‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 93 sur 194 · Géologie de la Loire, par M. GrUoer · texte numérisé non relu

Géologie de la Loire, par M. GrUoer

Saint-Martin. Le nom de rArgentière, conservé à Tune des localités des environs de Saint-Marlin, montre aussi l'existence d*anciennes exploitations en môme temps qu*il en indique Tobjet.

Tous ces travaux étaient inconnus et oubliés, quand en 4728 deux concessions furent données à M. de Blumenstein, sur plus de 7,000 hectares chacune, autour de Saint-Martin-la-Sauveté et de Sail-sous-Couzan. Ces deux concessions, rectifiées en 4805, furent réduites à retendue actuelle de i 1 ,300 hectares.

, Ces travaux, commencés en 1729, furent poursuivis jusque vers 1844, quoique très-faiblement dans les derniers dix ans^

4729-4751.— On travaille à GrézoUette et au Poyet. Ce sont les seules mines exploitées alors sérieusement dans le Roannais. Pendant cette période le nombre des ouvriers n'est pas de plus de 400, et le produit annuel varie de 15 à 4700 quintaux métriques de galène rendant à la fonderie de 48 à 50 pour 400 de plomb. C'est l'une des périodes les plus florissantes de Saint-Martin.

4751-4762. — Le Garet s'ajoute aux deux mines précédentes» mais l'extraction n'y devient importante qu'en 4758, tandis que Poyet décline sensiblement dès 4750. Le produit des mines atteint son maximum de 6,830 quintaux anciens, environ 3,400 quintaux métriques, en 1758, pour s'abaisser de nouveau et revenir au chiffre moyen antérieur. On ouvre les mines de Charmay et d^Fsserlon en 4764 et on multiplie les attaques.

4763-1790. — En 4763 on attaque le filon de Grézolles qui devient important, et on abandonne les filons de GrézoUette, Ësserlon, Charmay; on construit un boccard à Grézolles et on ouvre une nouvelle mine à Marcilleux; on commence à travailler le filon de Juré en 1785. La production annuelle était d'environ 1,700 à 2,000 quintaux métriques.

4790-4806. — Les événements de la Révolution nuisirent à la prospérité des mines de Saint-Martin; néanmoins elles restèrent en activité à cause des hauts prix du plomb et des fournitures que réclamaient les armées de la République. Les ouvriers manquaient. La production diminuant fut moyennement de 42 à 4 ,300 quintaux métriques de 4790 à 4793, et de 8 à 900 de l'an IV à l'an XIU.

4804-4810. — En 4806 on ouvre de nouveau GrézoUette, ce qui augmente la production. Celle-ci descend en 4809 par suite de l'abandon du filon de Poyet.

4840. — Installation d'une machine à vapeur sur le filon de Juré.

4826. — Abandon de la mine de GrézoUette et des parties basses du filon de Juré.

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