CHAPITRE V
(( livrés à l'amour de For et du pouvoir, et leurs « actions ont prouvé a tout Forient combien k ils font peu de compte des préceptes qu'ils « ont reçus de leur Dieu. Ils ne croient point à « cette autre vie, a cette immortalité qui leur est « annoncée par leur révélation. Leurs actes sont (( en opposition avec leur foi. Je vous le répète, « ô mon fils, réduisez les Anglais a la condition « d'esclaves ; ne souffrez point qu'ils aient des « comptoirs et des soldats; si vous le permettez, « le pays ne sera plus votre propriété, mais de- (( viendra la leur. Ceux que nous voyons diriger « toute leur politique et toute leur puissance « contre ce qu'ils appellent la volonté du Très- « Haut, ne peuvent être réprimés que par la « force. » P. 34.
Les appréhensions de ce prince expirant n'étaient que trop fondées. La mort d'Ali \erdi Khan eut lieu en avril 1756, et au mois d'octobre de la même année lord Clive s'occupait activement à fomenter une révolution contre Surajah Dowla en faveur de Mcer Jaffier, le tout dans l'intérêt de la compagnie et pour enrichir ses rcprésentans dans FInde. Les détails de cette transaction prouveront jusqu'à l'évidence que
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les conquêtes territoriales de la compagnie étaient le résultat de la fraude et de la violence combinées. Voici comment s'exprime lord Clive luimême en parlant d'un traité supposé conclu avec un Indien nommé Omichund, dans le but de fomenter une révolution contre Meer Jaffier. Ces détails furent racontés par lord Clive au comité de la Chambre des communes en 1772, et c'est des registres de ce comité que nous les extrayons.
« Lord Clive informe le comité que M. Watts « avait presque réussi à amener la révolution « projetée a exécution, lorsqu'il reçut de lui une « lettre qui lui apprenait qu'une difficulté noua veîle s'était élevée ; qu'Omichund exigeait (( trois pour cent sur tous les trésors du nabab, « et en outre trente lacs de roupies en argent, a et qu'il menaçait, si Ton ne lui accordait sa u demande, de dénoncer tout le complot à Su- « rajah Dowla, et de faire arrêter M. Watts qui « serait mis à mort. Que lorsqu'il reçut cet avis f< il pensa que la ruse était permise pour empê- » cher l'exécution des projets d'un pareil scélé- « rat; que sa seigneurie elle-même avait formé « le projet d'un traité supposé qui avait reçu la