CHAPITRE I. j
célébrée par des fêtes semblables à celles qui oui lieu au Caire lors de la crue du Nil ; et l'anniversaire du mariage de la déesse , qui préside a ses eaux avec le dieu Nenqanaden, est observé par les adorateurs de Wishnou.
Il n'y a que peu de lacs dans l'Inde. Le Chilka, qui sépare le Circon du nord du district de Kuttaeh auprès de la mer, est un des principaux. Il est évidemment formé par la mer qui traverse le rivage plat et sablonneux, si toutefois ce n'est pas plutôt le reste d'une ancienne baie convertie en lac par des accumulations de sable a son embouchure , comme ou en voit sur la côte d'Egypte. Ce lac a 35 milles de long sur 8 de large; l'eau en est salée et basse ; il contient pkisieurs iles habitées. Le lac de Pullicut, sur la côte du Carnatic, a 33 milles de long du nord au sud et 1 1 de large, et renferme plusieurs grandes îles. Le lac Colois, entre le Kristna et leGodavery , a 47 milles de long de l'est au nord, et i4 de large. Ce lac, dont les eaux sont douces, est situé dans le Canara, sur la côte occidentale de l'Inde. Le lac d'Onore, qui avance jusque vers les Ghates, est presque salé dans la saison sèche, et devient doux quand il se remplit pendant la saison de-
pluies. Il abonde en poissons qu'on sale pour la consommation intérieure. Dans la partie haute de l'Inde il y a fort peu de lacs. Il y en a deux auprès d'Ayweer; mais ils sont petits et de peu d'importance.
Cette description générale des fleuves de rinde donnera quelque idée des ressources qu'un pareil pays, ainsi arrosé et entrecoupé des eaux, présenterait à l'agriculture, au commerce et aux manufactures. On peut joindre ici deux remarques frappantes de deux voyageurs très-modernes, sir Thomas Munro, dernièrement gouverneur de Madras , et Reginald Flécher, évèque de Calcutta. Ces remarques ont trait à deux parties très-différentes de. l'Inde. Celle qui est fournie par le premier est sur la partie du sud, l'autre sur celle du nord. Dans le journal de sa visite dans les districts qui dépendent du gouvernement de Madras , sir Thomas Munro dit qu'appuyé sur la fenêtre de l'habitation où il avait fait halte, et jetant les regards sur les bords du Kristna, fleuve de beaucoup inférieur à l'Inclus, au Gange, ou au Brahmapootra, il fut frappé de l'immense surface qu'il présentait, et pot se convaincre que ce fleuve seul roulait