HIST. UES INST. MODERNES. 1 I
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les voyons aujourd’hui. La marche a été lente, laborieuse, mais de plus en plus active jusqu’au moment actuel, où la civilisation s’avance d’un pas ferme que rien ne peut désormais entraver.
Rome, long-temps maîtresse du monde, s’affaisse sous'son propre poids; elle s’écroule; des nations sauvages de la Germanie, des Slaves , des Tartares dévorent , comme une flamme rapide, ses plus belles provinces. Le berceau même et le siège antique de la puissance romaine devient la proie des Hérules et des Goths. Les faibles lumières qui, de la métropole du monde, s’étaient répandues sur ses provinces, s’éteignent à l’approche des barbares. L’Italie seule , plus éclairée , reçoit ces nations dans son sein qu’elles déchirent, mais où elles ne peuvent faire régner l’ignorance. Dans les provinces , ces peuples conquérans fondent de puissantes monarchies , et substituent les formes agrestes et rudes de leurs institutions à la liberté équivoque dont elles jouissaient (i). Pendant plusieurs siècles les vainqueurs conservent leurs mœurs et
{ i) Voye* VBietoirc des institutions des temps anciens et du mojtn ûge.
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leurs usages , et semblent une ivraie malfaisante semée au hasard au milieu d'un champ couvert de moissons; mais, à la fin, la fusion des différentes races s’opère , et si la condition des vaincus est pendant long-temps précaire , au moins les peuplades germaines introduisent dans l’Occident , comme base de l’organisation sociale , un principe d’égalité, qui aurait pu servir de point d’appui pour fonder de nouvelles lois civiles et politiques favorables à la liberté et au développement du génie et de la raison.
Les races guerrières qui morcellent l’empire romain ne connaissent que les combats ; le fer leur tient lieu de droits, et lui seul chez eux pourvoit à tout. Les sciences , les arts libéraux et industriels , qui améliorent notre condition, sont dédaignés par ces peuples. Le commerce, qui enrichit et établit de si précieuses relations entre les nations , est inutile à celui qui pourvoit à ses besoins par la force. L'agriculture et la vie paisible des champs sont chez eux le partage des esclaves; aussi , par une secousse violente , les arts , les sciences , l’industrie , le commerce , l’agriculture disparaissent , et sur leurs ruines, pen-
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dant deux siècles, on voit s’élever un soldat barbare brandissant un fer sanglant.
En Orient , du cinquième au septième siècle, la civilisation et la liberté reçoivent un autre genre d’atteinte qui ne leur est guère moins funeste. Des querelles religieuses, une démoralisation effrayante, compagne ordinaire d’un despotisme sans frein , préparent avec lenteur la chute de l’empire grec , et le signalent déjà comme une proie facile aux peuplades nomades et belliqueuses de l’Asie.
Le seul événement un peu important pour l'humanité, qui se soit passé dans cette partie de l’Europe, est, sous le règne de Justinien , la réunion en un corps d’ouvrage dé toutes les lois et de la jurisprudence romaine. Ce résumé a sauvé de l’oubli et préservé de la destruction le fruit de l’expérience des législateurs et du barreau romain. Dans la longue nuit du moyen âge, il a lancé quelques rayons lumineux à travers les épaisses ténèbres qui couvraient l’Europe, et, à la renaissance des lettres , il a merveilleusement servi à l’établissement et à la stabilité d’une nouvelle société plus éclairée et plus forte que l’ancienne.
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Au moment où en Europe la force brutale
faisait fléchir les principes éternels de la raison , et où une religion simple et persuasive était dégénérée en superstitions grossières qui dégradaient l’espèce humaine, un peuple de l’Asie , fier , spirituel et passionné de tout temps pour l’indépendance et pour la poésie , semble , le cimeterre d’une main et le Koran de l’autre , vouloir imposer aux nations sa religion nouvelle, et ranimer le flambeau de la civilisation. Partis dessables brûlans de l’Arabie , les sectaires de Mahomet ont déjà conquis la Syrie, la Perse , l’Afrique et l’Espagne. La France elle-même va passer sous leur joug. Mais, outre la résistance naturelle des peuples qui défendent unepatrie, les Arabes rencontrent encore en Espagne et en France un fanatisme religieux qui devait échauffer des âmes grossières privées de libeité politique. A des réformateurs par le glaive on oppose des fanatiques. Charles Martel arrête ces fiers Arabes entre Tours et Poitiers.
Cependant les arts et les sciences fleurissent dans les pays qu’ils occupent, depuis Bagdad jusqu’à Cordoue : leur bienfaisante influence
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ne se propage pas, l'Europe reste immobile.
La France est devenue le partage des farouches peuplades des bords de la Sieg et de la Lippe : ils inondent son territoire ; ils brisent l’organisation romaine , et foulent aux pieds les peuples et. leurs constitutions politiques. La religion catholique, qu’ils embrassent, les dégrossit insensiblement. Les lumières ont disparu ; le clergé seul est resté dépositaire de quelques doctrines utiles , dont il fait un usage habile pour étendre son influence et présider à toutes les parties de l’administration ; mais il ne peut encore faire fléchir l’esprit indomptable de ces fiers Sicambres. L'incertitude des droits et des devoirs , le défaut de lois positives, le morcellement du territoire à chaque changement de règne, l’ignorance qui domine tout, donnent naissance à des guerres continuelles , qui nourrissent la férocité des Franks spus la racé mérovingienne. Cependant, au milieu de ces luttes sanglantes, l’autorité souveraine, premier fondement des sociétés, parvient à acquérir quelque stabilité. Elle échappe, il est vrai, des mains des Mérovingiens , mais elle passe tout entière dans celles des maires du pa-
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lais , et acquiert même sous Pépin un lustre nouveau. Pépin meurt, et après lui apparaît un de ces hommes extraordinaires , destinés à faire parcourir à un peuple une carrière immense. Charlemagne, par l’étendue de son empire, la profondeur de son génie , ses lois sages et son amour éclairé pour les sciences et les arts, devait poser le premier échelon de la civilisation moderne. Mais tout repose sur le génie du grand homme ; il cesse de gouverner l’empire d’Occident , et l’ignorance refoulée s’étend de nouveau sur son ancien domaine. Ses successeurs, indignes et incapables de porter sa couronne, voient leur empire démembré , leur pouvoir avili, des aventuriers de la Scandinavie envahir leur territoire, le clergé devenu puissant mettre en avant des prétentions exagérées , enfin le fléau de la féodalité couvrir comme • d’un voile funèbre leur pouvoir expirant :
ils tombent , et Hugues Capet recueille leur héritage.
A mesure que la puissance des empereurs d’Orient décline et s’éteint en Italie, les évêques de Rome usurpent peu à peu la puissance temporelle. Le christianisme
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n’était qu’une croyance, son chef devient une puissance politique. Le clergé , d’abord simple, vertueux, éclairé, commence au septième siècle à s’écarter de la morale de l’évangile. Le pouvoir papal s’étend. Menacés par les Lombards, secourus par Pépin et par Charlemagne, les papes se donnent un maître en posant la couronne de l’empire d’Occident sur la tête du roi des Franks. Mais ces fiers vassaux de l’empire s’arrogent bientôt une autorité suprême sur ses successeurs ; le clergé imite leurs empiétemens , et le despotisme théocratique pèse sur les rois et les peuples. Ici commence la longue lutte du Saint-Siège contre les empereurs. Après des débats sans nombre , l’avantage reste au premier.
Cependant l’Italie j où se vident presque toutes les querelles des papes et des empe- * reurs , réchauffe toujours dans son sein les germes de la civilisation. Les élémens d’une société nouvelle comm|ncent à se montrer et à se combiner; un besoin impérieux d’indépendance, signe certain des progrès de la raison , agite le nord de l’Italie , et la fondation au dixième siècle des républiques de Venise et de Gênes , et plus tard de celle de
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Pise, atteste déjà de sensibles progrès; mais ces efforts viennentse briser contreFanarchie féodale qui dévore tous les pays envahis par les peuples germains. Jusqu’ici on n’a développé que d’une manière imparfaite les causes nombreuses qui amenèrent des nations puissantes à aliéner leur liberté et à se créer une hiérarchie complète de tyrans. Qui a pu pousser des hommes libres à renoncer ainsi à l’individualité, au concours des masses, à la coopération simultanée detous dans l’organisation sociale, ou à négliger les droits de propriété, l’accumulation des capitaux, la jouissance des fruits du travail , pour réunir tous ces biens dans quelques mains privilégiées ? Quoi qu’il en soit, la féodalité replonge les hommes dans la barbarie, les corrompt, les démoralise, et traîne après elle tous les genres de fléaux.
Les descentes fréquentes des empereurs en Italie, les communications des rois, du clergé et des peuples avec ses grands pontifes, ne sont pas sans utilité pour propager quelques doctrines utiles et faire éclore dans le cœur des peuples du nord le besoin d’institutions protectrices qui commence à tirer de la barbarie les liabitans de l’ancienne Gaule
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cisalpine. Même au milieu des dissensions et des guerres civiles qui déchirent ce beau pays, du onzième au douzième siècle , on voit en même temps fleurir de riches républiques , le commerce se ranimer , et l’humanité réhabilitée combiner les élémens d’une organisation nouvelle. Ces heureux essais des peuples de la péninsule italique, quoique traversés parles croisades et par leur issue funeste, ne sont pas perdus pour la France, l’Allemagne et l’Angleterre. Ces expéditions lointaines , entreprises par un fanatisme aveugle , tournent au profit des masses qu’elles éclairent et dont elles améliorent la condition, parle spectacle de la civilisation plus avancée de L’Orient, par l’établissement de relations avec des peuples éloignés , et par le coup mortel qu’elles portent à la féodalité. La léthargie du corps social a cessé, et la circulation commence à s’y établir.
En France , en Allemagne, en Angleterre , en Aragon, en Castille, les communes se forment, on goûte et on apprécie la liberté, les serfs sont affranchis, l’autorité royale s’affermit, et la religion, mieux comprise, adoucit les relations d’homme à homme, et sert
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de lien commun à toutes les nations chrétiennes.Les états-généraux, les parlemens, les diètes, les ligues fédératives, les cortez donnent une forme régulière et une tendance constitutionnelle aux institutions politiques. Partout l’étude du droit se ranime, elle jette ses premières lueurs en Italie , elle se propage en France et en Allemagne, et à sa suite on voit s’établir partout où elle brille un système régulier de justice et de législation. L’agriculture, délivrée peu à peu du servage , et exercée par des mains libres , devient une honorable profession. Des villes, des républiques s’enrichissent par le commerce, et balancent l’influence des princes et des seigneurs. Des disputes théologiques et puériles divisent d’abord lessavans; mais elles exercent l’esprit et le préparent à une nourriture plus substantielle. Le goût se montre déjà par les efforts simultanés des savans et des universités de Bologne, de Vienne, de Paris et d’Oxford. Enfin les sciences d’observation elles-mêmes commencent à naître , et les beaux-arts , quoique grossiers , sont cultivés.
Désormais le triomphe des lumières est
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assuré , toutes tes tentatives criminelles pour ternir leur éclat seront vaines , et les peuples vont voir s’ouvrir devant eux une brillante carrière. Dans l’impossibilité où nous sommes de suivre désormais les progrès de l’esprit ïiumain chez tous les peuples de l’Europe , nous nous contenterons de jeter un coup-d’œi! sur les principaux événemens qui ont favorisé le triomphe de la raison.
La pensée a pris son essor , elle germe dans un plus grand nombre de têtes; on rougit déjà de la barbarie et de la, servitude des siècles précédens. La Suisse secoue le joug de la maison d’Autriche , défend avec un courage héroïque son indépendance, et Philippe-le-Bel, dans ses démêlés avec le pontife romain , pose des bornes aux envahissemens du Saint-Siège ; en Allemagne , la Bulle d’or débrouille le cahos de l’édifice politique , la haute féodalité y consolide son pouvoir , qui s’écroule en France et en Angleterre ; Gênes ? Sprès mille fluctuations , adopte un gouvernement plus régulier ; Florence assure son indépendance ; et Venise, sur le point de succomber, se relève, et fortifie par des combinaisons plus savantes
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les élémens de sa liberté et de sa puissance. Les Portugais fatiguent les mers de leurs courses audacieuses ; leurs aventuriers , en agrandissant l’ctendue du inonde connu,
ouvrent au commerce un immense marché.
Enlin on aperçoit déjà les premièrés oscillations d’un système d’équilibre politique parmi les puissances européennes , surtout lorsque le Nord, en adoptant le christianisme, appelle avec lui la civilisation. En Orient, des hordes barbares originaires des bords de la mer Caspienne fondent sur l’empire grec, et Constantin Paléologue meurt glorieusement en défendant ses droits ; son trône et son empire sont la proie des vainqueurs.
Des savans , des gens de lettres , que le glaive ottoman refoule jusqu’en Italie, y sont accueillis par un pape éclairé, Nicolas V, qui fait traduire les précieux manuscrits qu’ils avaient soustraits au pillage.
Si l’Italie était toujours le centre des lumières, l’autorité spirituelle de son chef principal déclinait cependant avec rapidité; la pragmatique sanction jetait en France les fondémens des libertés de l’église gallicane ; le concordat de Frédéric III réglait l’inter*
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vention des papes dans les affaires de l’Allemagne , et le concile de Constance établissait sur de justes bases la discipline ecclésiastique. Les orages politiques, à l’exception peut être des dissensions des deux roses en Angleterre , deviennent moins fréquens, un besoin général de repos se manifeste , et les rois en profitent pour miner peu à peu l’influence des parlemens ou des états-généraux.
Dans le besoin universel de s’instruire, on perd de vue la liberté ; on jouit avec reconnaissance des biens acquis ; la vie sociale s’améliore , le commerce , la navigation s’étendent et créent des ‘ besoins nouveaux : le papier , la gravure , la peinture à l’huile , sont inventés , et l’industrie chaque jour fait de nouvelles conquêtes.
■ Nous touchons à une époque importante où les mœurs ont pris beaucoup plus de douceur. L’érudition , le goût , guidés par Dante, Boccace et Pétrarque, se développent enfin, et l’étude approfondie de l’antiquité, l’imitation, de ses précieux modèles , occupent tous les esprits. La découverte dp la poudre à canon, en changeant le système militaire de l’Europe, oblige de poser les principes du droit
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tics gens ; l’imprimerie, admirable invention , vient hâter par sa célérité la propagation des connaissances , et rendre impérissables les œuvres du génie et les fruits de la civilisation ; enfin la découverte d’une quatrième partie du monde couronne tous ces nobles efforts , qui vont changer l’état moral, physique et politique du continent européen. Voilà les étonnans résultats obtenus dans les quatorzième et quinzième siècles.
L’Italie, au seizième siècle, jette toujours un vif éclat, et Léon X, protecteur éclairé des arts, y règne avec splendeur. Cependant le patriotisme s’éteint peu à peu: Gènes, il est vrai, se relève sous André Doria ; mais Florence a cessé d’être une république et est passée sous le patronage des Médicis; Venise décline avec rapidité, et Rome, qui continue d’être le centre des lumières et de la civilisation , fatigue le monde par ses intrigues. Luther, Zwingle, Calvin , font faire un pas nouveau à l’esprit humain ; leur réforme fait des progrès, et embrasse une partie de l’Allemagne et de- la France , plusieurs états du Nord et l’Angleterre. D’une autre part, la célèbre bataille de Lépante arrête les envahissemens des farou-
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ches sectateurs de Mahomet, et devient le signal de leur décadence et le gage de la sécurité de l’Europe civilisée.
Le fils hypocrite de Charles-Quint exaspère ses sujets par son odieux despotisme. Par un des mouvemens les plus énergiques dont l’histoire nous offre le tableau , les Pays-Bas s’affranchissent de l’oppression que le tyran faisait peser sur eux , et forment une confédération républicaine et protestante , qui , . dans l’énergie de son jeune âge et par son active industrie , va s’élever au plus haut point de gloire'et de prospérité. Elisabeth gouverne sagement l’Angleterre. Après elle les préjugés aveugles qui dominent les Stuarts, leur obstination pour le pouvoir absolu, leurs débauches, amènent la révolution de 1688, qui exerce la plus heureuse influence sur le développement et la stabilité des institutions libérales de ce pays. Comme toutes les révolutions de oe peuple séparé de l’Europe , celle du dix-septième siècle retentit à peine chez les autres nations, et les progrès qu’il fait dans la carrière de l’indépendance restent stériles pour le continent. Ainsi , depuis le commencement du seizième siècle jusque
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vers la moitié du dix-septième , l’Espagne , .enchaînée pat* le despotisme de ses rois, est déchue de sa puissance ; l’Angleterre est toute occupé de ses dissensions intestines ; le Nord commence à se laisser pénétrer par les lumières ; l’Italie a perdu toute son importance politique ; le Portugal et les Provinces-Unies prospèrent à l’ombre du commerce; et la France, malgré ses guerres de religion, jette les fondemens de sa supériorité en Europe.
Le génie de la nation française a porté à leur maturité tous les travaux de l’ësprit humain , l’avenir est rempli d’espéraüces , mais un prince superbe en recueille tous les fruits. Sous Louis X'IV, l’ombre même de la liberté s’efface , le prestige de la gloire, un luxe inusité, l’éclat des sciences, de la littérature , des beaux-arts, fascinent les yeux de la nation. Ses chaînes s’appesantissent. Toutefois une protection spéciale accordée à l’industrie, au commerce, aux savans , aux artistes , une administration intérieure dirigée par des ministres éclairés , la fondation d’un grand nombre d’établissemens utiles, oô'uvrent alors d’un voile officieux la révocation de l’édit