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vescence. La république de Colombie, formée des provinces de Caracas, de la Nouvelle- Grenade et de^ Quito, est actuellement gouvernée par un président et deux chambres, liens d’un pacte fédéral qui unit ces diverses provinces.
La mémorable bataille d’Ayacucho, en 1824, renversa pour jamais la puissance espagnole en Amérique. Le haut Pérou, qui d’abord faisait partie de fa fédération de Rio de. la Plata, venait d’étre délivré, lorsque Bolivar ordontia aux députés des provipces de se' réunir en assemblée générale pour exprimer leurs vœux. Ces députés assemblés à Potosi , préférèrent l’indépendance , donnèrent à leur pays le nom de république de Bolivia-f et formèrent un gouvernement provisoire composé de trois personnes, dont l’illustre libérateur devait être président. Celui-ci, peu de temps après, présenta le projet d’une constitution assez bizarre ,*oii il avilit combiné le système républicain avec un cjictatèur à vie et jouissant d'un grand pouvoir. La fermeté du congrès suffit pour faire abolir cette constitution, et malgré l’influence des Colombiens , qui occupaient le
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pays, et au milieu des vicissitudes d’un gouvernement dont les bases ne sont pas encore fixées, le congrès a fait adopter, en 1 827, une constitution fédérative pareille à celle de l’Amérique anglaise.
Le Pérou a depuis 1810 été le théâtre des plus sanglans débats entre la métropole et ses colonies ; c’est aussi la province que les Espagnols ont le plus vaillamment défendue, d'abord contre S an -Mar tin et l’armée du Chili, et plus tard contre Bolivar et ses Colombiens ; mais les champs d’Ayacucho ont décidé du sort de ces belles contrées , qui vont jouir en paix du bienfait d’un gouyétnement fédéral.
Le Chili avait fondé, en 1818, son indépendance après la victoire de Maypo; mais depuis .qu’il a secoué le joug de la métropole il. était plongé dans un état dangereux d’anarchie, malgré qu’il eût posé les bases de sa constitution. En 1821, les guerres civiles qui le déchiraient l’avaient contraint de recourir à la dictature d’CPhiggins et de San-Martin ; mais enfin il est parvenu à établir une constitution fédérale basée sur celle des États-Unis, et jusqu’en 1827, où
des troubles ont éclaté , la sagesse avait présidé à tous les actes du congrès constituant.
Les républiques argentines , ou de Bio de la B/ata, ont long-temps-cté déchirées par les unitaires , qui penchaient vers le pouvoir monarchique, et qui, sous Puyredon, triomphèrenUà Buenos-Ayres; mais plus tard les fédéralistes l’emportèrent au-delà de la Plata sous les Carrera, les Artigas et autres. A la chute de Puyredon, arrivée en 1820, succéda une anarchie complète , qui ne se termina que par la proposition d’un système fédératif et par la convocation d’un congrès cjui , en janvier i8a5 ,. s’assembla, se déclara législatif et constituant, et décréta que, jusqu’à ce qu’une constitution établisse un pouvoir exécutif et fédéral , le gouvernement de Buenos-Ayres serait chargé de l’exécution .des actes du congrès. La constitution , qui a •paru en 1828, est calquée sur celle des Etats-Unis; o'n a remarqué que, plus sage que les autres républiques américaines, le congrès de Buenos-Ayres a proclamé le droit qu’avaient tous les individus d’adorer la divinité comme il leur plairait, et selon leur conscience. Néanmoins, au moment où nous
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écrivons, le? républiques de Rio de la Plata disputent au Brésil les vastes pays situés sur la rive orientale de cette rivière, et sont même plongées dans de graves dissensions avec leurs co-états.
Le Paraguay avait déclaré son indépendance il y a environ quinze années, et s’était érigé en république sons la direction d’un gouvernement composé de plusieurs membres; mais depuis douze années le pouvoir exécutif « été remis entre les mains d’un seul , sous le titre de dictateur à vie. Le docteur Francia, élevé à cette dignité , a adopté et perfectionné le système des jésuites ; cependant il 11’a pas , comme eux , cherché à maintenir l’ignorance et l’oisiveté, et partout des écoles publiques ont été établies pour l’éducation de l’enfance. Dans cë pays , que le dictateur s’est efforcé d’isoler de tous les autres, le régime municipal est en vigueur, et chaque année tous les cabildos , ^>u municipalités, sont renouvelées par le choix de la nation , sans que le gouvernement intervienne.
Sous ce régime, qui est très-absolu , les can- tons sont responsables des vols et délits commis sur leur territoire , ce qui procure une grande sûreté dans tout le pays.
Section IV. — Brésil.
Le traité du 29 août 1825 a séparé le Brésil de la monarchie portugaise, et son premier empereur, don Pedro , lui a donné une CQnstitution représentative qui a servi de modèle û celle du Portugal, et que nous avons fait connaître à l’article qui concerne ce dernier pays ; toutefois, on remarque une différence importante dans un articlfe fondamental de la charte brésilienne. En Portu- * • gai les pairs de la chambre haute sont choisis
et nommés par le roi ; mais au Brésil le sénat, qui compte un nombre moitié moindre de membres que la chambre des députés, est formé de sénateurs à vie , choisis, de même que les députés , au moyen d’un double degré d’élection , par des électeurs qui présentent une triple liste sur laquelle le prince choisit le sénateur.