peu grande et avec des moyens un peu puissants, recherches et analyses qui ne semblent pas avoir été faites de notre temps.
DépartemeMÉ de la OorrèM.
Chahrignat^ plomb et argent. Concession de 4869 sur 762 hectares. Travaux actuels.
Forges, cuivre. Commune de Lauignac. 6!te abandonné à cause de son irrégularité.
Ayen^ cuivre.
Yssandon^ cuivre.
Ségur^ étain.
Mercosur^ plomb.
Moustier- Ventadour, alquifoux. Anciens travaux. Recherches récentes.
Strature, plomb et argent. Canton de Bort. Anciens travaux.
Rebeyrol^ plomb et argent.
Meymae^ bismuth.
Ségur.'^ On y découvrit de nombreux indices d'oxyde d'étain en 4795. La tradition rapporte qu'un paysan y faisait des couverts de ce métaP.
Ce gisement ne parait avoir été l'objet d'aucun travail depuis longtemps.
JV^ymoc, bismuth. — Ce gisement, découvert en 4867 par M. Vény, conducteur des ponts et chaussées à Meymac, est situé sur la crâte d'un contre-fort allongé de la montagne dite des Gardes, aux environs de JUeymac. Il consiste dans» une masse de quartz feuilleté presque verticale, s'inclinant légèrement de l'ouest à l'est, encaissée dans le granité.
On y trouve, disséminé en petits amas, le bismuth natif, sulfuré et oxydé. Ce dernier est le plus abondant. Il est accompagné de mispikel,
1, Complet rendiu de 1S40.
de wolft^âiu et de scheèlén, que Ton ^encontre dans presque tou5 les fixions quartzéuli dil Limousin.
L*exploitation à eu lieu à ciel ouVért; le initierai qu'elle a fourrii a été traité d'après un procédé pattiôUlier dft ft M. ringénieur Carnot, et qui parait sati^raire à toutes les corlditious écoiiomiques désirablesi Les travaux de recherche continuent à y être activement poursuivis.
StratuH, noti loin de Montititr-k-Pûrî-^IHéu, sur les rif es de là DON dogue.— Cette miiik é^t indiquée par les ingénieurs^ obmme îtnportânte et ouverte sur un puissant filon. Gomme celle de Ribeyrol, elle appartient & uil faisceau itiétallifëre important qui se développe surtout ft rexiréitiité nord du Cantal. OU y Signale des t^avaui anciens tfès-étendus et on eu a extrait des blocs volumineux de galène '.
Chabrignatf arrondissement de Brives, — Cette mine, explorée déjà dès 4822, abandonnée et reprise dans ces dernières années, a été l'objet de travaux d'installation récents assez considérables. On y travaillait en 4873.
MONTAGNES DU BEAUJOLAIS. — Département da Rbdne.
Cette contrée a été dans tous les temps considérée comme possédant des substances métalliques qui furent l'objet d'exploitations remontant à une haute antiquité. Les Romains y travaillaient et, durant les quatorzième et quinzième siècles, les seigneurs de Beaujeu entretenaient des officiers qui portaient; le nom de gardes des mines. C'est aussi dans le département du Rhône que se ^trouvait le plus grand nombre des mines argentifères que Jacques Cœur, le grand argentier du roi Cliarles Vtl, fit exploiter jusqu'au moment de sa disgrûce, en 4451, en même temps, paratt-il, s'il faut en croire M. Poyet, que celle de Pontpéan en Bretagne et de la Coma dans le Roussilion *.
Charles VI, dans son ordonnance de 4 44 3, rappelle les mines de plomb» argent et cuivre du bailliage et sénéchaussée de Lyon; en 4599, Henri IV accordait le droit de rechercher € mines d'or et d'argent es pays du Lyonnais et du Beaujolais, » et des concessions minérales, comme celle de Chessy, y furent données pendant le dix-septième siècle.
Tout incomplets que soient ces renseignements^ ils suffisent pour montrer qu'à diverses époques de notre histoire il y a eu probablement de nombreuses exploitations métallifères dans les montagnes du Beaujolais et du Lyonnais, et les vestiges de ces exploitations» comme un grand
t. Comptes rendus de 1846.