JUIF ERRANT. I
errer jusqu’à la fin du monde , et à errer sans repos. La tradition veut qu’il ait toujours cinq sous dans sa poche , et que ces cinq sous reparaissent, quand il les a dépensés. De siècle en siècle, cette tradition se rajeunit ou se renouvelle, en annonçant que le Juif errant a paru dans certaines villes. Il est inutile de dire que ce conte est un symbole vulgaire de la situation politique des Juifs, disséminés par le monde.
Il y a encore certains êtres merveilleux , d’origine orientale , qui doivent trouver place ici : nous voulons parler des sept dormans qui ont une si grande analogie avec Epiniénide, et que l’examen des anciennes traditions ferait retrouver dans plus' d’une contrée de l’Europe. Cette fois , la légende arabe est empruntée à la légende chrétienne.
Les sept dormans étaient sept martyrs, qui reçurent la mort soiis l’empereur Dèce, et qui ayant été ensevelis dans une caverne, y sommeillèrent pendant plus de deux siècles. La même faveur fut accordée à leur chien , être merveilleux, fort révéré des Orientaux, et dont le nom leur paraît être du plus heureux augure. On le marque , dit
Diùl''/ed by Gf-ogle
IIO