‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 90 sur 194 · Staiiêiiquê minéraloçique de P Ailier m · texte numérisé non relu

Staiiêiiquê minéraloçique de P Ailier m

penf^ de Nizerolles et de Ferrières, donnant de la galène et principalement du cuivre, mériteraient d*étre étudiés plus qu'on ne l'a fait jusqu'à présent, et surtout le gisement de Saint-Christophe^ si nous nous en rapportons à la description qu'en a donnée M. l'ingénieur Boulanger.

D'après cet ingénieur, ce gisement, découvert après 4840, consiste en un filon dirigé N.-S. au milieu des granités porphy roides. Il est formé de quartz et d'argiles stéatiteuses imprégnées d'oxyde rouge de cuivre et de cuivre carbonate vert.

Les quelques travaux qui y ont été pratiqués ont reconnu que le minerai était à l'état de lentilles comme celles de la Prugne, et on en avait trouvé une de 8 à 40 mètres de longueur avec \ mètre de puissance. On a abandonné ces travaux quand, au delà de cette lentille, on rencontrait une matière noire qui paraissait être du sulfure de cuivre rendant en moyenne 6 pour \ 00 de métal, teneur actuelle des mines du Corpouailles et du Devon.

Les travaux, dit H. Boulanger, ont été interrompus sans motifs plausibles. En présence des caractères que nous venons d'énumérer, qui promettaient probablement de nouveaux amas plus importants que ceux qu'on avait découverts, on doit regretter la suspension de ces travaux. C'est ainsi que ces contrées ont été peut-être privées d'une mine qui pourrait être en activité.

Saligntff manganèse. — Dans la concession de Saligny, le granité et les terrains anciens forment un pointement au milieu des terrains tertiaires. Le manganèse constitue dans les premiers un gisement qui présente encore abondamment le minerai de fer. Le minerai parait y former des amas dont l'un a été épuisé, et les recherches faites après 4844 n'ont conduit à aucun résultat. Dans l'espace de dix ans, après 4826, on en a extrait annuellement 3,500 quintaux de manganèse.

Pour terminer ce que nous avons à dire sur l'Âllier, nous remarquerons que de nombreux indices de mines se rencontrent dans l'arrondissement de Montluçon, sur les rives du département de la Creuse, et sur toute la lisière méridionale de ce département au-dessus de Gannat et de Montaigut, où peuvent se poursuivre les puissantes traînées métallifères que l'on remarque dans le Puy-de-Dôme.

Département de la Loire.

Ce département possède une région montagneuse très-développée qui comprend le massif du Forez, la chaîne du mont Pilât et la partie de la chaîne du Beaujolais appartenant aux versants de la Loire.

Les granités, gneiss et micaschistes y occupent une étendue considérable. Le terrain houiller y est représenté pnr le puissant dépôt de Saint- Étienne où la houille est exploitée depuis des s ccles,et Ton y trouve un

dé¥elbppement impbrtant de grès, schistes et calcaires carbonifères» de^ porpliyres granitoîdes ^i quartiifères, quelques pointements atnptaiboliques ou serpentineui> des ématiations dioMtiques et plusieurs cônes basaltiques formés pendant la période tertiaire.

La géologie de ces contrées a été particulièrement éclairée par M. Vinspeoteup général Grûper^ et, dans sa Gëoiogiede la Loire, on trouvera les détails les plus nonibreui sur la constitution du pays, eii même tqmps que beaucoup d*aperçus intéressants relatifs à des questions générales de l'ordre le plus élevé.

On connaît dans le département de la Loire un grand nombre de gisiiinents métallifères. Ils ont été décrits pour la plupart^ aveb grand soin, par M. Grûner qui a aussi recueilli tous les renseignements connus jusqu'alors { ils avaient été signalés depuis longtemps par Passinges dans le Joumçil des Mines.

Ces gisements paraissent avoir été exploités très-anciennement. D'après Jars\ les travaux dont ils étaient l'objet remonteraient au onzième ou au douEièmé siècle, au temps des comtes du Fores, et ils auraient été encore en grandq activité pendant le seizième siècle. Nous ne possédons à cet égard aucun renseignement positif, et nous n'avons retrouvé qu'un seul document de 4390 ' relatif au traitement des minerais des mines de plomb de Castro de Bussy que l'on exploitait à ce moment. Hais si les documents historiques font encore aujourd'hui défaut, les preuves de l'existence des anciens travaux se voient sur un grand nombre de points, et on les a particulièrement reoohnues lorsque, dans le dix-huitièmè siècle, on a attaqué les filons sur lesquels ces travaux aTSietii été ou* verts.

Un gr^d nombre des filons du département de la Loire cet été, en effet, plus ou moins travaillés depuis le commencement du siècle dernier jusque vers 4830. Abandonnés ft cette dernière époque, oii n'y a (bit de* puis que bien peu de travaux, et en 1879 on n'y connaissait pas d'autres ouvrages de mines que ceux de la concession du Grozet, près de la Pacaudière. De 4872 au commencement de 4874, la situation s'est peu modifiée; mais des études nouvelles et des explorations ont été faites en plusieurs points, ainsi que nous le verrons dans les détails que nous allons exposer.

Le caractère général des mines de plomb, qui sont les plus nombreuses, a été jusqu*à présent une faible teneur en argent variant de 30 à 420 grammes aux 400 kilos de piomb. Elles ne paraissent avoir pu être exploitées, pendant plus d'un siècle, qu'en vertu de l'élévation des prix du plomb qui, depuis cette époque, se sont notablement abaissés.

Il est pourtant hécessaire de remarquer que, pendant la durée de ces

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