DES PRINCIPAUX OD.VRAGES RELATIFS A CETTE MATIEEE
Ouvrages qui traitent spécialement de Part divinatoire .
ARTEMIDORI Daldiani philos^hi de sorn~ niorum interpretatione , lib. v, a Jano Comario latinâ lingaâ conscripli. — Ce livre a été traduit en français et dans presque toutes les langues. C’est un des ouvrages les plus complets qu’on ait sur la matière , et il a l’avantage de faire connaître les idées des anciens sur la divination par les songes.
BELOT (Jean), curé de Milmont. Ses œuvres contiennent ; la Chiromancie , phjrsionomie, l'Art de mémoire. Traité des divinations, augures et songes. Rouen, 1688. In-ia.
APOMAZ AR, Des significatio(i 5 et événerpens des songes. Paris, i 58 i. In-8®,
HIERONIMI CARDANI somniorum sjrnç-
BIBLIOGRAPHIE
5/or«/n libri iv, i 585 . In-40. — Comme dan» tous les ouvrages de Cardau, ou remarque dans ce livre une vaste érudition.
LENGLET DUfRESNOY, Dissertation sur les apparitions, les 'visions et les songes.
4 vol. in- 12. — Ouvrage curieux et qui jouit d’un assez grand succès.
L’ART de se rendre heureux par les songes en se procurant telle espèce de songe qu'on puisse désirer. In- 12. — Le titre singulier de cet ouvrage suffit pour le faire juger. La lecture en est assez amusante. Quelques personnes l’ont attribué à Franklin.
PEUCEJJ.I commentariiis , etc. Francofurti^ 1693. — Les commentaires de Peucer, qui roulent sur les principales espèces de divination ^ ont été traduits en français en i 584 > L’ouvrage ne manque pas d’érudition.
CKASSET t Dissertation sur les oracles et les sibylles, etc. Paris, 1678.
On peut joindre à cet ouvrage le traité de Gommier, sur la même matière , et le Panthéon des oracles divertissans, publié en i 654 .
FONTENELLE, Traité des oracles. — Ce ■ livre, écrit d’une manière fine et spirituelle, eut beaucoup de succès quand il parut : on a écrit pour le réfuter deux gros volumes chargés d’une érudition pédantesque, qui tombèrent dans l’oubli.
DES SGIEJSCES OCCULTES. a65
NO.STRADAMUS, ses prophéüts, Troyes y 1 570. In- 8 °. — Avec uo pea d’imagination on peut trouver dans les prophéties de Nostradainns tont ce qn’oii veut y rencontrer. Ses Centuries sont écrites en vers passablement mauvais.
On doit y joindre les Centuries d’Antoine Mizaud, le Mirabilis libery et les Prophéties de sainte Césaire y qni , depuis quelques années y ont repris de la vogue, parce que , dit-on , plusieurs événemens de la révolution y ont été clairement prédits.
LA PROGNOSTICATION pantagrueline , imprimée près d’un demi - siècle avant les Centuries de ISostradamus , est , comme le dit M. Nodier, la satire la plus comique et la plus ingénieuse de cette infirmité de l’esprit humain. ( V. Mélanges d’une petite biblioth. Il y a des choses curieuses sur les songes et sur Nostradamns.)
MOULT, Prophéties perpétuelles et très-curieuses. Paris, 1741» — Ouvrage curieux.
"VOLUSPA. T, les Eddas pub. par IIesenius.
— Ce sont les oracles sibyllins des peuples du Nord.
Astrologie , astrologie judiciaire , chiromancie y métoposcopie.
APHORISMES d astrologie, tirés de Ptolé-
^66 bibliogrü!phie
mée, Hcrtnès, Cardan, Munfœdus , traduits en français par A. C. , et augmentés d’une préface par Meyssonier. I,yon , 1657. In-i2. — Cet ouvrage, extrait des astrologues les plus célèbres, donne une idée assez complète des principes de la science , et peut prouver mieux que toutes les disserintious du monde combien sont illusoires les bases sur lesquelles elle s’asseoit.
ROYER DE LA BLINIÈRE. Traité des influences célestes et terrestres. Avraucbes,i67 i. In-S". ■ — Ce traité curieux est devenu rare^
PORTOE (J.-B.). Phjsiomîœ celestis, lih. vi.
Lugd. Bat., 1645. ■ — Cet ouvrage d’un célèbre astrologue italien a été probablement d’abord écrit en langue vulgaire ; il a joui, parmi les rêveurs, d’uue haute réputation.
VILLON ( Ant. de). L’Usage des Ephémerides , avec la méthode de dresser et corriger toutes sortes de figures célestes , etc. Paris, 1624. 2 vol. in-8“. • — C’est un des traités les plus détaillés qu’on ait écrits sur l’art de deviner par l’inspection des astres.
Pourvu qu’on joigne à cet ouvrage l’Astrologie d'OxHON (latin); celle de JeanTAXii.; et le traité de Rantzeau, sur la meme matière , on peut devenir fort grand astrologue.
OGERFERRIER, Jugeinens astronomiques iiir Içs nativités. Lyon, i 58 i. — Cet ouvrage.
roule particuUèremeut sur les divers horoscopes qu’on peut tirer d’après la dispositioir des astres, lors de la naissance d’un dndividu.
Angkli , Carello , Magini et Goclen ont écrit à diverses époques sur la même partie de l’astrologie, de meme qn’AssuERUs, Gawivet, Augol et Perchon ont traité de celle qui a rapport à la médecine. •
Si l’on est curieux de lire les divers ouvrages qui ont été écrits contre l’astrologie, on peut consulter :
MOLLAN , Cartel aux judiciaires et céloteurs astrologues. Lyon, i 585 . — C’est un des pins anciens traités stlr ceUe matière.
HEURTENYN, L’Incertitude et tromperie des astrologues judiciaires, avec la condamnation de leur art. Paris, 1619. In-8®.
On peut joindre à cet ouvrage le tiaité de PiTHOis ,‘et celui de Bordelom qui a joui d’une grande estime, et qui parut eu 1689,
DRYANDRUS, de Chiromantiâ, lib. ni.
Malpurgi, i 538 . — C’est un des plus anciens traités que l’on connaisse sur la chiromancie.
TAISNIERI Opus chiromantiæ absolutissimœ theoricam et artem continens, etc. Colonise, i 56 a.^ — Cet ouvrage a été traduit en français, et est un des traités les plus complets qu’on ait sur cette matière. Il contient oüze cent quatre-vingt-dix figures de mains différentes.
a68 BIBLIOGBAFUiE
TRICASSE DE CERESARS ( i583 ), PerwcHio (i633)y SicLAiR ( i666)y Rampaele, Catan f Indagire y ont également écrit sur la . chiromancie.
CARDANI Metoposcopia. Lntetiæ, i658.
In-fol. — Cet ouvrage de Cardan y traduit en françab par LaurekdiÈre, est à coup sûr un des plus anciens qu'on ait écrits snr la physiognomonie. 11 est divisé en treize livres et contient hait cents figares de la face humaine. 11 est suivi du Traité de Melampus.
La Physionomie humaine de Porta ( 1 660 ), la Physionomie naturelle d’Ant. Dumodeiit, (Lyon, i55o), et l’oc^ragc plus ancien de Barthélemy Cocxè^ (i546), sont des traités plus ou moins complets sur la même matière , parmi lesquels on distingue surtout celui de Porta.
LAVATER ( Gaspard ). Essai sur la physiognomonie. 3 vol. in*4“. — Cet ouvrage est trop célèbre pour qu'on le fasse connaître ici plus en détail.
DE LA TAILLE. La Géomancie pour savoir les choses passées y présentes et futuresy etc. 1 547.
Et joignant à cet ouvrage ceux de Pisis ( 1637 ) et de Conoims (1726 ), on saura tout ce qu’on peut savoir relativement à l’art de devineir par les cercles tracés sur * la terre , et même par le marc de café.
DES SCIEirCES OCCULTES.
ETTEILA (Pseudonyme Aliette). Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommé tarot, avec la Philosophie des hautes-sciences , etc. 1783. — C’est , je crois , la dernière édition des divers traités d’Etteila snr la cartomancie; il contient des renseignemens snr plusieurs antres genres de divination.
Voyez également Laurent Lbsprit, sur les Dez ( 1549) ; et l’ouvrage de Vaudremost.
VALLEMONT. Traité de la baguette divinatoire. 1693. — C’est un des plus anciens traités de rhabdomancie moderne.
DISSERTATION sur la baguette de Jacques Aimar, par Barbibr. — A fait beaucoup plus de bruit en 169a. *
Boudot (1697), André Renaud (1693), ont écrit contre celte science.
TRISTAN ( le comte de ). Essai de Bacillogire. In-8°. i8a6. — Cherche à expliquer par les lois de la physique et par la propriété conductrice des corps pour l’électricité , les divers effets de la baguette divinatoire.
Kabbale, magie, évocations.
CLAVICULÆ Salornonis. — Nous ne répéterons pas ce que nous avons déjà dit snr l’authenticité de cet ouvrage; il y en a une édition jointe à la Magie des anciens d’ARBATEL , et à la Géomancie de Yegeliüs (Franc. 1686), qui
BIBLIOOHAPRIR
est estimée. On prétend qne l’onvrage a été traduit par le raLin Adognazar. — Je connais plusieurs MSS. de cet ouvrage; il y en a un célèbre indiqué dans le Cat. des livres curieux^ singuliers et rares, i 8 o 5 .
SALWIGT. Opus ma^o-cabalisticum et theologicum. Francfort, 17 iq. — Cet ouvrage, écrit en allemand, est un des livres les plus curieux qu'il y ait en ce genre; il traite non-senlement des créatures invisibles, mais du système magique de l'univers , et de la position du paradis.
HORST ( Grég.-Conrad). Bibliothèque magique (en allemand), a vol. in-8°. 1820 et 1821. — Ouvrage rempli de faits importans.
VILLAR le comte de Gabalis , ou Entretiens sur les sciences secrètes. 1 700. — C’est le traité qne l’on consulte habituellement, mais il n’apprend rien snr la véritable kabbale des Juifs.
Prc DE La Mirandole, Khunrath ( iSqS, lat.), REDCHniit, Voir Velling (1735), én disent infiniment davantage.
AGRIPPÆ (Cornelii), de Occulta philosophiâ. i 533 . — Cet ouvrage célèbre a été réimprimé mainte et mainte fois. Il a été traduit dans presque tontes les langues, et il n’est pas bien certain qne son auteur crût à ce qu’il avait écrit.
Les Œuvres magiques cC A grippa f'^axV. d’A-
DES SCIEHCE5 OCCULTES. 27 1
»\R, avec des secrets occultes^ 1727» renferment tout ce que les amateurs peuvent désirer eu ce genre.
Il serait cependant bon d’y joindre les ou* vrages suivans :
BONA. Traité du discernement des esprits.
VALDERAMA. üist. générale, du monde.
BEKKER. Le Monde enchanté. 4 vol. — Ouvrage ennnyeux , mais qui fut fort utile quand il parut > et qù’on doit considérer sons le rapport historique.
MALDONAT. Traité des' anges et des démons. 1616.
Crespet et Montroeii. peuvent terminer ce coup d’œil déjà trop étendu sur la bibliologie kabbalistiqne, et de la haute magie.
FI ARD (l’abbé). La France trompée par Us démonolâtres. i8o3. — Ouvrage carieux à cause surtout de l’époque où il a paru.
Magie blanche.
DECREMPS. Magic blanche dévoilée. 3 vol.
in-8 °. — Suite de la magie blanche. 1 vol. in-8®. — Cet ouvrage d’un homme .remarquable à tous égards et qui est mort dernièrement, renferme la solntiou la plus ingénieuse de tous les
BIBLIOGRAPHIE
Tk’J'X
tours d*escamotage connus dans le dix-huitième siècle.
♦ GALE’S, Cabinet of knowledge or miscellaneous récréations y etc. i vol. in-ia. — Ce petit ouvrage anglais est rempli d’expériences curieuses.
LE VENTRILOQUE, ou C Engastrimithie , par DE La Chapelle. Paris, 177a. i vol. in- 12.
Démonologie , sortilèges , enchantemens, sorciers, possédés.
BODINI de Magontm demonomaniâ. i6o3.
— • La Démonomanie des sorciers de Bodin a été traduite en allemand et en français dès i58a. L’auteur est un des plus terribles ennemis du malin esprit , et il décrit ses ruses dans tons les détails. C’est à juste raison qu’il se donne à Ini-méme le nom de fléau des sorciers.
NODÉ. Déclaration contre L’erreur exécra^ hle des maléflciers , sorciers, enchanteurs, etc. 1578 . — L’auteur, qui était minime , est encore plus ardent dans sa haine que Bodin.
WIER. Cinq livres de t imposture et tromperie des diables, etc. iSSg. — Cet ouvrage, traduit du latin, a déjà été cité; il a en plusieurs éditions. On peut y joindre le Pandœmonium.
L’ouvrage de Massé (1579), qui roule sur la même matière , est pour le moins aussi détaillé.
LETTRES de M. de Saint- André au sujet
des maléfices et des sorciers. Paris, 1725.
En joignant à cet ouvrage la réponse de M. Boissier, on aura nn cours de déinouomanie ‘ assez curieux,
DÆMOMACI, hoc estf de Obsessis à spiritibus dærnoniorum, a Petro Thyrko. iSgS. • — 11 y a en plusieurs éditions de ce traité.
TRAITÉ de }a mélancolie : savoir si elle est la cause des ejjets qiion remarque dans les possédés de Loudun. I’j35.
Si l’on joint à cet ouvrage Vflistoire des diables de Loudun^ 175a; V Histoire de Jean Bertet y I73a; on aura une juste idée de la manière dont on considérait la sorcellerie à cette époque assez rapprochée de nous.
ÏJ Histoire de la possession des religieuses de Louviers, par Boisroger, renferme des extravagances analogues.
LAVATER (Loys). Trois livres des appari~ tions des esprits, etc. Zurich, 1 58 1. — Ouvrage très-complet sur cette matière.
LE LOYER. Livre des spectres ou apparitions, etc. Angers, i586. In-4“. — Livre classique en ce genre, plus estimé que Taille- Pied, qui a paru en 1616, etScHELVio, qui date de 1709. D. Calvet (i75x) a plus d’érudition que Le Loyer.
LE LIVRE des prodiges, etc. Paris, 1802.
— Ce livre a été, je crois, réimprimé.
SCIENCES OCCULTES. l8
BIBLIOGRAPHIE
BROGNOLO m'afiuele exorcistorum ac parochomm. Lugd. i658. — Après avoir fait connaitre les livres qui ont rapport anx spectres et aux possessions, il était bon de signaler un des meilleurs livres d^exorcisme.
PoLiDORE, Mero et Stampa ont donné le Irézor de V exorciste. 1608 .
Eynathen est antenr d’an Manuelcpx\ a para en 16 x 9 et qui roole sar la meme matière.
Alchimie^ philosophie hermétique, pierre philosophale.
DIVI RAYMUNDI LULLI Ars inventîva nyeritatis. Tabula generalis. Comment, in easdem. 1 5oo. In-fol. — C’est l’édition princeps d’nn des plus faraeax traités d’alchimie qai ait été écrit. 11 a été réimprimé en i5x3, i546, 1578 , et abrégé, sons le titre de Codicilus seu Vdde mecum Raymundi Lulli, en 1602 , par Geumair.
BERNARD DE TREVISAN. La Turbe des philosophes et la parole délaissée, suivie de deux traités de Drebdel.
ARNALDI VILLANOVANI Opéra omnia.
i585. — Cet ouvrage du père de la chimie contient de précieuses origines an railiea d’extravagantes rêveries.
AUREQLI Pb. PARACELSI de summis naturœ mysteriis, lib. iii. Ejusdem archidoxo-
DES SCIBIVCES OCCULTES. 3^5
rum de secretis naturœ mjrsterüs , lib. x. 1670, In-S". — Pour comprendre l’importance de cet ouvrage , où tant d’erreurs se trouvent mêlées à la vérité, il faut se rappeler que Paracelse était le plus grand médecin de son temps, et qu’il prétendait avoir trouvé le grand-œuvre. Ses ouvrages ont été réimprimés fréquemment.
LES TROIS Traités de la philosophie 7 -e//e d’ARTHEPHiüs, Nicolas Flamel et Synesius, trad. par Arnaud de La Cuevaluerie.
— Ouvrage estimé des adeptes.
11 eii est de même de d’Espagnet (i65i), Nüisement ( 1620 ), Gabetxa (i6i5), Maier ( i65i) (ce deruier a été fréquemment réimprimé), Norton (i63o), Rochas ( 1643 ), Valentin , r A gneau ( i 65 2) , et de la Théotechnie ergoscomique de Rarlet(i 657) , qui fut suivie des Secrets cachés de la philosophie par Grosset de La Haumerie (1722).
I.E ’^UKOIK d'alchimie de Jehan de Meüng, avec la Table d' Emeraude d’IlERMÈs, les secrets de Kalir juif , ensemble V Admirable puissance de l’art de la nature, par Roger Bacon. 1712 . — Avec ces trois traités on sera l)ien malheureux si l’on ne trouve point le grand- (cuvre , surtout si on a la patience de les lire, PLANIS CAMPI (i633); le Tombeau de la pauvreté par un philosophe inconnu (1C73); /<7 fjimièrc tirée du chaos (f] S h), parGnASSOT;
BIBLIOGBAPHIF.
et le Règne de publie en 1780,
CHEVALIER (Sab. H. de). La Clef du sanctuaire philosophique, 1784. 8 vol. in-i2.
.EXISTENCE de la pierre merveilleuse des philosophes. Paris, 1788.
LE PYM ANDRE. — C’est un livre attribué à Mercure, et composé dans les premiers siècles de l’Eglise. Il renferme les principes de la philosophie hermétique.
LENGLET DUFRESNOY. Catalogue raisonné des écrivains qui ont écrit sur la philosophie hermétique. 3 vol. in- 1 2. — Livre consciencieusement fait.
Sociétés sécrètes, illuminisme, magnétisme animal, extase.
AUREUM Spéculum redivivum sapientùe Domini. Opus Theosophus, Henrici Madathani medici et aureæ crncis fratris. Altona, 1785. In-fol. — Cet ouvrage, écrit en .illemand, est d’une très grande rareté; il contient, dit-on, les plus hauts secrets de la kabbale, de la philosophie hermétique et de la maçonnerie.
EFFROYABLE paction faicte entre le diable et les prétendus invisibles. 1623.
EDICT d’Espagne contre la détestable secte des illuminés. 1723. In-8“. — Les titres seuls de ces deux ouvrages fout assez comprendre dans quel esprit ils ont été écrits.
DES St^EirCES OCCULTES. 377
SAINT-MARTIN OU le Philosophe inconnu.
( V, Biographie. )
BŒHM (J.). Les Trois principes de l’essence divine , etc.
NAUDÉ. Instruction à la France sur la 'vérité des frères de la Rosé- Croix. i6a8.
LA MAÇONNERIE écossaise comparée avec les trois professions et le secret des Templiers du quatorzième siècle.
ORIENT de Londres (1788) meme té des quatre 'vœux de la compagnie de Saint-Ignace^ et des quatre grades de la maçonnerie de Saint- Jean. 1788. 2 t. en I vol. in-8".
Les plus secrets mystères des hauts grades de la maçonnerie dévoilés y ou le 'vrai rose-croix. Jérusalem,, 1768.
RITUEL MAÇONNIQUE pour tous les RP tes^ par le Chev.*. de tous les Ord.*. Mac.*. In-8“.
SWÉDENBORG. Arcana celestia ou Arcanes celestesy Recueil des mystères célestes et spL rituels cachés sous la lettre de la parole de Dieu, renfermant particulièrement l’explication de la Genèse et de l’Exode. 8 vol. in-4->.* Londres , 1747, 1758. — Il faut joindre à ce grand ouvrage : de Cœlo et inferno , lySS. Ue Nova Hierosolymâ^ X758. De Ultimo judicio, Sapientia angelica, Amst. 1763. Apocalypsis revelata, 1766. Deliciœ sapientite de amore conjugiali.
BIBLIOGRAPHIE
aj8
1758. Summaria expositio doctrinœ novœ rcclesicBf 1769. De Commvrcio anima' et cor poris, 176g. — Swedenborg a publié des ouvrages d’anatomie et de médecine; il a laissé de nombreux manuscrits d’ouvrages tbéosophiqnes, parmi lesquels on a fait imprimer Clavis /tierogljphica arcanorum natiiralium et spiritnaliiim, 1784. Apocalypsis explicata y 1785 à 1789.
4 vol. , etc. — La plupart de ses ouvrages ont été traduits en français, par J.-P. Moet.
DELEUZE. Instruction pratique sur le magnétisme animal. Paris, r 8 a 5 . In-12.
Le même. Histoire critique du magnétisme animal. Paris, 1819. 2 vol. in-80. La première édit, a paru en 18 13.
BERTRAND (Alex.). Traité du somnambulisme et des diverses modifications qu’il présente. 182a. I vol. in-8®.
Le même. Du Magnétisme animal en France, et des jugemens qu’en ont porté les sociétés savantes, et suivi de considérations sur l’état d’extase dans les traitemens magnétiques. 2 vol.
in - 8°. — Cet ouvrage, d’une haute importance, renferme une doctrine qui mérite l’examen le plus approfondi des observateurs.
( V. Xintrod.')
VIREY, art. Magnétisme animal du Dictionnaire des sciences médicales.
ESQUISSE de la nature humaine expliquée
DES SGIEMCBS OCCULTES.
par le magnétisme animal. Paris, 1826. In-8®. — Cet oavrage, écrit d’une manière simple et élégante, renferme des passages pleins- d*inté> rèt. L’autenr prépare un ouvrage très-important sur la physiologie psychologique.
L’HERMÈS ^journal du magnétisme animal, — Recueil mensuel qui a para durant plusieurs années , et contenant souvent des articles curieux on importans, notamment de l’autenr de l’onvrage précédent.
Ouvrages critiques et philosophiques, ou qui renferment des renseignemens importans, publiés récemment sur les sciences occultes,
COLLIN DE PLANCY. Dictionnaire infernal. Paris, 1822. 4 vol. in-8<>, avec un atlas. 2® édit. — Oavrage curieux qui renferme nu grand nombre de faits.
GARINET (Jules). Hist. de la magie en France. Paris, t8i8, i vol. in-8®,
• SALGUES. Des Erreurs populaires. Paris, dernière édit., 1829. 2 voL in-8®.
EUSÈBE SAL VERTE. Des Sciences occultes, ou Essai sur la magie, les prodiges et les miracles. Paris, 1829. 2 vol. in-8". (V.r/ntroff.) — Une des choses les plus curieuses de cet ouvrage, est le passage où l’antenr prouve que les anciens connaissaient les phénomènes de l’électricité et les paratonnerres.
BIBLIOGAAPUIE
ECKSTEIN ( barôn. d’ ). Le Catholique. Paris, i 83 o. ï6 vol. in-8®. Cet ouvrage périodique renferme de précieuses considératioiis sur les doctrines magiques de divers peuples de l’antiquité, notamment sur la magie des peuples du Nord , sur les nombres, etc., etc.
REIN AUD. Monumens arabes, persans et turcs du cabinet de M. le duc de Dlacas et d’au^^ très cabinets, considérés et décrits d’après leurs rapports avec les croyances, les moeurs et l’histoire des nations musulmanes. Paris, 1828.
2 vol. in-8°, avec pl. — Tel est le titre que doit porter désormais le livre de M. Reinaud. Noos devons à l’obligeance de cet orientaliste, distingué une explicatien nouvelle du mot hedouh, qui joue un si grand rôle dans la magie orientale, et qu’on prétend être gravé sCm: l’anneau de Salomon. Ce mot, dont on a ignoré jusqu’ici la véritable origine , paraît avoir one source purement kabbalistiqne , selon M. Reinaud. « Nous avons dit que les Orientaux attachaient d’immenses vertus aux carrés :
et qae souvent ils traduisent chacun des chiffres qui composent les carrés, dans la lettre dè l’alphabet arabe qui en exprime la valeur numé-
. UFS SCIENCES OCCULTES. sSl
raie , ce qui forme les combinaisons suivantes :
D T B GHZ H A V
En lisant comme les Oriéntanx ces conibinaisons de lettres de droite à gaucbe, et en tenant compte des lettres qni forment les quatre angles, on a celles B. D. V. H., et c’est tout jastement, au manque de voyelle près, le mot bedouh : ainsi le mot bedouü est l’équivalent des carrés magiques. On pourrait encore faire remarquer que la valeur numérale des quatre lettres qui composent XtmoX^bedouhy est 2468 ; c'est la proportion arithmétique a : 4 • ^ ^ , dout l’exposant est toujours a. Quelques Orientaux n’ont pas hésité à dire que le mot bedouh est un des noms de la diviuité. »
MASSIAS (baron). Traité de philosophie psyco-physiologique. Paris, i 83 o. i vol. in-8“.
— Dans cet ouvrage , M. Massias ramène tons les faits du somnambulisme à ceux de la vie ordinaire. C’est l’homme considéré dans son état anormal , pour compléter la connaissance de l’homme qui fait l’unique objet du livre.
BALLANCHE. Essai de palingénésie sociale.
— Dans ce bel ouvrage on l’auteur montre un sentiment si élevé de l’antiquité, on trouve des réflexions de la plus haute importance sur
a8a BIBLIOGRAPHIE DES SCIENCES OCCULTES.
rharaspicine et sar les oracles. Noos rappellerons ici y à propos des oracles primitifs de tons les peuples , « qu’il est fortement à présumer que, dans l’orig^ine, ces êtres providentiels ne s’expliquaient que sur des faits providentiels,' c’est'à-dire sur des faits généraux; que. ce fut une dégénération de ces sortes d’oracles , lorsqu’ils s’expliquèrent sur des faits particuliers, sur des destinées individnelles. » £t plus loin l’auteur s’explique ainsi : « Les'idées des anciens sur l’harnspicine , nous le représentent comme une science fondée sur une grande loi cosmogonique*, la distinctiou des âmes. » Relativement à l’examen des entrailles palpitantes , M. Ballanche émet une idée curieuse ; il pense que l’haruspice y cherchait les derniers monvemens d’une âme qui allait bientôt s’échapper pour sé confondre avec l’âme universelle.
VOCABULAIRE