‹ Tableau historique des institutions modernes, contenant, pour chaque peuple, l'organisation politique, administrative, judiciaire ... Par m. Malepeyre aineChapitre 22 sur 64 · SUISSE. IÎ · texte numérisé non relu

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cole , trois cents écoles supérieures dans les ■villes , et près de quatre mille écoles primaires dont deux mille six cents organisées d’après la méthode de renseignement mutuel; il est à remarquer que près de trois mille de ces établissemens utiles sont des fondations à perpétuité.

Section IV. — Suisse.

Dans l’ancienne confédération suisse les affaires qui intéressaient tous les confédérés étaient traitées dans une diète générale par les ambassadeurs des cantons. Les -affaires particulières à plusieurs cantons se discutaient dans des diètes particulières auxquelles concouraient seulement ces cantons; telles étaient les diètes des cantons protestans et celles des cantons catholiques, qui, aussi bien que les diètes générales, se tenaient à Zurich. Enfin chaque canton avait une diète particulière pour ses affaires intérieures.

Uri, Schwifz, Underwald, Glarus, Appenzel et Zug avaient une forme de gouvernement purement démocratique; à Zurich, Baie et Schaffouse elle était, au contraire, aristocratique; les autres , tels que Berne,

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Fribourg, Lucerne et Soleure, avaient adopté une forme mixte.

La révolution française ébranla les constitutions suisses, et nos armées ayant pénétré dans ce pays y établirent un gouvernement central d’après les principes qui régnaient alors. La république helvétique subit ks mômes phases que son modèle, puis, en i 8 oa, placée sous la haute médiation du chef de notre gouvernement , elle reçut une nouvelle constitution qui l’organisait en dixneuf cantons confédérés, dirigés par une diète.

La diète se composait d’un député de chaque canton assisté de deux conseillers, et se réunissait, tour-à-tour chaque année, dans un des cantons de Berne, Fribourg, Soleure, Bâle, Zurich et Lucerne, qui prenait cette année le nom de canton directeur. Vavojer ou bourgmestre du canton directeur prenait le titre de land-amman de la Suisse, et présidait la diète. Chaque canton avait une constitution particulière qui se rapprochait plus ou moins de ses anciennes institutions.

Les événemens de 1814 rendirent la liberté à la Suisse; le Valais, Neufcbâtel et Genève, ajoutés à la fédération, ont porté à

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vingt-deux le nombre des contons ayant voix à la diète. Cette diète s’assemble cbaque-an- ' née en session ordinaire, et se réunit à Zu- ^ ricli , Berne ou Lucerne, qui , pendant deux années., deviennent tour-à-tour canton directeur.

La diète règle le? contingens fédéraux en hommes et en argent, fixe les droits d’entrée dans les cantons frontières et l’femploi des fonds qui en proviennent, dirige les affaires générales de la confédération, déclare la guerre ou la paix, conclut les alliances cl les traités de commerce, nomme les agens diplomatiques, et prend les mesures nécessaires pour la sûreté intérieure et extérieure de la Suisse.

C’est Vavoyer ou bourgmestre du canton directeur qui préside la diète ; elle peut être convoquée en session extraordinaire sur la demande de cinq cantons. Lorsqu’elle n’est pas en permanence , elle peut déléguer des pouvoirs particuliers au canton directeur , et, dans les affaires importantes, adjoindre à l’autorité spécialement chargée dé la ges- tion des affaires fédérales six représentans

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