‹ Tableau historique des progrès matériels et intellectuels du Canada [microforme]Chapitre 10 sur 10 · le · texte numérisé non relu

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Pérreault, des McGill, des Meilleur et des Joliette, entre: les laïques : des Plessis, des Brassard, des Painchaud, des . Girouurd, des Ducharme, des Mignault, des Signay, des . Mercier et des St. Germain, entre les ecclésiastiques Ronald McDonald. et l’abbé Lagorce ont embrassé l’œuvre de l’abbé. Sicard. , Je distingue au nombre de nos prédicateurs le P. François Xavier Duplessis, natif de Québec, Missionnaire Apostelique,.. Octave. Plessis qui prêchait en latin comme en français, quand il réunissait son clergé, l’abbé Holmes, dont on a publié les belles conférences :—à ce propos, je ne puis passer sous silence celles que nous ont données: M..le: Supérieur, l’abbè Giband et le. R. P. Durshaler;:c’est là du progrès, du progrès véritable. — Comme. pionniers de la foi,:les Dumoulins et les Provencher, les Belcourt et les Bolduc ; les Demers, les Blanchet et les Taché ont suivi les traces des Jésuites. Nous sommes et nous avons -été: de tout temps un. peuple .civilisateur. .Jetez en effet un coup d’æœil sur. Ja,carte d'Amérique ; nous y avons fondé la Nouvelle-Orléans: et la Louisiane elle-même, l'Illinois ,. St... Louis, Vincennes, Millewaukee.. Là, les premiers, D’Iberville, De Bienville, St. Ange de.Bellerive M. de Vincennes et. Salamon Juneau ont posé leurs tentes. . Ménard et Aubry ont marché sur leurs traces. Oui! que la république .constellée qui. nous avoisine.ne l’oublie pas, non-seulement la Louisiane et l'Illinois, mais le Michigan et l’Ohio, le Missouri. et l’Ouisconsin,—l’Oregon, ont été établis en entier ou partiellement par nos pères. Parmi.nos.compatriotes. d’origine anglaise, Sir Dominick Daly et Sir George Simpson sont devenus gou- . verueurs de Provinces. comme autrefois. nos Vaudreuil, nos De Muy, nos Boisbriand et nos Pieoté de Belestre. Je désigne indifféremment, comme vous le voyez, des noms anglais et français, car ceux qui. parlent anglais

sont Canadiens. comme nous quand ils sont nés ici. Ils

ont leurs préjugés et leurs bonnes qualités , et nous avons nos bonnes qualités et nos préjugés .:—Jiacas intra muros peccatur, et extra... Supportons-nous. done les uns les autres. Cette disposition. qui: doit.animer tous les peuples

de la terre réciproquement, mais surtout ceux qui sont

eondamnés à vivre ensemble, exclut-elle tout. débat.de

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‘meilleurs musiciehs et de meilleurs orateurs. ! nt

Quelle est donc celle des deux races qui a fait les plus grands progrès intellectuels ? Comme le célèbre historien Alison, je crois que l’Angleterre ne nous a fait que du mal en nous donnant sa constitution ; mais mes raisons ne sont pas toujours les mêmes que les siennes. Il ne conçoit pas comment William Pitt et Edmond Burke ont donné un gouvernement représentatif à une majorité plongée dans la plus grossière ignorance: Or ces deux grands hommes d’état s’en rapportaient sur notre compte au témoignage de Carleton, qui nous connaissait, tandis qu’Alison, dont le chapitre sur l'Amérique est un hors d'œuvre dans un ouvrage si exact quant à l’Europe, n’est que le truchement des vils détracteurs des Canadiens-Français. Je le demanderai à Alison, encore vivant à Edimbourg, quels étaient les hommes éclairés du Canada à l’aurore du régime constitutionnel dans notre pays ? £taient-ce les quinze ou seize représentans anglais constructeurs de navires, ou débitans de morue fraîche et salée et de bière grosse et petite, ou bien les Panet, les De Bonne, les Salaberry les Papineau, les Bedard et tant d’autres, sortis des séminaires de Québec et de Montréal ? Dans une partie de son. fameux Rapport, lord Durham réclame pour les siens la supériorité, et dans une autre, il nous la concède. Quand un ennemi se contredit, on sait à quoi s’en tenir ; mais

qu’avons-uous besoin de témoignages équivoques ? Lisons M. Rollo Campbell dans son Essai lu à Greenock en

Ecosse. “ L’ignorance, dit-il, est encore reprochée aux Canadiens par leurs ennemis, muis avec moins de raison

que par le passé, car depüis vingt ans, ils ont fuit de très grands progrès dans l’éducation. Le Bus-Canada prétend et non sans quelque apparance de vérité, que l’éducation classique est plus répandue chez lui que dans Je Canada Supérieur, ou, en d’autres termes, qu'on y tronve plus

d'hommes profondément instruits : le grand nombre de médecins, d'avocats, de notaires, d’arpentetirs et d’ecclé-

siastiques semble assez l’établir. Si les Franco-Cana-

diens ne sont pas aussi avancés dans le commerce, l’agri-

culture et la mécanique que les Anglo-Canadiens, nu ne

peut nier qu’ils leur soient supérieurs en quelque autre

chose. En matière de goût et de raffinement, ils les sur-

passent de beaucoup. Ils ont de meilleurs peiutes, de

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jusio. d'ajautar que les Canadiens-Français ont une grande aptitude à tout apprendre. Iis sont encore sans cont:edit les meilleurs constructeurs. C’est principalement par eux que sont construits les vaisseaux à Québec, puisque Fon compte cinq mille ouvriers d’origine française dans ses chantiers. On fait d’eux des navigateurs, des menuisiers, des maçons du premier mérite, et dans les imprimeries de Québec et de Montréal, on compte trois compositeurs français pour un anglais. Assurément, si M.

Campbell croit ses compatriotes du Canada plus avancés

que nous dans l’agriculture et la mécanique, il nons accorde assez d’autres choses et d’assez bonne grâce pont que nous le croyions sincère ; et bien que, même dans ces branches, le génie individuel ait beaucoup plus brillé chez les Canadiens-Français, il peut avoir raison si l’on prend la population généralement. Mais voici comment 11 termine su bienveillante peinture. ‘ Il est impossible de trouver une race plus susceptible de s’améliorer ; et en se mèlant par mariage avec la race anglo-saxonne, elle formera un des plus beaux peuples du monde.” Qu’aurions-nous donc à gagner par cet amalgame que les Anglais nous ont de tout temps conseillé ?

Consultons à ce sujet un autre Ecossais. Sir James McGregor disait de nous : “ On ne peut s’empêcher de se plaire et de se trouver heureux quand on voyage au milieu d’eux. Leurs demeures semblent être celles de la simplicité, de la vertu et du bonheur. On éprouve le sentiment du plaisir en voyageant par un beau pays champêtre entrecoupé de touffes d’arbres ; au milieu de champs cultivés, de pâturages et de troupeaux, d’églises paroissiales élégantes et de maisons blanchies à la chaux. Les habitans sont toujours non seulement civils, mais polis et hospitaliers : l’absence de la mendicité et de ces êtres sales et déguenillés, dont la misère prrece le cœur de l’homme sensible, dans le Royaume-Uni, est une preuve certaine qu’ils sont à leur aise. Les vols sont très peu fréquents et les portes se ferment rarement. Vous ne rencontrez pas un Canadien, qu’il ne porte la main à son chapeau ou à son bonnet, et il est toujours prêt à vous donner les renseignemens dont vous avez besoin, ou à vous faire entrer chez lui ; et si vous avez faim, ce qu’il a de meilleur est à votre service, Les manières des fem-

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mes et des enfans n’ont rien de cette gauche sauvagerie qui règne parmi les paysans d’'Ecosse, non plus que de la grossière rusticité de ceux d’Angleterre, En avouant que les sentimens du cœur peuvent êtreiles mêmes chez les uns et les autres, on ne peut s’empêcher de trouver agréables des usages qui adoucissent les fatigues du voyage, ou l’absence du pays natal, et j’ai souvent comparé les manières aisées et obligeantes des habitans canadiens avec le rude “ Que voulez-vous” du paysan anglais, ou Je ‘ Quelle est votre volonté,” prononcé d’un ton étonné, du fermier écossais.”

Mesdames et messieurs, si dans cette peinture vous surprenez quelque chose qui vous paraisse romantique, c’est que, depuis qu’elle a été fuite, nous n’avons déjà que trop imité le flegme et le Zinble bleu britanniques.

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