Arahires oatiODales
longues exploitations du dix-huitiëme sifecle^ on he tirail pas Pargeiit des minerais plombeui, quoique cependant on Tait extrait autrefois, puisque, sur la commune de Saint-Martin-Ia-Sauveté, on retrouve un lieu désigné sous le nom de TArgentière; la méthode d*extraction de ce métal pa^ le patinsoiitoâge, qiii a |)èrhiis d*ôuvrit, dàùs lé Comouailles et ailleurs, un certain nombre de mines abandonnées depuis longteqaps à cause de la iViible tetieui* en argent de letirs minerais, n'était pas connue^ et il est possible qu'aujourd'hui la valeur de l'argent et l'aide des forces doht bfa dtsj)0se, pernlettent â6 tirer uu parti ay^ntagèui^ de quelquesunes de bes miiies.
Leur description, à ce point de vue, qu^a envisagé H. Grtiner, ne laissé pas que d'offrir lin grand ihtél'ét.
Dans tous les cas, la chatnç du Forez, les alentours dû mofat î^ilat et les ver&ahts de là Loire appartenant hn Beaujolais paraissent être essentiellement métallifères. On y voit des faisceaux remarquables et, en même tempâ, toute cette étendue est sillonnée par uti grand nombre dé filons quartzeul et bary tiques atteign$tnt 3, 4, 42 et 45 mètre» de puissance» développant quelquefois leurs crëte^ saillantes àii-deçàùs dii sol, sur % et 3,000 mètres de distance.
Jusqu'ici ils ont été considérés comme des filons stériles ; ils n'pht servi qu'à la production dii quart2 et de la baryte, màiç leuir présence donne à ces contrées lin caractère partlculieir fkvorablé 3 là |)rQductiQii des substances métalliques.
La direction N. C.-S. E., à peu près constante dé Ces fiions^ confirme cette opinion, en montrant qu'ils appartiennent à un phénomène plus général que nous n'apprécions peut-être pas ehcOt*e ^Ufi}sàrnmept.
Ils renferment généralement le quartz a Tétàt giheilU et cristallin ', iU sont souvent nitânis de salbande^ argileuses et oii y rencontre, quoique en faible proportion, la plupart des substances qui ca^'àotëri^ent les filons métallifères, telles quQ la baryte sulfatée, la galène, l'Oxydé dé fer, là blehde et des carbonates diveri^.
Les fllonis barytiques, tels que celql d'Ambiefle encaissé dans les porphyres, où Cent 4ë là commune de Nollieut, doqt l'un fut fouillé pour galène, pàfàissent dignes d'àtteqtion , et , d'après lés observations dé H. Grimer, on est porté à croire et on pourrait mêiné aflSrmèr, d'apirès la manière d'être des filons du même genre dans les contrées voisines, et notainment daiis la HBhte-LOii*e, que lés minerais de plomb et le quarts tendent à remptaeer la baryte danë là profondeur.
Bnfln, tous ceë filons quàrttëui ou barjFtiqUes, possédant Tàspeet zen6, f felbahné bil êàHé, àvee sàlbandës, qiibiqde généralement stériles prèft àé la surface, ou n'y présëiitànt qUe des quantités très-inininiés de stibstànçès Éàétàitiqties Utilisables, se tappl*6(5hent considérablement des flloné tàétalliftres proprement dite.
Jusqu'à présent, pas un d*6ui n'a été Tôbjet d'aucun travail éê phb-
fondeuFt et il serait peut-être bien prématuré de les condamner tous et de ne voir parmi eux que des fiions inutiles.
Mineê et gisements connus dans le département de la Loire*
Le Crozet^ plomb, argent» cuivre. — * Filon dans des granités décomposés. Concession de 4870 sur 230 hectares.
Saint-Priest-la-Prugne^ plomb, argent. — Filon qui paraît important.
Direction, N. £.-S. 0. Elle est recoupée par celle du grand faisceau des filons de Saint-Just et de Saint-Martin.
Minerai^ galène, pyrite cuivreuse, blende, cuivre gris.
Gangue^ baryte sulfatée, spath fluor.
Saint-Martin-laSauveté^ plomb,argent.—Concédéen 1805 sur 4 4, 300 hectares. Puissant faisceau de filons plombeux sur les deux rives de TAix. Travaux anciens particulièrement poursuivis dans le cours du dix-huitième siècle.
Saint-Julien-Molin-Molette^ plomb. — Faisceau de nombreux filons s'étendant depuis Annonay jusqu'au Rhône et au delà aux environs de Vienne. Travaillé de 4747 à 1834.
Saint'Galmier et environs, plomb, argent. — Nombreux filons.
Violât/, plomb, argent. — Prolongement du filon de Joux-sur-Tarare (Poyet) T
Gumières ^cmyre. — Recherches vers 4840 et 4849. Sans travail en 1872.
CàénerailleSt antimoine.
Va/fleurie^ antimoine. — Découvert en 4755. Travaillé avec «>énéfices jusqu'à la Révolution. Repris en 4820 et 4830.
Violay^ antimoine. — Concédé en 4863 sur 709 hectares.
Sainte-Colombet antimoine. — Filon de Montmin. Travaillé au commencement du siècle.
Saint-MarUn'4a'Piaine^ or.* — Travaux anciens inconnus. Tradition.
Radier? — Commune de Tiranges. Signalé par Guillaume Paradin.
Bassin de la Loire. — Saint-Maurice^ BuUy^ Villemontais^ Cheriez^ Saint- Alban^ Renaison^ Saint-Haon^ Ambierie^ Saint^Priest^la-RochCf etc. — Filons pour la plupart inexplorés jusqu'à 1872.
Parmi les mines du département de la Loire, on distingue particulièrement deux principaux groupes ayant formé, dans le siècle dernier, l'objet de deux vastes concessions : l'une autour de Saint -Julien-Molin-- Molette^ s'étendant jusque dans l'Ardèche; l'autre autour de Saint-Just en-Chevalet t Saint-Martin-laSauveté et Sail-sous-Cousan*
Ces mines, travaillées par la famille de Blumenstein à qui elles furent concédées en 4747 et 4728, furent exploitées avec plus ou moins d'activité jusque vers 4840, par conséquent pendant plus d'un siècle.
Les minerais qu'on en extrayait étaient fondus : à la fonderie de Vienne» origine de la fonderie des cendres d'orfèvre qui y existe encore aujourd'hui ; à la fonderie de Saint-Julien-Molin-Holette, et à celle de la Goutte, commune des Salles, entre Noirélable et Sain t-Just-en- Chevalet, depuis longtemps abandonnées.
Il y avait, en outre, un atelier à Honistrol-d' Allier, ouvert en 4743, fermé avant la fin du siècle dernier, et où on préparait les minerais de la Haute-Loire pour les vendre aux potiers comme alquifoux, etc., et des boccards sur un grand nombre de mines.
Concession deSaint-Martin-laSauveté. — Cette concession, d'une étendue de plus de 41,000 hectares, occupe, en tout ou en partie, les communes de Saint'Martinrla'Sauveté^ Saint-Just-en-Chemiet^ Saint-Romain-éT Urféf Juré^ GrézolkSy Lure^ Saint'-Jutien'^Oddes, NoUieux et Saint-^ermaif^ Laval.
Les filons plombeux qu'on y connaît, considérés d'une manière générale, constituent, par leur groupement sur les deux rives de TÂix, au milieu des schistes carbonifères et des roches, porphyriques qu'ils traversent, entre Saint-Germain-Laval et Sain t-Just-en-Che valet, une sorte de puissant faisceau métallifère sensiblement orienté du N. G. au S. E., comme la vallée même, d'une longueur de 18 kilomètres sur 3 ou 4 de large. Leur ensemble parait se rapporter à un grand filon ou filon principal, dit filon de Juré, autour duquel viennent se grouper plus ou moins parallèlement tous les autres.
En les considérant d'une manière plus précise au point de vue de leur direction, on y distingue particulièrement et abstraction faite de divers croiseurs, ainsi que l'a fait M. Tingénieur Lavigne (4873)^, des filons dirigés sur h. i, h. ix à x, h. v à vi et xi à xii. Les filons dirigés sur Th. I, à peu près N. S., d'une certaine valeur, sont caractérisés par des affleurements' quartzo-ferrugineux, par la richesse en plomb et la faible teneur en argent de leurs minerais.
Quelques-uns de ces filons ont donné lieu à des produits importants.
Les filons dirigés sur l'h. ix à x, ou à peu près N. O.-S. E., comprennent le grand filon dont nous avons parlé plus haut. Ils ont une grande importance qui se manifeste par les nombreux travaux dont ils ont été l'objet anciennement et dans le siècle dernier. Ils paraissent former trois faisceaux dont deux surtout sont essentiellement métallifères. Le premier, suivant les rives de l'Aix, de Saint-Germain-Laval à Juré et môme au delà des limites de la concession jusqu'à Ecrat, comprend le filon principal de Juré et une veine latérale qui en est distante de 40 mètres environ, tous deux exploités à Grézolles et à Juré. Le second
1. Mémoire iur lu Mines de plomb argeniifbre de la coneesiion de StUnt'Mar^in'la^ S^,aveté,
Èé itouYfs sur la rive droite de TAix ; il est particulièrement composé de deux fiions distants d'entiroti SOO mètres, allant des Orandes-Ciiaielles Jusqu'aux Combfes, en passant par Seroéaux, Qrézolette, lArgentière^ Snint'Marcel, Chomot et Contensons. Ce foisceau, moins Important que celui de la rive gauche de l*Aix, n'offre pas moins tin grand ititérét par la régularité de Tun de ses fiions et la possibilité de le mettre en exploitation.
Le troisième fhisceati dii système h. ix, parallèle aux grands fiions quartzeux de la vallée de Sairit-Thurin, est plutôt cuivreux qtie plombeux; on n'en connaît réellement pas l'importance, et il présente, de Saint-Thurin jusqti'à Champoly et au-delà des limites de la concession jus(]u'à là Bombarde, une série de Veines puissantes ou peut-éti^e d'amas mëtaililères, teiiant des pyrites de cuivre et des galènes, tantôt dans le porphyre qtiartzifère, tantôt dans lés schistes et calcaires carbonifères. Les faits que l'on peut observer dans cette partie du département de la Loire, d'après les descriptions qui en ont été données, indiquent la puissance d'actions métamorphiques prolongées, favorables certainement à la concentration de substances métalliques, et il est possible que ces remarquables fiions qtiartzéux qu'a signalés H. Griiner dans la vallée de Saint-'Thurin soient eux-mêmes des filons métalliques à une certaine profondeur.
Le système h. ▼ à vt, ou presque B. 0., est surtout représenté dans la concession par un filon, d'une grande importance et celui sur lequel les travaux ont été le plus prolongés. Ce flloq traverse les porphyres granltoîdes et quartzifères et les schistes trappéens du mont a'Urfé.
Il offre cette particularité de présenter le cuivre gris argentifère que M. Lavigne y a reconnu et (^Ue Ton n'a pas signalé dans les faisceaux des deux rives de l'Ait.
La direction h. xt et tii, ou à peu près N. S. magnétiqtie, se rapprochant beaucoup de la direction h. l, comprend particulièrement quelques filons plombeux et surtout des filons de niispikel que l'on rencontre surtout aux environs de Sairtt-ThUrln. Leur importance n'est pas connue, mais jusqu'à présent elle paraît très-secondaire.
8i maintenant oii classe d'après ces directions les divers lieux sur lesquels les travaux ont été exécutés, travaui pratiqué^ souvent sur le prolongement des mêmes filons, on pourra former le tableau suivant, dressé par M. Lavigne, qui donne une Idée des nombreux points d'attaque et de l'importance de ces travaux en ces points divers.
Nous devons ajouter qu'on trouvera les m^m^s indications dans la i)6^ eriptnm géoiogiguê de ta Loire, par M» Prûner,
EC