‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 1 sur 74 · A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE · texte numérisé non relu

A LA LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE

BOE DES SUNTS-PtRES , H' l6.

c- 6iqLf-m

.C'est chose si nouvelle qu*un voyageur anglais s'adressant k des lecteurs français dans une langue qui lui est étrangère , leur racontant ses voyages , et leur faisant part de son expérience; il y a là quelle chose de si singulier! de si peu conforme aux cofiveûances habituelles, que je serais impardonnable si je ne donnais quelques explica* tions sur les ëvénemens et les motifs qui m'ont amené à adopter ce mode d.e communication. Je suis venu à Pfœis, attiré par l'honorable invitation d'usi homme d'état, dont la France a droit d'être fière, d'un député courageux qui, dans la glorieusie révolution ^e juillet, aidoqné d'incontestables preuves de son patriotisme, d*un homme , en

iviS J 3406

a INTRODUCTION.

un mot, qu'il suffit de nommer et qui n'a pas besoin d'autre éloge, M. Alexandre de Labordej j'avais donné à ce généreux citoyen communication du plan que j'ai formé d'un voyage autour du monde, ayant simultanément: pour objet les découvertes, le commerce et la civilisation. C'était à la veille de cette heiireu«fc it^Yolmiôn cnïi vient 4c régénérer la France , en la plaçant dans une attitude imposante, pacifique ^t forte que n^peut manquer 4e suivre «ne longue «arrière de» prospérité et de gloire.

Voici le» termes dans lesquels l'înyitation de M. de Laborde était exprimée; je demande la permission de les consigner ici :

« , A Touterture des chambres^ qui àteètie dto^ la )) capitale lés pribcipales notabilités du pày^; jô » pourrai fifire* connaître votre utSe entreprisé, et » foire sentir combien it serait convenable ei g^o^ 1) rieux à là France dé la seconder. En altÉffl^aant-, ^> veuillez me coit^ter au nombre de vps sôtiscrip^ ï) teurs. Je ^désirerais vivement, monsieut'," <Ju'C » vous fût possible de foire un petit voyage îi ffa- » ris : je crois que tettë course S€frait trè^-titîleh » vos projets; et, dans tous les cas, je^ Refais fort )) heureux de pouvoir contribuef h vous rendre » agréable le séjour de la capitale. ^>

C'était le 19 jilOlet que cette invitation m'était adressée ; si' la Frknce ofiraît alors à miem ëx|ié<lî*-

iién ptQjè%é^ de» cha^ee^ *&yorab{è^ , cette espérai^' fiU'iovî)&ee 'enccîre pçtr rissue 'gloneuse de l&«4^iiiare^Iutl» 'e4 faveur de k liberté «t des lii- (aîè«B6^ qvûia plâc^siir ie trôjae de'ftoiice im roidtqy^u l ÙDramî'j ub prol;frëtetMr^ç]lâiré de toutes les eBtreprîÎ3<es ayan^ poui^ objeît i -utilité et la science. Je, ne |ioiiyais.dohc meféfuser k.merenà&e ^ cbttè ilîvitatîon biieiny^ante ; lê suis venu dm^ câte c£|pitate des sôenees ei de$ arts, dans cette

.piatriç. de là civilïsàtîdh et des 4nstiti|ttbnfir libé-^ raies. La rëceptîon^que }!j!i ai reçue a suidasse mies aq>&'ancës. Aecueîlli parJe pairiotîque^t yertuçi^x

.r#i.dei? 'Fraisais, par son digne fils le duc dH)r* léaùs^ par Iç. vénSrable et phikntfope général La^

• feyette\ ^yant i^ëeueilli de leur bouche Tasswance b^mqsabie. ât leur oonjiâto pi*oteètion , invité par .

^^ «odét^ : savantes de Paris k assister ^kur. séaiKi^ ) hxw>té des ceannumcàtions bianVeiflan^ ie& dé ^p^usîeucs .conïim^ioÉis. nommées pour ^càminj^ mon. firofàt y présente à tout ce que ce bemi pays po^ède de hautes capacités dans tous les g^i^s y fêté conmie un irère*et un vieil àqii par ceux qui ne- connaissent de moî que ma i^|](utatîoii et- mes ouvrages',)e l'avotierai, je me suis senti plus à mon aise en ce pays, au bout de quelques semaines , que dans teut autre au bout de plusieurs moi^. Mon séjour en France m-^ i^it éprouver \eâ plus deue^ éfti^teon^ et déjà oe n^^st passans dou*

4 nmtoMJCTKw-

leur que je penseau moment qui def ra m'en séparer^ s, j'ai pensé qu'il n'y aitait rien d'inavec les vues qui «l'ont spëcialémerit onsacrer le tems -dont je pois . disposer , dans M soci^oirànçaise de> idée^ pins exactes et plus pdàtives touchant .les' pays de l'Orient que j'ai parcourus , et- plus particulièrement sur. les possessions anglaises de Tlnde. J'ai donc cédé aux soUicitations poissmtfls qui ni'ont été faites Si-cet égard ; et cet ouTrage est la wn^é- . quence du Vœu qui m'a été exprimé..

Deux considérations m'ont déterminé fa faùre choix de l'Inde pour sujet de ce Uvre^ pliit6ti|uede l'Egypte , de la Palestine , de la Mçsopotamîe , dé l'Arabie et de la Perse. D'abord y de. tous <%s- ' pays , c'est l'Inde qiii est généralfem^t le niïjùis connue en France ; les livres qui en traitent ;sonl^' vieux, d'un dilUpiTe accès et d'nn prix' âevé. Ensuite, il m'a semblé que l'Inde oun-ait un champ {^us vaste que toute autre contrée , k la pen^e et aux investigations de la politique, du'commerce et de la philantropie. Je me |Hvpose donc de tracer xm tableau vivant et fidèle aussi complet , mais en même (wns aussi concis qu'il me sera possible, des principaux traits de la physionomie de cette vaste et importante contrée. Et ici qu'il me soit permis de remarquer qu'il existe pour n»oi, dans l'accomplissement des -ctniditiont que fe m'impose»

IlfTllODtKSriON, $

\me ,4^f&pqUë de plus , ipi'a^ictin t^ott persoimd dé ipa *parf tio .peut-sutûlqnter, mais que Tindulgçuqe peut be^Mcoup dimmuep. Qu* 'o^e j'aie passe uoe partie de njba, vie av^oyager dâiisks contrëes les plu^ lointaines , c'est pour la première fois . que je \ isitela "Fiance. IM niois s'est à peine écoulé depu^ que j^'a* touche- le sol français^, et nàturell&xi^Ml les fjjémarches', nécessaires à la*ré^sation ■de môA prpjet de voyage àijrtour du monde , ont àA occuper,- dans ce. court inteirv£^le, 4a plus grande partie de men tems. Il i^e m'a donc.pas été pôs^iMe. d'apporter à la rédactjpn de ce liVrp tout Je soin que le recviefllôment et le loisir m'^ua^nt permis à» •iui.consacrery et que çédame impérieusement toute Ciémppsition soumise au ji^medt public. Tout ce que j'aî*pu faire a été de jetet .ma, pensée à la hâte sur le papier. Ce n'est que piar un Jong, séjour ^ên FiraîijÈîe qiie peut s'acqusérir son idiome si beaij de pi^écision -et de grâce! Et comment pourrait-on s'attendre k trouver d^flgs une/racj^ction Téléganqe et Iç Sm (juemon t»avail^ original serait loin dç •présenter? jTe réclajoie donc l'indulgopce au nom '4e rho^pitalité qui m'a été accordée, et je présiune assez de la générosité fraûçaise pour être iSectain qu'elle fefa tairç les exigences de la critique. ' ^

Lç roi, familiarisé av«c les matières que je traite , 6f possi^dant la langue songlaise avec une perfec-

6 IlfrKQDDCÏÀim-

tion et un accent qui xvabissenj ^ feiaé VÉtrmS^.i le roi eât pu, et bip^i tl'ea]Ut9„saias^d<»<tite^ m« comprendre «t ' p^ ')t)ger ^p^ pifi .Wgue natèrruelle; et ai jen'av^ ccmsMtté qijté' n^-grçpres^ désirs, et pcat-étre B^»i l'ivtôrêt. de m^'réputadiai, c'est en anglais que- inosidéÈs 9s Ëiâs^t . inanifestéet,: mais ^plos mûres jéOëJiioaAODt-ffiit taire çe'déair bben loat^ose^, AiJVS-jpaft^t^qfiÈ «lails la- idnae qui m*,e6t pr{^>re«t 'dtltis;ûir 9t;je que jVvoûe. I*ai -p«nsé que ia.'çFOtection tputp cpécûQe dont m'hcmoraît, Louis PhÛ^pe ^'ivir posait le de^ofr d'oflWr «u*-plufi ^rand, nombre fràsahle dÊ Rpsnçdis d(^ ooimaisàancfâ £t4es faits auxquels ils ne' sauraient r«s(^r indifféreris , comme faotnmes &. comme fldêple; et que par coil^qutfot ee Uvre , pour être compris detoiis^ devait ^%r& &it (iaus' la langue de tous. '-'■'.

Aprâs-CeuecxpUc^ionffue j'ai jagcenécesiairB, ' ye vais passer imtasdiatementèi'liistQireides {ffiziûip&uz événeniens de ma vie féconde «n îneidens yat4)^ : «e n'est point pour satisfaire ans viiûtc per- 'SOMbdte que )e ytds entrer dans ce récit ,. c'est poue eitppser mes trtves'fa la cohtiance , c'est pour jus^ tifierma missioil. ' - '.

ans, i'^brassaie^cardeuf^H ; et je m'embarquai à bor^'d'un ■ -ine Miglais* pétant poas una Tant d'avfir atteint i|i£^»tèKe

i^ittiee, je ï^ Éli^.prisôoriîf r ti^ gftwe» ;e€.titiii&^

et jê*V}ivaffiS p^is encore onze aite» / qae Ton mè fit ^Lmvers^r à piedi'Esfïagnje etle Portc^gâl, d« la Goriignë àt Lisboimê^^en p^saiît par Sfdnt-âacques- ^-Compost^e , Yjgp > Porto, (Mi^ki^re et Sa^taf em; J^ob^ins le i3ioiiMinai|dÊmeht d%^ navire K Tâg^ 4^ yingtW m» 9 at iîs en cçittie* capacité i^usîètti? voyage smi^ lnde&o€cr4i^t£d|| et aitixLeux Awpnqâosr ; je visîtaî ^ 4ans* là Méditerranée ^ G%raliar , *W^ te a» 4. b Gré» * SmVrw ; *«. «...

,12^ voyage?;/ nibii douUe oaraçtère* 4e ' négociant 4d: dit^iDairin, ohaï^^ ooinme |e Tétais, toigi a la Ip^ fie la pMtîe Y^ariâine jet tx>mQie.rciale, me fpui^lÛtT^oiples >ocGasiai]j& d'ol^ser^jer tout ce (jm se rapportait à Vim ou*ài Faulre de ces deux objets; yen.profi^i^ et^m depui^ publié , dans, divers m^rh^ léji nombi^uQc résultats de mes observations. . En i#f3.V je & Voile de Ldnài^s, daiis le des- Mm d^résigpfier mon commandement, et de fonder il ^(taliSe ttn établissemeni purement commercial. Plusieurs i^iotifs me iai^sdent choisir M§ite pour cet tib)et. D'abord; cette ile était , en iquëlq^ie sortie , i'«l^lirepotoà, pjar suite du Uocus continental^ TEu- 9ùpl^ v4Si4^ s^appraviskmner de marchandises anglaises; ensuite, Make citant la station principale derJa marincani^se 4aj&s la Méditerranée, c^était ]k€fieisi pOittr d'amirauté^ fakait juger et mettre en

8 DmCH^CTIM.

vente les nayirâs cgplurës* Jetais yersé dan^^ toutes les miitièreS comqiercides, ainsi que dans la connaissance des denrées coloniales et des produits de manidacture anglaise;, j'étais au fait de.resdmalion des navires et de leurs agrès;* je possédais les

diverses langues qu'on paiie à Malte: Farabe, lé griBc, le français et Titafien : tout me faisait donc présager, en m'étaMjssant dans cette lie à cette épqqiie , une heureux cannère commeroble .

» Mais lorsque nous arrivâmes ai vue du port de la Valette , nous apprîmes que la peste , qu'i» »> connaissait pas depui» plus d'un siècle, y exerçait alors ses ravages avec une telle viofence-, que le gouverneur s'était vu forcé de détendre, à qui que ce fut, de débarquer, et d'interdire absQlument toute communication avec le rivage.

En conséquence , la cargaison desUppe pour ce port ftit débarquée dans des magasins près de la mer, et les navires firent Voile pour d'autres destinations. Celui sur lequel j^ëiais alla k Sm3rmeii Pendant le séjour que ^'y fis, la prolongation- de la peste à Malte me fit essuyer des pçrtes considéraUes. Je jetai alors les yeux sur le pays qui m'entourait, pour y chercher les moyens de faire quelque nouvelle entreprise. La réception distinguée qui ipelut faite par les consuls anglais livre sur mai l'attention du pacha d'Egypte, Mahom^-Ali. Cet homme extraordinaire çompfieiiçait alor« k priesseatîr de qucâ avan-

tatg© a serait p^fi* UÊgypte d'y attaie^^i de tons les fioints dij^ glpbe, rindustrîe.et leS capitaux, ^t dè^ les appKqaôT à a^roitre les re^ources des peuples soWmis à soti.gouyerijiétaent., Comme Ses vues s*étetidaieiil; ausst sta ccnmnevte extérieur , 11 daigna frëqutemmeùt me consulter k cet égard, J*ai souvent eu le plaisir de passer ia soirée avec lui dans son divan, Ctest Ik qu'apitès avoir renvoyé tous ses officiera^ a Texception de «on secrétaire particulier, je déroulais mes cartes devant fai, et lûî expliquaisrles positions relatives ettes productions dessers pSays, les vents, les saisons > les mousspns, les coucana, lesroèhe^, leÉ b^noB ^ie sable j je lui dqlinaîs en mênle tepis des notions àe navigation et d'hydrographie : toufc^ Iqi plâiçaij; k un tel point, que le jour nouç retrouvait sauvent*dtos It même occupation f et )e fis transcrire en caractères arabes, sur une copie des eartes'd'Arrowsmitk, que je fis'k cet. effet, tous les rfensrignemens de cette nature de qnelque importance. ' ^ ^

Se lui fis deux propqsitidns : Tuni, de r'otiVrir Tancieh canal de commuiiîcfgttfon'dé la tuer Rouge k la Méditerranée ; l'autre, de transporter k tr&vers le dpsert de l'Isthme, avant l'achèvement du canal, deux ^s^gnifiques hi^ks de construction amiéricaine , alors- k' l'ancre dans la rade d* Alexandrie, Le pacha désit^it viveineût les voi» dans la mer* Rodge ," maïs il hésiteût k les envoyer doubler le cap

4es Inctes-nY '^ obatside. Alors la gueire wnire les Wëchabk^ oceupaît pr«$qqiB eiekushpqmeiit* ratténiioit^de toute l'j^gypie; le,paclia l|ii*mAine-fuC <^)lîgë de se rendre «m* le Jtkéââro^e&'hoslil^ës :.«t les bommes auxquels il çon&i ^ ^ flgu-abtende , les rêniKi du gouvAmem^t n^étaîeut pas; côifuiielut^ capables dTâpprûCNf Ik valeur de paveils travaux.

D'Alôxpndrîe, jVUaî au Caire^f d^M je reiMiitai le N3 , et pepéçraî da^ rint^rievr de^huTïubiey ai|^ delh des oQîcu^i^cïes: Une ophtlialnye dan^Feàse, r^iVQ cfes maladies qui^afitig^ TÉ^rpte ^ &31â mè fairei perdre la ^efetiQ^empêc^^d'aU/ef plûsleîa. Eu redjesc^<](At fe ^^ je mVrêtaî àKaoïph, ^ ira- ^j^sai le dasertpour gagnet fLosi^if^ sur le rr^agp delà mer Rouge ^' Dans et titcjiet, je reiidontraî , vers le tu^îtti des déseris, une trcm^ d^ soldats ré^ vollos , foi a^^aieift quitte Tanaëe ég3rptiettne ^ et retombaient à Kosseir. Us m^anètèrent; 'me' dè^ pouiHèrent, et me-laissèi'éht absolument: nu dans'J|e désjBTt, 'k unç SstancO'^eplus de soÎKâtite raUçs. i^'aûain •ndroît habité^ oà je pus^e me prooorw de Teau-^u -de la nout'ritm^ew Le Tédk détefilé do ce vo^yçtge d]ésastreux ferait k lui seul ua vokime* QuSl ma suffire de dû^e qûir je parvins i^ ga^^^^ ^osseir ; daiis Tétat le «pibs WleploraUe ; et que ^ fi^r i^outer a mes s0uffîraâces/il nie fallut revenir sur mes {ms, et iq^gagii^r Keoelr sUr le Nil , flans

rkâpossibHitô.oà j^tefertié pOurSiiïtrc ma route

Je? descendis le 9fil jv^qu'au Caire; dé là je trav€rslài IMS Amë. <îé Siez, effAorai toùtleiAys cn- ^ vîrôiiflant , el vhitài tioutte la Ba&se-Égyptc et. M, ti^tàf Têto' à r^yptienBe, parlant la langue 4^ ftey^ et confondu parmi les habîtans.

' Çe'fot îi <*et<e»iépc)que que des négèciansanglaîs*, r^âj^tit en ég jpW, ine |)rapo9èrent d'entrefirertr di> ;* pour lètir oterâpte* tin voyage dàpsllndfei |wdpf ïcfvéte de 4a hier Rpuige. Je dévais dT altorjl i*iedbmâ|»r« l?^3rM)graplitie d^ cett^ mer, -jn^ V

lûpiclpciiïit'IfiiiàY^'arîdb le long de s<à cotés était prffftriWr aux bâtimçns anglais. Je devais eiisuite m'aiwùrer Hm d^poétioné dés'négoqiatis de PInde, M S{lécfôl^mên^ de- Bombay ) afin de réiéAk léé , ^mlHùnjfeations cém^ercides qui existaient au- . ti^oii «entre riftde et TEgypte, jpour lé. négoce ftvec tes pôys riverÊliiis de là Médîtei*âoéé/

J-afccédài' k cette proposition, eit partis^ en conakfieAttà pùHt Sue*. J^ profitai V d«s èe litit, <|i dét<l^ fl^ltië caravâïKi , qrïf $'éta|t rëui^ m GtAre ^ pcur conduire lè^ pâerm6*<'A&iqu< au femfAé de I^Me^Ue; ^etl'e caravane amenait ttussi au camp' de'Mahomet-Ali Pacfaa,^ da<is la Palestine, Te harem de ce vicë-i-rot, consistant eu cinquante a soixante des jfttis hélfis • fen^m^ de<F A;5ië / ' '

19 ISTROlHICTIOIt

Je poui^uivi» ce vojage des plus {faibles ^ psqu'^à Jedda, ^B Ik k Mocka, {mis jusque dani^ ritade.

Les négociauffde Bombay ayant n^ au reapuv^ kment des relations cominarciales avec TEgypte , ^ des conditions que je savais k peu près madmis- . ^sibles , je considérai ma mission coiïuife finie , eC-^ âpfès en avoir commuiiiqué Ifes «résliltats à' ceux •qu'elle concernait , je in\>ccupai.à chercher ,dSfHS r]|nde même qu^lquï: occiipationonarîtime ou copimerciale. Je la trouvai bientôt; car une semame ne ,s*gtâit pasf encore écoulée depuis Qion arrivée sur les rivages ;de Tlnde', que j'obtins le cômipiandèma;it d'une superbe frc^te qu'mi prince arab^ indépeiulant , Timan de Muscate^ venait dç lancer à la mer, et qu'il d^stinjait k 911. v^y«^ en Chine. Je m'occupais de l'affréter etf de la préparer pojir le ' départ , lorsque je reçus du gouvernement de Bombay unj3 lettre laconique, sous Ja date du 10 mai 181 5, et dont vDici le contenu : « Monsieur, comme » vous n'ayez point l'autorisation nécessaire pour » s^ourner dans l'Inde, je vous avertis, par ordre ..» du.gOfuvemement, que vous ayez k von^ préparer » k partir po«r l'Angleterre, k fépoque iCt sur le ' » bàtimeiA qu'il .j^aira an gouvernement denrws » désigner. ,

» J'ai l'honneur d'être , Monsieur, etc.

* » J . H . Stéph£ns€^, conseil de la oompi^^. »

£u rëponsê à cfelié, lettre ^ je récapittifei totttéa te& cireOBSlapees qui avaient çutnmic xaon amyée daite ilnde ; iqtie Jors (tennou départ d'Angieterrct, je n'aivais mflïement TinteBtion^alJer si loin; que yignorai^ qb'uu Anglais eét besoin d'une autorisation pour YÎsit«r Un pay^ Soumis à la" domination atiglâit5e^; que, Teufsé-je çonpu, je n'en auraiç point demande*, puisque M«4te était l^ terme'' le plus éloigne de mon voyage* Je deïng^ndûi" en poûséquencfe au gouyprrieur, de m'accorder une autom sâiioA provisoire; quSI éta^t en son pouvoir deme dqnner, jusqu'à ce €|ue la cour dés directeurs eûi envoyé d'Angletevre sa, décision. Cette demande fur fiJrtement ' appuyée auprès du gouverneur. ,Mais les ordres d^ dtfecteuVs de Id compagnie étaient^pér^mptoires; ^s cotn^aiidaiéut le bannisse- Wflèr^ invuédiat de tbut individu, quelqu'ûtîle, ^d^'iionotaMé que'fôt l*bbjet de 3on voyage, qi(i mettrait le, pied. dans rinde sans autorisation. Le gcgiVemeur n'osa*pas enfein^re des insfrùctioiis aussi ppStives j Tobjét de ma- dœ^ande me fut donc refusé. 0^ns un© entrevue que j'eus en- •suite avec le^ gouverneur, sir Evan Nepean, ilmë . dit : « AW Monsieur! quel dommage que vous ne » soyex pas Américaîn ! vous pourriez rester dans )) ribde iaa$ une autorisation d' Angïeterihe , et » même sans ma percussion. )» Pour cpi'ôn ne suf^pose paâ que ce premi^J^aimis^e^ent dé t'bidô

1$ arnaù^cwa.

ait-étéptav^^é àe i»a pai-tr, par aucune, faostttiié'

cwaxve. la cQinpagiue, 'ipu.p^ aucw ffi^.^^y^

contre moi et pien c9Jrae;^,te yaisjrâidr^ifirJa

lettre adressée à^mpo- suj^.^r le ^lï^yemeur d^

Bombay, à son secrétakte-^çoér^*. GÊtte>letQ:eiiu -

écrite .à rqopfsion de la.dQmapd£.^uç ^*aTais Ùàiç

de retoijrg^r fia Angl^ferrè p^];]['Ég^te,.9ii'liBu

dela'VoiecluCe^gïIeqHi'ifLVyait d^i^. ét^refiif^>

et «pli ét^t' 1^' plu^ cowt^. Vpici cçtt^ l*ittr(. ' . , '

, .« Mon çl»pr vW»ilBiïs ^e ûe"in%^iK>se'p« it *ô-

! en Aég^èt^T^-pv

, (gi'j/t és^eiui iaxm^

ynler de x«xoam^

r -tovte 4ùtre;f>a«tie

u,rëGola-de rdpriT^.

u p(juri;iïit i^re 4e.

nnîssi4gi''d(t,Ia çfôi^

^w« hiiria&ail^ f le

inie de sfns et 4'>ii7

e. de.ie yqix revetur

compagnie, paX!co

M que je CEQÎE i]u!fl sera utile ^uxiivté(éts.diLC«H">

» mente,, ea ouvii^t ides comuiunicatiofu avec la*

» mçr Roupie.. Je stu&j etc. ■■ * . '

CW ajjisi.qu^, saiisquel^<isoiQ4rt.g7ief fôt.articiilé contKnnv,et'qil£a;iÇ avec des ë|<^e6 doim^s

d^uti «ërvite iueMtit' qi|î a ^«mrfe âinôit ^cc^eiar

c'esir'aiDSÎ;queje*me|»iS'Tu^fifi^ jugement

la {^eine îifc'ia,œ|)(ntatîoïl, c0tikmé sin^'^uïe^^pt^-^

ides' trls0«« de fl Ahgirterrfc , ^^ sous la prilw- -tîon 4ti j»àviflett|^glâis^ ^to» cependant-^cmt Ail- ^aîs est ;«8^t^; et t^în^c^e^^au^ iftriii^^s Ab& b^péfltees dâ la libertéi* . *♦ '

Betbii^gtaD. |}'^]^ô'ni4e][i0uveài4>l«L x^er Rouge; fe^^uis d*ârApléè.mà$émux jïoir ïine *iio«iV^6 èârté îBiatiiie de ses cfnaè; et c&nlmûâ^iiaî le fe* . Éditât %i mes^obser^atioiiB auxr ^ëgociaiis tt^nj^ •d^^lestandrië „ Qa ré^oluî dl<^5 d^bMrâr 4e<AÏ»ltD' tnetrAli lee cofiifeiox^ qtt^ïijgct^teitfe'ies^ m!gbc;jam» ^ lliide^; et^ ^ ^^iràfKiéiice , ini irrite cdmmi^ âd fiit ù#bcItMim*ë le F^kJav lè^censtâ '8sigk»^ et ^ùij^ihmwae ^e» |)^xf tîes^Boîis^rifmit jk di^ eofç^* vtiëùÈ ayffiAjprd\irâ>u\ d'«[df&rer'u«e fiéoîpvécité^ |lr<^tie<Dti^et^é<pi»ofitB. *

Amsi tevêta â'tpi nour^au, caï^lère et ^im^mti de i^ouv^ai]^ pouvot^ , fl ftrt;oonvfe|>u'que je partirais pour l-Inde comme ' envoyé de* Maliomeè* AHj que* je serais porteur de lettres de ce vice-roi

>« INTÇQDUqriQfr/

d'Egypte pour le gout^rnemeiit de*l*Inde, -wsi que du traité destiné aux jiégoc^Ds de ce pays. Je mis doiïc K.k voile d'AIexwdrie p)^ur la ç^te de Syrie, vers, la fin.de l-apn^e i8i^. Je dëkarqvai. à Batfomi je plissai par Tyr^ Si4o^, Acre> JaiQfe, et asrivai k Jésujsalem. Diverse iticideq;,, surtout rëtaê d'aiûurdiie decç pays, m'oiîifigèreat à tfa<^ Y^csw pre%^e toutie la Palestine , Aiiisi qu^ les pây$, k TeA du ^urdaii^et de la- 91^ Mçrte , le Hauràn ef: le ]>ecapolis. Je regaguar Dama3,' visitai Bal- . beqk, Ld^ahon, Tripoli, Amîoche; traversai 1X>* route, et arrivai k A^ep,

Delk, }e m^avauçai da^ la Mëso(>otatuie; je traversai r£u|)hrate. à Bir, visitai Orfab, près H^ran, rUr deâ Chaldéei^ , le Keu m naquit 4e pairi^die Abrjpybam et FEdeâse d^s &recs« Je -vis ÏHarbekir , OH la cké ]!iaii:e, située aueentre de TAsie-B^eure ; ddà je me rewlisà Mgr^joi , dam les monts^es, à travers -le grand désert de Sinjjir; j^allaik ^ousul sur le Tigre j je visitai les ruines de Winive , Ar^ . belles» , Ctésipho|[L *et Sâeuci^ ; je me livrai k des redbierdies étçndcias sixQ les ruines de Babyloçie ; je ^ reconnus Jes jardins suspendes aiitfi* qqe le palais , et découvris une partie de rancienne muraille ; je montai au sopunet ^e la tour de Bajbel , qui est encore debout dans la plaine de Senar ; et me reposai enfin dans ta célèbre viUe de Bagdad^ sur les bords du Tigre. ^ • . •,

INTR<M>IKrnON. * »7 '

Après ui/ court* séjour , je m'aVançai. <i^^ la Perse , et traversai % ebame des ttionts Zagros ; je «de raidis par lei Kermansltah à Hamadan^l'Ecba-. tane 4^s anciens \ k I^ahan , la plus magnilique de toutes les villes' de l'Orient ; aux^ruii^s de "Persëpolis , et , par SKiras %t ^£^|g|§r, j'aîriVai k Bu* sfaire. Dans ce*port^ je i^^embarquai k bord d'un v«^s^al <|e guerre de la Compagnie des Indes par^ laïf^ pbu^unfe ex{jé<fiti(5n contre les Wëchabites, qui infestaient do» leurs pirates le g«lfe Persique ; je visitai fe port tfu'ils possèdent k Ras^-Khjrma ; • • je dëbârqu^ avec le cmm-odoré co^aç^t l'escacjpe, auquel, je servis d'interprète arabe; j'assistai ensùke«au bômbaitlement de la v31e/, et j'arrivai en&i â B#mbay v^*s la fin deii 8 1 6, après un voyage long <ei périll^x ^ qui avait dure près d'un an.

On s'ifa^gine ^bien que cette longue suite de voyages ♦a* dû être accompagnée» de bien des dapgers^ et dei>ien des aventures : je m'abstiens d'en i^iirêjie récir. Il me .suÔîra de dire que les tempêtas , la «peste , les naufrages , les combats , la prison *la faim , la soif et la misère ont été fréquemment mon partage, et que si les maux de l'humanité m^nt appani SOUS toutes leurs formes, j'ai aussi eu l'occasion de voir et de goûter toutes les pompes , tous les plaisirs , tous les honneurs ,1 qu'il soit an pouvoir de l'homtne de se procurer.

i8 4NTROBUCTV3N.

♦ ^^ seconde mission à Bombay n'eàt pas , sous le point de vue ^^es^comihuniêations à établir en- ,tre rinde et TEgypte, une issue plus heureuse que la p^eïhière. Par l'intervention de mon ami et com{>agnon de.voyage, le docteur Babington, qui m'avàif ^juihé^ei^Jllypte pour revenir en AngleteAe, j'obtins alors , et j^ m exp^ia à Bombay , l'autorisation de la Compagnie pour rë^dei\d|ins les possessions dk Tlnae.'^Lagçnt mahégiétaig^ de riman de Muecate , indigné de la tyrannie exercée ♦ • à mon égard par le gôuvememeAt de l'Inde , ^vait juré (jij'il, méprendrait *le'0Dmmandemçnt<de ma frégate aussitôt mon retour dans ce gà^. Il^e tint* parole ,'. et ce comm'andeiftent ifte fiili rendue mais les trois voyages^yjue» je devais fair^^* Chine avaient été eflfectués par un aut^e : sa fortune était faite ; la destination actuelle ^u bâtiment Stait pour le golfe Persi<[ue ; jç m'y rendis , et ap/tèS av^ visité Muscate et Bassorah ,^ je retins à Bombay^, après avoir obtenu dans mon voyaee <f îj^urj ux résultats. De Ik j'allai sur la côte de M^abar^ touc^i à Tellicherry , Calicut, Mahi, et Cochîn; j'allai à Colombo , h. Pointe de Galles dans l'ile de Ceylan , sur la côte de Coromandel ; je visi%ii Covelong , Madras , Vizagapatam et Biinlipatam , et enfin je gagnai Calcutta au mois de juin 1818.*

Lh , je trouvai des ordres de l'iman de Muscate, propriétaire delà frégate, qui m'enjoignaient de me

* • rNTROiftjCTION. . •' lo

porter sur l^ côte 4e Zîangijebar; là*de convoyer plusieurs^de ses bâtimens chargé? d'esclaves^, ^ de prèndreiî^moh Sord»un ciertam nombre de c^ malhej^eux. Mbîx korreiif*pour le commerce ftbominable des eeçlavf s^^è* m'e]^t pas permis de remplir

* une pareille* mission, m'eut-elle présenté loille ^Jois , plus d'avantages encore ; çlufôt que de devoir la riches§e à une sou^ aussi^nfàme^ je résignai mp^ commandement;, et* fis le sacrifice de la fer tune

. qu*ilme garantissait pour ^a^ceHir. • : * •

C'est k cet\|e^po€[ue «^ue je fis connaissance*, à

C^ctitt%, de M, JqKn^C&lmçr , le pluj riche négo-

ciantMe rinfle,.qua pe|^senne ne peut connaitte

sans éprouver .poi:|^ lui un s«ntiiÂent d'amour et de

*vétiérafion. Gte §it lui^quijig premier me suggéra*

. 1 ijjée de consacra à lajpolitique et U la littérature

% jj«fe talens jusau'alcjys' dévoués vexchisivement k. la marjpe.*A*celte première ^ggestion, ^inren^se 'joindre les encouragemens flattejirs d'hônimes^éritablément^supérieurs , tek quQ le marquis d'Hastings ', aljprs gouverneur général des Indes , l'évêqufe de Calcutta ^ et un grand nomljr^ d'autres personnages J non moins distingués dans l'Indç par leur railg que par leur savoy:. Je cédai k des soUixritations si prisantes et si nombreuses, etx^onsentis a fonder k Calcutta un» journal 5 la rédaction duquel devaient, présider les principes libéraux qui étaient dans mon cœur , et qui ont caractérisé tous

ao • . iivtrodA:tion.

les actes de fa l^riAànte adfnini^tratioti du inarauis d*f^aslji|gs. J'adfttai le matériel du joufnàl pour une s^^nme de 75^000 firmes. «Dès^sa piJblicatton , il obtint un succès populai)^ ; et trois ^s s'éta^nt à peine écoulés, quelde)! il realSa^t unl)énéfice annuel de*!ioq,ooo francs. Pemlant cet intervalle , le * journal* ne cessa d'âppu^ner, ayec un' zèle qui &t q|uelqueioi»{ax€.â'adulyion, fe^ mesures et la politique 'du gouv jrnerftcnt , oir plutôt celles de lord ' Haàtiûgs, qui, agissant en çj^sitiofi avec ses col^ • lègues kvues étroites, les Aëlégués dhfls de là Com- ^ , pagnie^ de^ I^des , avait sfffranthi la pres^ cle . la censure , s'efforçait d'ain^^rer la condition *de la population indigène , • favorkEtfat Tétaldissemeot , dans-Fuitérieur des tei^s , Hes J^Qghûs qui^resen-* taient la'double garantie des capitaux et de la psp- . bité \ et tendait de. tout son poyvoir à sg:^ir toift ^^ la fois les intérêts de ^n pays et de cd«i qu'i]^tait ' apT^elé à'gouvernçr.

Le zèle que jef mettais k appuyer la goKtiqne no- " bleet éclairée de lord Hastings, reprësen^j^t, dan^ rindé de S^ Majesté Britannique eU^e la législature de TAngleterr e , le succès mêmç qu'obtenait cette ^ feuille, fuccès constati^ par la vente que je fis, pour .So,ooo fr.n«, d'un ^ a. la* ç^pr«,é r^ sentée par cent actions, qui*lurent, aussitôt achetées par les principaux négocians , ainsi que par des officiers civils et militaires au service de l'Inde : té-

. ? piTRODUCTlON. • 9^

"moigifegc le plus n^con^stabJb que pût cecevjuT tin écrivaift de l'estiûie |mbUque; tou§*^ mottis -contrilmèi^iit k ^ttirei*sur moi et suit le*/<^«r- • r^l de Calcutta y qu€? je dirigeais , Pl^pstiUté et la * haiife oe Quelques hbmme^ réti^gçades^ aveuglé- 'ment ^ttachcs^au systènie de Ja ^Compagnie, *el composant Je c(Hiseîl du gouverneur général- Ce f^t alor§ que ces hommes^ne cessfijp^t de faire des - efforts pour oBtenir^gque'' je fusse arbitrainanaent banni de Tlnde \ et cepen(}axft mon ^eul d^^iine était de soutenir les principes qi:» professai! le càef d^ goùvêinCTieiit lui-m^me. Mais Ifti, par lUtô. con^ cjRiile digne de son haulfrang et de sa haute ûaisr^ sance^ ne cessaitfde les renvoyer à la loi, protêts trice équitable desf gouvemans et des ]g6uvemés ; et il déckrs^plus d'une fois^jue , tant que la Providence le laisserait k la tête des affaires; , fl ne per^ * lÂettrait jamais qu'on privât yn sujet anglais (£é •qptte protection légale établi jiourTe mettre à Va-* bri de Texerciee du poi\voir arbitraire.

En conséqi^nce^ pendant toute Fadministrdtion fleiord Hasting^*/ qui dura* dix ans, aucune peigne aAÂtranre ne fut prononcée contre un Anglais pour fexpre^ipn de ses opinions par la ^oie de la presse. La loi était Ik, comme en Angleterre, suifisante ^ pour r^rimer 1^ abus de cétlte liberté ; et quoique cette liberté fût entière et complète, jamais, au té moignage même de ses ennemis, Fempfre de Tlndê

aa • ' ^ IÎ<TRODUGTIO])t.

nê^fiit plus traiîquille et^lus ^ospèi^; jca^ îl est' le premi^gouvemeut* général que Tlûde éût^mais^^w, '«qui, à son dépivt, ^tlaissC ce yaste* territoire d^S uïie paix pr^oniie , jie 4'Iiidus ^ ■• Gange^ efrde JlHiAiaiaya h Ce^lan, joivep deux ^rent . cftiquante million^ de francs^*excé4anl; dç recettes dans le trésor,* la popula^on cQn)p.aratiA^mânt heureuse et toutes*Jç5 brancjjes du service public da^s un état prospère. • ' «^ . *

Dans ce long intefva^e , pendant lequel les adversaires de sa politique ne manquèrent pas r©ccasion d'invoquer Ifes rigueurs 4^ la loi ,*iucunê con^ damnation pour délit de ptesse ou pour toute tut^ oflTense ne fut prononcée contre moi;*loindelà, j'obtins devant les tribunaux justice de mes calomniateurs (car 11 est dansrla destinée de tout homirie qui combat des mesures funestes, d'être calonjnié par ceux qui profitant des maux qu'il dinonceV

Cependant iSrd Qastings venait de ciuî^ter rr^^ç,' mesure commandée par l'état de sa santé ;, son succçsséur,lord Amherst, n'était point pncore aryîyé; le pouvoir suprême était exerce pi:ov!soiremen| eh son absence par M. John Adam. Cet bommfe, l'un * des plus âgés d^ délégués de la Compagnie, avart été le dernier qui eût exercé les fonctions de censeur dé la presse*, ^pprîmée^ p* lordHIstiiigs: ^ Imbu , comme îl l'était , des principes tjespotiques du pouvoir, il résolut de profiter du prcnjier pré-

INTRODUCTION. , / • a3

texte polir W bannir dePIncfe et effectuer, par luimême ce qu'il avait vainement soflicité flu marquis^ d'Hastings. Iftvait ouvertemenj déclare, et j^en vivais ia^reuve , avant le départ de lord Hastmgs ^ , . que s'il était jamais appelé a exercer un jourjsenfe^ ment le pouvoir, le preihier i&ajge qu'if en feraît se- ]?ait de me bannir: tout me Commandait doric de mettre dan* ma conduite un surcroît de prudence , et C'est ce que je fis. ' • ' •

Cepefîdant, l'administratioîi provisoire de M'. « Adam allait toucher h sa fin ; d» viv que s'il de se . iiâtait d^ consommer son œuvre de destruction , le • . poiâiiard allait lui échap^r;.il se hâta donc de saisir Ic'premier .prétexté venu , et voici sur quellabase ridicule il appuya cet acte de .tyrannie, • ^ *

Hy avait a Calcutta un certain ministre prèsbytéSien, chef de l'église écossaise dans l'Inde. Pen- ^ni: plusieurs afinées*, il avait été éditeur d'un • jourigjal meip de violence , inûtulé le Miroir asia-tiqtfe y ay succèj duquel avait grandement nui la < publication du JÔumal de Calcutta^ ce qui l'avait singulièrement mortifié. U s'était 'attaché depuis à une autfe feuille , le John fia//, jpuMiée par les JToçctipnïiaireS du gouvernement de l'Inde, dans le bux^avoué de me diffamer. J'avais même'î dans tn tribunal de l'Inde , obtenu , contre leur» diffamations , un jugement 'accompagné de dommages et intérêts considérables.

i4 • '• INTRODUCnON. »

Cefbtaprès ce jugement que le ministre (Coupable ,{ul promu par M". Adam k latf charge largemenl re^ iri^uée , mai$ doij^t les fonctions étaient al^solument . incompatibles ayec*les fonctions sacrées dpnflç U-*. 4i&aire étMt revêtu : Je crus pouvoir critiquer cette . , WimnationV|ui avait Vxci£^ au plus haut point Tin^ dignUtion du puWic ;"mais je pensai que dans cett^ occasion Tarme de la plaisanterie pod^aat suffire. Je me boi^iai done ^ dans un article inséré d&os , mon Journal, à sigiâder d^une manière comique rindompatibilité ^s fonctions cumulées par ledit • docteur; c'est pour ce crime irrémissil)|e (|ue je me^ vis pour la seconde fois banni de Ktnde , sans ipge^ . . ment, tkrbitrairepaeHt dépouillé*d'ime ressource annuelle de 2QO,ooo jfr. , et àe la perspective de réaliser bientôt un capital de 2,5ooitooo fr. «

Ainsi une aggravation de. peine que la loi n'tnflige point aux plus grands crimînSs , on fte craignjj pas de me Tiafliger arbitfairement ; ^q^eflR|p: , la propriété du crifïfinei n'est pas toujpurs eoçfisqué» : on ne lui dénie pas le privilège Wêtre jygé selon les lois» Et xndip ainsi que mon épouse qui venait de me joindre ^ans.FInde après une sép*aration de dix longues années , depuis mou premier \o jage. d'Angleterre à Malte , nous nous sommes :y.us arracbés«subitement aux jouissances de nos foyert domestiques; une fortune immense a été anéantie, le deuil et Taflliction ont remplacé pour nous les

- •tKUHJpticnoif. • , «5

doncèb émotions du boiihej^ ; e( »i me baimisfiii4* les tyrans énl. V0TlM*ii^>rimer ïur mon fgont ie^ sceau de rin&mie , en mè désignant k'* la faaiBe des bonupes cojpome >m être dmger juv k la paix 4" fays 'y et que 1» pe^ avait dû Tiotemmeat repoussej, de son sein, t ^ v * . ^

Poiu" ce qilS est de savoif ^i irion offense avait mérilfiuif pareilchâtinèD^ j'en laisse m^ lecteurs, jijges^m^ qudle he sera pas leur ' fodig^ation , quadft^-'Us apprendront qu*k, not Angleterre où notis. troutânxes ly *

csabarqués et {frets à mettre-.à' I9 v *

rejoindre (si i«InimalncS&ent ïapid^ eiRion an iWcret . tyrànq^e -ae^ji mei^, qutnous n'ihidnA^as mémf ^

contreman^r l'ordre de le^f départ) ; qu'à notre^ ^rrjvceîll.^gleterref ois-je, bien qiietaCompafr ^ <■' ^ gnie et^le Bpr^au du Cc^i^^le sa lussent accordes t k bMn^'r hi promptioi^ que ^'avais si mnocçniment ' (Critiquée , et eussent mêm^ dpnné immécliatement l'ordre de l'annuUer; cep«ndant^ ^s(uie„sur te, motif je .demandai la permission de retourner ^u - * Bei^ide, une demaùde en apparence si raisonnable fut répodssée par lesi^ux attforités.LdCompagnfe avait ^our principe qu'ii fallait soutenir les repré- ' . &«ftttans dé soa ^ulorîté dans l'bide , qq^kme rc- > |wéhensibles que fussent leurs actes ; {^ principe du Bi^reau du t^ontrôk était que comme ce u'ctaitpas

It^uile Question de patrj^^ôf, u fallait appAuver ^ qùe/aîsail 1^ Oompâgni^, * ' "î , *

Je ftis la vîctime de ceftoaciriavelisme, etlorsqne» * quelles moi» ajg:'es f |tyan% ^p^ff s qu'pn dirigeait contre ma proprie'të à Calcutta', des attaques* trop atroces' cour ^u'qp y ajoute foi, ^ et trop longqps ,

* pour. que j'en donne Jcf détail , je d'eiftandai la permi^ian <^ me rendre <^ns»rindè pour*y ](Jasser seulen^i^nt quelques semaines, arranger tnhs affairéj, payer i^^'deîtes, ^eceyofr ce gui m'était* îHl, et

» dirjg ensuite a o^tte c8iïjrée un éternel adieu j çek

,, ^êmç nie fut refi^^é par ceS infameS tyrans (car de

'huel nqp daigner autremètit les aut^t^rs de pateils

• acjçs djtnhumanîte î) A^fisi , à la peAe de 4:oirt te que j^posséllais dans^'^pdeV ^élevant am moyis à Içme valeâr'd'un mimon de franco, vinrent se joinc^e plus de iSoyOoo francs de dettes, jpcsftjfats'jiçs*

4 poursuites ^iirigees cofttg^ i^^oi en ^mçn à];^sence, ,^ •

* daiiç l^^sAi avQu^ (Je consommer maVuipe.» * , ^ Ainsi fiit plongée Jlagis un abîme de maux une* familleJnnocente, pourj offense i^ien pardonnable

* * «d^on chef, qui n'était coupable qjieli'aKoîr Icoh-

testé, la conven&ce d'une mesure que*les prènfière§ autorités du pays av|ii^nt Clamée e( Miûulée . " ftusSîtôt qu'ils en avaient eu cotmaissanct. **^ i ^"JMe. voyant ainsi dans l'impossibilité €e retoiA^ ner dans l'fi^e où étaient mes amis/ où ré|id|iient toutes mes. espérances de fortiînë, je tcsoIus jie

faire servir, autant (Jùp me le per^etljiiant thdk' faibles ùioyeiïs, k mes cômpatHotes aÏDsi t[u'à me^ frères de l'Inde, iSs'conoaîssfujces que la I*r;çvidence avait mises^à ma dis&osi^iDn dans mes rapports avec l'Asie. En co'nséflueijpç, sous le titrïsjde Messeig^er de P Crient j je foildaî-çp^n^terfe Un recueil mensuel que je couSacr^i presque ^clits^ vemâit aiux affaires .dé flnde. De|ftiù 4:ÏBq «nç je

* le diftge , et 0, ti obtenu un j ûccès qu{ a*été litile k la cause qui lAe l'av^t làît établir. J'ai aussi jpi^lié en Quatre vofuaie? irifes f^^yages ^t\ Orienta *què la iavëur publiqvift^ ^galefienf accueillis. *

Depuis, j'ai recOur* éveijler i'atteûtiorf^iiMi •J'ai . parcouru l'Aïiglet principales yiJles' des co cueilli les témoigûages '.

sympathie du pumic. ( * plus sëweusement qii'oi monopole exercé par. la

* vit que cexadnopole éh un grave mcônvënieut parts'des députations a mandant rabolitimdûf amjïitiense et d'un moi inarchands sur quatre-;?

^ Le -parlement anglais mAnqia lî^ comité 'd'en-' ^quéte pour eanmiaer la^estJbn-du m'oifopole dbm-

aÔ « INTRODtTClTON.

riMftYîiakexerçp par la Compsfgnie des Indes- Ce cch mité commença s^ thiyaux et les contmua pendant toiHa' une ses^on. -Il r^ulta de celte enauête/où tarent appelées le»ai|toritës fes^plus respectables dans la matière , ]fL pi:f&uve irrécusable des ayantages immenses (^pff résulteraient pgur lemotide, de Kétal^sement d'un éëhangô permajiient de crrili^ satîon et de x(mimunicatfoi^. commerciales entre rEur<Jpe et l^Asie , et suirtoot cette partie de TAsie, • situ^^entre les Indes orientales et T Amérique , tel que la Chine ^ lô Japon^ Borfléo , Célèbcs, La Non* velle Giîinée et les îles ^ la PQlyiiésie. .

C'est en m appuyanlK^iï^cesf résultats, que je résolus d*anncaiéer publiquelneift mon ptojet de

vvToyagé ai^ur du monde, dont *j'ai déjà eu occa-* sion de parler, et qui doit être le sommaire, la

» idéalisation êi le tenne définitif de tous mes voyages, CR tous me^ travaux precedens, qui depuis tant d'aËinées ont.été uniformément dirigés veiw ce but *

\ miiquç. C'est*' ain^ que, (pendant mon séjour au OiÎBe, en i8i5, je fis mon possible p^m* demçn-*

* surtout k iûr^ donner une é^uca^ion ^iropéenne à ' quelques ieunes^Egyptiais , et c'est un conseil qyïl .•a^îyi depuis. En i8i5, mç trouvant dans le coeur

• de la? Mésopotamie , Sur les ruines de l'Ur dq^ Chaldéensf je fis des^vœuif pour qu'aux misskm-^

INTRODlJCriON. î9 ,

naires dé rdigion succç^iassent de% missîorïhak^^ de civilisfttioïj, 'c<j[nvaîncu que j'étai? qu'iioe société de voj«geurs q^ ^^attacheraient a mârîlBr la re*^ jDOimaîssance des hommes eu leur, enseignant lei arts de premièce n^o^sité ^ avant de s'occuper d# ' changer leur foî . rendrait à la partie i^sorante • dç la race humaine un plus èigna|ë^rviceque t^on^ pii lui en rçndre jusqù'k ce jour les UQwlirwx paissÎQiUiaires qu*orf lui a'ent^oyés. De 1818 il i8s3, époq[he de ma. r^side^ce dan^TInde- anglaise, je n'ai ces^ de t^vailler de fous mes effèr^ k am^ horer les iilstitufions et àlcultiver ^'intelligence à^

l'innombrable Bbpulatiqp^4e V:es Ya$t^ coSitrées.. • , Lie yoya^Ck ay tour du mofule, tel (jùe je le [ft*opov,# deyp^ rëali^ sur une^vastci, échelle^ l'œuvre dé pfeçfecuonnemeïftunivrael alaquelle j'aidcjk con*^ saêré tant' d'années et de travaux f mais qpe je-n'^i pu exécuter que xlans des ligule extrème^éut icps*4 tre&test Le% efforts '^t la ^eBsévérsjpce ^oombinés^ d'un^r^djptiombre, feront ce que n'ont pu le%. eflforts isolés 3'uft is0ul. . * , *

Je désire donc i^unis^ dans un h^t commuittou^i « les amis des lumières et de la civilisation , en quel- , * que endroit du^Iob^qile qaa voix leur parvieiaie. ^ Et comme ^la Erance et, J' Angleterre çxift^ qualité pour prendre l'initiative ' cRuis cette grande et »o- We entreprj|e , c'est k elles que je me suis adressé

• 3o iNHioi;iiicnor(.

* ^'Aécdi ne doutant paslpiale mêm^es{>nt qui a ' fmt«xprittier ^ec tant d'ardeur jiu peu^ anglais *sojn appari^tioQÏes glorieux éycàçmens de*iuillet, tae portables Français h concourir avçc uué ardeur, ■^ale , au ^lic^ès de cette graphe (jiti'ëpf ise com-^ laât yne im- >remter. raijg ipmlepce qae eC(]elagi^^ * - •

me^oit périr connaître et <JUelqaesét|itt néçes-.

P dAns 'celui

ça'conte que x3[tioigna^e ,

vu. Je vais fies-Otnes^êes les UeiA: que

témoin d^in»

rendre dans miels* degrés ne coiinais- 'Orient; par ler les causes jjuer les me-

♦. ♦ , ftntoBucTibN, • * 3i '

siire$ qu^ pourfaient«|tmélior^, cet état jde choses. Volney, cet ëcrivam/élo(jfielft,^;^retracé''avec beauc6ti{f de f&rce et*4e talent mmppessii^n qu'é-; prouve Je voyageur euA)|)?en passaift tout-à-coi4> dwsêin^'d'unt des< cités A^rissaûtes de la ïra&ic^ ^d^i^sunpays comme •VÉ^pte, par^xemp^, où

• tout semble conJr^^tertavec l^s lijeux qii'^ a quitte's*Pour lïipi , 4a ^cfe de cette pr^pière impres- ^ioi^a été cwi^iAéraUement affaibËe^-'f^ ceÀ'e^t

• paS l^Msquememt^ mais à travers de^nuances^lirogressrve$9*gu« je sAis ^ritrf aux mêl^s lieux que Vqînèji. Lçfiremiei* port ^ù je débarquai ytapfès»* ma sortie de lî Tanfise ,*ïut Giï^altar > Gil^iialtar •

* . ayeclecostjimeetlacomplfexionaiid^usedeses)!»-

^itanf^ s^eê son idfômê^t scp^archîtecture ^emi- *

ntof esquef, ses groupes d' Af*$l|es mêlés dans la foule,

Gibraltar seijible un.prgmiei;poibt de transition

% yets le monde^ oriental dont 11 indique l'approche j *

vicn^ ensuite Malte, qui forme coiniAe le Ûen qui

unit l'Europe* W l!^rique. Les' Jrakg* aplatis^ lis ^

cheV^x crépts , le teint basmié^e ses habitas ,

l'accent rude et guttural d^ hf^mmes, les grande

yei^x^ioilrs dès fçmjnesf briHant à travers les voiles,

^ qui ne peuvent dérober te feu.de leurs regards ,

tout trahit une origine arabe {plutôt qu'it;^iennç ;

€t toutefoit oA y trouve un mélange de la voluptueuse indolence de l'une, et de la farouche impa-

3ï ■ ■ IISTIWM)llCTfclf. „. •

tience de l'autre^ Voilà mavEitenaiit les jles de la Grècç , avec- |f iit# rpçhérs classiques et Ifeure poétiques pponvoutoires^ leurs cbarmantes bâi^j- leurs <félicieux rîvllges,*leurs temples «n niinos ,*Ieurs 4iautes montagnès'-e.l leurs lerliles jJlaiuë^j ti «^ à enchanteretSÇS, , le vojrageur^ar- "

ifioeoceir, oef se ^

•*iî%«ç ia tur- .* qftle.Cià tout'ce qui ï'jïfire îi'scs'regàr^, çfijiio- " iionn^, costuia^, animaui^, productions ,religÎDD, ,lois, làpgage^ mosmis, ij^ut est^ Ûiffécexit . de ce qu'il a vu d%BS les pay^du nord.,,qviè dao^ les premiers jours d<v50» arrivée; rien ttc lui ïap-, pdant là vie iiAatéi^elle'^ laqueUé ^ «(tait .aocoutuaié, il se croit tr^bsporté dans* une région *in- t connue où fe féerie opère' ses jwodiges. , '

. 1 C'est ^i^sav^h" passé par Ces «flVtertes-é^reuves de l'imaginatioâ qiyt'je débarquai k*Alexan(]^iê, et ^i'impression~ que j|épi^uvai fiit presque aussi forte que celle qu'ont si doquemhieçt BetracérfVrfIqey , I^non , Chateaubriand , quoique pour ntoi la , transitifio eût été Aïoius brusque que pour ces illustres voyageurs. Le deuil et la désôlanon de cette cité autrefois florissante comriiuniquelit d'abord

^Jsl ramé linisentiinem d« çe%rets et de triste^. On

• .• n^échit*â|lori; afljj^ causes 4^ son antique grandeur^ •*aux (îfrconstânc^ 6ui ont amené sa décadence; et

• -qpî?réflexK>iB sT gf aves Çpnt bientôt place a des cqpsid^ifations pliife graves eficoïjesur les*iftoyeiis par l^qaels cette cité infortunée poyrrait renaître k un*

• degté <J*opulénce , de jiuiss'ante et de pl'êspérité . plus'gralid entorç/ju'aux jôuçsles plus^brillans de

,\ 5on a^cieiji/e gloire.

; Morfintentiôû li'est pas d'interrompre la marche def et*onvragç par d%utjles détaUSj qj^'il me sôit perm&. cependant 4? consigner ici une importante oonsidératîon . Au «temâ dç «sa grandeur , Alexan- ^ie avfeflt quinze failles de circonférence /et une

• ^ pcjpula^tidh permanente de plus de^îx cent mille ha-

Y>jt§iMi^.ans. compter les«ep:*angers qui fréquentaient . son port. UçusQuLfajit suffira pour .donuei: une idée dé Ja ^rand^ûr de«.cetje cité ;* la rue principale qui traversait la ville dans sonplus loiig diamètre aVait Qnq mlllesi* de l<^ngueur ei> droite ligne ; elle s'étendah>dè U çiér au lac Maréotis^ si largeur était de deux* ihille^ pieds; La vue, plongeant dans toute sa longueur, découVrait d'un côte les bjtteaux et les chaloupes du lac , et, de* l'autre apercevait les mâts éleirés et Ifs pavillons aux mille cpuleurs des floltes à J'aiicre &ani?4a rade. On admirait la splendeur dé. tes ^édifices. Le temple de Sérapis rivalisait de -magnificence avec le Capitole de Rome : il domî-

34 |Ni|lODUqjt!t)N. • • • *

naît tqifis les autres md^mei}^ pubfics»; îE fallait ^ ïàpn^r cent de^és^po^r ftrrivçir'à ^oû porticjyip . seulement, et Tédifice géant ^âevait lui-fhèine«* ■ avéd majesté dans cette pjbporfloit colossale. *%► * biUrothèqû^ était la première dû m(5nde-»C'^aît]iin ' don fait k Qéopâtçe par Atarc-Antoine, quiavâU tovoyétfcette reînetoute Ij coAectioft de Pçrgaiaé, c<Misistant ai deux cent mille yylum^. Lès baîn».^ . les catacpmbes^ les citernes souterrairie^ destinées à fournir de Tcau à la ville en cas de siège* comp; taîait parnji les*constructîons le.s pjijs colçss&le^de ce tans ; et quand oï\ considère qu'à Tépo^fue de sa conquête par le "Safrazin Omar, Al^xai^rie cmitenait quatre mille bains pi|Rlics , quatfe cenft théâtres et édifices destinés aux amnsemed^ publics , ^ . et que la vari^ et retendue de sa populatâcm/é-* pondaient à noi^ teUe magnificence ; nommait marcher sans émotion au milieu de» ruiftQS de tant» de grandeur ! comment ne pas se sentir attendri à Tàs- . pect d'un si grand nau&age !

En remontanjt aux causes de ^etle . étonnafate pro^nté y il est impofôiUe de ne pas se rappeler les motifs qui ont fait choisir cet ëfmplacemeDt pour y fonder une ville. Le lieu n'offre rien qui puisse ^ plaire , sous le pojnt de vue de la coiftmodité eède l'agrément . D'un côté , une'plaii^ -âe sable aride, une côte heisse et unifbi^me; de l'autre , *uii t^aiû marécageux et saUn, une absence presque totale de*

*• verlitre et de sources d'eau Sçniblaicaajt^levoiî: dé- . ^ • tournei: le fonjjautetir Je pï^s hasardeux de J>atîr

Mâpedoine ,.dont

, ayait été dbnfiée «fli ^his gran(f pÊl<

cation jjudîcieuse des it^sburççs dont il pouvait /Ss-

po^^ji^^ne ville fono^^fdans cejieû, sous ses aus-

. , pices ■s'éïeyerait au^poînt de graQ^eur et de gfoire

* qv'^6 atteigifit effiect\;^#ment'dai^la suite. Sa po*-

sifiAn pi^ d^l^stï^mf qiû HeifAfrijue à 4' Asie ^

• entre 4e ^mend« orientas ^ le monde* occidental , ' était cm ne pfeiit plus lavorablfe îi un *vaste dévé-

lop^pêm-çnt 4:oininerckl.^tes ^BrMurts.4e Tfaide étaient «plverseltement recKerdbés partout ou îh

* poiiv*ieril pénétrer ; le seujl^obstacfè à l«ur bbnsom-*

* matton pàV les Européens éd^t la 4iffi«uké/pour

* Jps'consdhïinateurs^ d'aljer 1^ ckérchwr au iieu de • la pt'oduction /- et ^ .pour les producteurs , de les

* trtajsport^r par mer, par*v<!|^e de la Syrie. Le fâs de

• Bhilippe voulut <|ii'*Xle:s^Qdrie devint un éntrepèt central , où l^s msrrchajtd^ indaens venus par terre au Qi<^eniles cs&:avan^, ou par mer en longeant les côtes de I^rabie, ij^issent trouver le terme de leur

• voyage ; t>ù les txàf^fu^i^ de l'Occident^, pussent se rendre pour alcheter, à leur arrivée, lès marcban-

dises* des ^epax^s ^ sacs être soupis a j|[îiicoitve- * nien^ d'aller'plus loiiij Jes* thferchqr;' Cet échange ' . • était /acilité ej^core,^ d'un^ part , ôkr le lac 40Ù aïy • fhiaient Ifes caiiau:îf du NiL et où opuySie^ §e ren^ . • dre les barques e^ les |fetit& bâtimens du commerce; ^, de l%iîtt^, par Ja ^râste rgde^ùi i)fïrait un su|*iabri \* \ auK^ vaisseaux ^nus d^ tous les points 4^ la ^e^j tercaiîce. •Cette pîJsitFon centrale, j^te à JJaVan- • tagp local dont nous^ venons de narler,* constituait tout ce qui élaityiécessaire \ Sin vaste eAtrejôt

CQmni — "^* ^" — ^ "' ~ * — "" ^'

des ture

Ce qui faisait la grandeur d^Aleiandrj6/ ^'élait ,. donc le commerce : *le commerce affranobi des tntrafves qiHS «des hommes d'état 1nsensés*luî «ont imposées dans "nos tems modernes; le feommdtdfe soutenu pîai* les (îeux ^copdit^.ns -indispensaljleâ/de ,tôutç asSociaticvi productive, savoir : i** liBqfté en- • tîère ' d'importati(ni et d'exportation/ de fous lef^ ^ produits ,; de quelque lieu- qu'ils 'arrivassent j et , quelle que fôt teur dpstiiiation ultérÎQ^e ; eti^peoon- • demen t J protection des personne^et des propriété?, * absolue ,' impartiale, cga^^ pour tous ^ sans distinction de classes , dé tribu, d^ nation. C'est kftette unique cause qu'Alexaîidrie duA' sen^élétatiori ra^ pide au rang de la seconde ville du mo^dê ciyib'sé j [ e% tant que la même catise subsist;^, non inteiyom-

jwè , lBlle«c6n|erva cAte liaute et glorieuse station. Elle ji^avait p^int d^igricul^e <JI!ii J'enrichî^' point

• <le * •''■^- * ' • - *- -"- --^-- •■ ^' - - ^ • lé

• • teur ?iv^ i>on 5r, ou àvèç^es* pro|ltiita k échanger :-

run*et4*ajitre laissait 'après^ui une portion ou la

tôfedité de cê^tju^ avait ^pp^rté cnfçe*les* mains

, * des tiggoc&ns f comtoîssionïifcires et*habît^ns 'dç la:

ville . %si richesse cT Alexandrie^'aijgmenfaijt' donc

d'une p^ry ©n de tqpt ce qui gptrait par une porte,

•jpour 4bi:tir jpar^la porte oppoàfe'ej les négocions,

achGi:ant1I'un*8*main p«ur TQvê^^dre de Tavitres, trQu-

•; vaîent aus$j k^ghriçhir^ Les produits .qu'on leur

^portait^eç divers pêtys étaient un iJûrplus inutile»

• ,à ces» |)a}^ , et^ ^af conséqueijf 5e pei\' fie valeuI^

pour eux; c^^ qjf'on leur prenait en échange ac- ^ quefaihit une vilelir rjselle (^ leur rareté ou de la . • di^ancè des liejix*lq[uî»lqs produisaient* ' • ' • * ^ DÊurig^lti haute Egypte, les cité^ jde^Memphis et

• d^ Tîièbes , R& pyKorfldes , le sphôix ^ la stafue q©-.

• •• losaal A 'de iQdentioi} , W tonibeaux «des rois , les

temnles de dpux mfllas de circûnférence , ces statues, ces obélisques, ces. colomies , ces imnienses

• ^njinesj.tont^ âans* cette J:êrre des prodiges-,, com-

i]^ande r^dmiratioîi;» œ tableay, la pkime «t la

pàrolÔ Jbssâyeraietit en vain de le J;i*acer. Hais Ik

aussi, comme a Alexandrie, lé vojfageur i|tterroge

• s£^ genséft et lui*deinai^ dé lui révélgr les ^cause$.

de tant de grandeur j et ce problème est ^'unc fsf-^ eile sdation, Gottaùe qpelqu^ explic^tions^^auroat bientôt (fem^fré. Quand, on cdhsidère Jes* limites de l'Egypte, qui n'e^ qu'ftrie ban^e étroite de territoire , Humeclëe 4>àr les mondati«iis«d'un * seul j3euye cnii , dans un cours de six cents*mill^s^ ne reçoit pas un seuLafikient , ce *terntoire n'ayant qu'une largeur -moyérqj^e <fe *dix^ illillej { on 'doit se faire juqie Jbible idëe de . S£b richesse agtiç<4e , et il est difiîcile d^ concevoir que c% nît Ih laî . ^ base de -toute ta puissajide qui sçeréy^èle daiis ,ces» sublimes monumens , qui dtûvent avoif çmjiloyë . des millions *de bras 4ôntiil semble «que la si4)si^ * tance seful^ dut absoij^er tout ce que le pays poiî-, vait jamais' produu'e'! . • ^ • *

Mais si l'bn consid^e» la dou^eur^Ui climat^ si l'oïl admet l'existencefcd'line^végétSxion abondante • et vigoureuse dans tjputëk le^ parties du, territoire ' et k toutes lés cpoques.de l'année, Ja^'erîîlité du soi y qui donnaît^jusqu'Éb trois r*é^olles successives dans rinteryallé où fes autres pays n'en 4<3?ment qi)'une, le produit*sliy)ndànk; de la, péché datfsJes lacs dont l'Egypte est entourée, fa facult£ que . donnait le iac Mœris de régulariser ï^s mondations* du Nil, de maûièFe à obtefiii'lè degré grécis'd'hiK midité'pour dopner h là prddt^ction le plus grand développement possible , la fécondité dû pays,donnant fréquemment de ijuadre-vî^gts k cent graitis

INflft)DufîrK)N. -30

dan^ J'^pi poui» un sfeuljgrain senni^; le peu de tta- '^yail exigé pbûr la cultux'fi d^. terres ; la sécurité de% fravau]^ agrkolës^ qui iÇavâieut à redouter'

• • d'intemjptîon d^aiicunç int^périe, ^^s maisons ^

telle que Iq^oVagea, la gelée ^ la pluie; enfin ^^ja '^fai^té^des «transports par le mo^en des. canaux, idu JVil ^ co&aidéfûiït tous c€;3* divers motifs réunis j * . il cbsvient plus facâe de «ônceyoir de TÉgypte des '

• faits ^qui , autrement ,, parsdtraiept incroyables , Ken qu'ils 5*ap{yiient sur des témoignages histo* riques ineoutestableS; Ainsi TEgjrpte, avec ses étroite^ dimensions 9 npuprissait*une population de

• viygt millions d'habitans , dont * le quart* au moins doit avoir été employé aux travs^ux publics , et nourri aux •frais de l'état: et non - seulement le {>ays fournissait^ la sûbsi^ance de tqute cette mul-

. tyiùde , et comptait vingt mille villes sur son tér- Vitoir^; .mais.U siinvenait encore k l'entretien des no|nbreux*t^trangers jjui, de toutes les parties dU monde ci vili^ , accouraient puiser ^ dans ses collèges et dàps ses teinples y les principes des sciepces et des ar^ : Men plus , il était encore le .grenier de tous les peuples de la Méditerranée , auxquels il pcirtait le surplus de ses grains , en approvisioni^t eih retour ses propi^ habitans des produits de ^l'étranger. . '

• Quel que sgit Té\jt)ûneàïent qu'on éprouve k l'as^iCt des monumens gigantesques de l'Egypte ,

etjtelle est rimpjession qu*ife 6nt produite S|ir tous. * ceux flui les» ont vi^*^ <ge preniieF nîdtivemeiit fàit^

• J^içntôt place à * un* sentimçilt profond d2aamu*a^

* tion'^adi ^eçtacle sublime d'uil peuple ^i^ posses^ • • seur (J'^n sol ?n app^iréiiçe à peine •capable de le :ppurrir,. a réussi cependant, en don^ianj^ k, ^pn/ agriculture tout le développenafent dpAt elle Q);ai]^

. suscepjtible , en prodiguait les elncôuregemens jiuj^ . e'trangers, en dégageant «de toute entrave Tes im- • pprtatîons de leurs produits et T^e^^por t^tion de sft propres productions, a réussi, dis- je, a» se créer un haut' degré de richesse et de puissaaiçe, et à c&nquérip Tadmiration dp la postérité l|î,plus çe^ • culée.

Ain^i,* l'agriculture, le commerije , «des instité-r lions protectrices , garantissant la Jibrè circulatiorl^ de^ personnes et le libre échange ^s prbduit^f voilà le^ seules causer îJe la grancleçiç de4'§|iû(Ju^ Bgyptje; Arrivé à cette Conclusion, on^^fe dëma4de alors pourquoi cette grandeur a disparu.^ Si Ton çn chercht la cause dans lés circonstances natiir rellcç qui forment les élémens de la richesse , on la cherchera en vain. Tput ce qui. tK)]lstitu£dt les fojidémens de la gloire et de là fortune de rEg|rpte subsiste ^core. Âlexandri^e est encore plaoée at^c limites communes de l'Orient et de l'Occident ; son^ port eist aussi vaste et ailssi %ûr qu'autrefois.* Le Nil çontinup a pi onienev son cour^ majestuesax. dans.

./' INTKdUnQTVN. 4*1

la va^ée^eg^tlejiAë»: le èîjiAat j*t ^si doif^^, le

• sol 4^ssi ftrtile , les lacs tij^sî peii^fés qu'aux joùis anyqi^es . ^ais les ; iq^lulîpns joh t ihapgéi JA ha-^ ture i^'eslipas dev^np marâtr^i elle répèn4 ses

• fayews avea autaij^^cj^ profusion c(ae pasle fiasse;! Mil» Fh^mme les afFendg^s slëiîfes ; llîgnpi^ancé |; reiûplacQ l«s lumia^es; lfe'n}t)çiopeie<^t leSf*prohibîtiens^^rit détrôné Je cojpmerce^et l«j^lil^rtë| et» la gftcrrc^Éntretciiiue par lalJiàîçtf et le £maAsme , cimeii^nt t<5us c^ »aii^ dtt^âjigdes viî^tuil^^ ay^éantîtipar ses ravages les^fruit^ aé*la prodActlbi^

* et «B taftt Isiéçafrcepour raveaîi'..^ii,Eg5«ptcf^. on • ' * * ne trouyrf ni -la 4i|}ai^t^ d'ef Ihu^ , ai ia liberté dé»

^ jCuiss^ALcé / e;a(CI|i^4 ^ ^^^ eon^^tidtis rëve^tantes* .

• *pô«ir rhumatiîQB** Au liau de c^tte^dem^émul|i-

ticijp.dont^'jes productions . ay^ent pour o]^t loi ■* , j/»uissanc^ danâf.fe pçésôp'^^t la gteire 4^iis T^aye- *nir jMjui consdtlîaitjfe* ^Sictè^rf distiQctif dç i[a4r* cî^ne ra^e égrjpitenne , la/rticé aq^elle n'a pdur» buf (juç de tromper le desp£>1:ismè jdaife sèf injt}ue% espérances ^*en n^produisaiJt tout jpsle qup ne qirf* . est néiûessairfkpQur la subsistance , et d'éviter avec sSiij touti^ particjpatiqp' à'^ïà ^ciired'un pfify^ ^e rie»* né lui ordonne d'aimer, ou d'un gbuvème-* «ment que f out ^iji ncomni^ande de;liaïr.* . * ^' * Si* je^nfe sjids a^ete^si tbng-tems suf^lfes.pauèiss de la^vandeiu* et de la décadence dç UEgypte*^ c'est qve les mêmes inductio]as|^euvent a*^ppliquer av«(

4a INTJ^ODUCTION.

égale force *à toiles k^ %Li(r«6*co21trëes'de,

une l*Orient.

\ En 4^rabie , £zioH Greber/silué ayi fond d4. g^tfe deila mer Rouge , âont le port servSut.(fe p^înt de '

qu*k 5otf çommeFQS maritune j cette^villç m'avay; ni cemtoiîjp éfenduj.ni sqI p*ro(Juctif5,*ni marfufao tures î e(^dans desr jeml plitg rapprochés , Adén , cf j^OTt opulent situS cti détroit de«^Bab-el-MaifdeI, k 1 jembauchure de Ta meç llouge , cette villp 4jui fut si long-lelnSf ay^ moyen âge, f entrepôt des^ VAii- \ tiens études GénoB, ^(^& que las républiques it^- . liennes Viominâient le monde pavropulenceucom-^ in^rcialci, dût k là jrnénje ^ause sefc richessej et"sà , • • puissance ; et lorscnt|^ cette caisse fat détoiite , *A?den vit aussitôt s'écfipser sa fortune, ^ia Phénicie, Tyn* Sidon sofit d'édat'ki^ exerfipl^ de ce que peftt le •cx^ftuncrce : seul, sans le secours de l'agriculture et des manufactures , le commerce sut faire , d'unJîoQ- . • èlier aride comme k- Tyr , et d'une étroite lijsière de côtes comme kl Sidon , le siège dedi'Qmpire des mers^le berceau dfe CarJEage;, le marché des njjjtion^ voisines ;* cités souveraines dont les marchands preçiaient Icf titre de princes, etoi le coitunprce* confei;ait' fe plus glorieuse des Moblesses*, et dont les forces militaires ont long-tcms Êfrrêté les ariftées toutes^i^ssantes d^lexanàre lui-même, et

ijtts iên déftiiit*toute^ les ressources de soi! génie et

* de sel âfmJs^ '•***,*•* * t

Cotons ^ncorè î^alfaijre: Ik j^ èi» lar y a& du com- . • dëï^e £iioas vtffùiïs les o^slAdes i&turels s'apla- «« ^^** HÎr j %ne contrée infertile se féèglQde*^^le jpiintems* ' ♦. sourit k des.f^laines que le soleil brûle doses rayons^ ' * / et rarîpe déscyt sa chapge en un jai4in ^ délices^ ^ • ^JLies tànoi^nagei de lîhis|oire sont ♦pi^cis sur ce^ pqitit. Cétte^ ville fut^fond^e dans le dies^'t jous le * * nomade TadAior j*par Salomon , roi ^'Maël. IJemplacfldfl^ift^en %il choisi à«de^em, au milieu des *sa]j|lcs,^ cent millefiide Isuplus proch^e terr^ cul- , tiyable dç^^a Syrie, et k. une/distancç.égsSb dèi rives ^tilts de rÈuphrate ; le nom à^ Tad&or* •

• qi^'eli lui tflonna est un mot aVabe <}ui sigi^fie pal* hUéf*, {ftîrce «rue cet arbte fleurît parmi le»«ables.

* • - Le bylt^s^9ndat^&rs était d^étal^uj^Mtrepô^ •• c%pt^ pour îfe commerce de terre' entif ^'k)4^ et *la Jùdééç leâ ca?aiV<vies^renai^tleA* «hargeineiît aij tond du golfe JPersique , s'avaijçaient le fijmg.de^ • n^phr^te,; fuil se dirigeaient vers la Sp'iqli trà- ** ve^e déseitf;* C'est aloç^ que T^dmor oja Palm}i||B, qn^ n est^é \% trftdufttKm grecque dg Tancien ihot héj>reu.» conservé dani; ^aaralie V Vcevait à^ moitié cnemui les caravanes , çt mettant^en contact; làft mar^a^^ds l»enus,d^pW|ntéet d'Ojcid^t, ren4^it aiiirf ail eolkdaerce de terre \ts m^mi&s services que ^

l^iuu ' (jreb A* , Aden, 'AlexE^^fl^'ic/i^K^^ïcnV à^ coinmevce iqariiimer |^s n^més Causes ^ui af ai^t contribué à'clwrérçê9»vi^es.ainskqjje T^- etSi- i5on, bnt produit à.Palmyre 'les mêmes râgultati,-' ,ePpeift-être 4au&^e^rt)portion plus décisi'ft êù- '^^ ■ <;oM;*car'la positioVide Mrftyrene luipern^ttait ,• ■Bomt d'-ètre afltçe^hose qu'un ^trepôt commet- -^ ■ cial. SoiTt^i'ftoîl'e n'ofi7ait>pas ui^i arp^t de lerfe* *prôpt'e'à Ja culture; l'eau-^même lui étaft apportée d'uqe Jistansec^^dérable par des'aqaeauc^. Il n'y ure^ pointée pitx^uks de jJ'JndJMtrie , et cependant • Jlé dffialîbèrté^isojue du iu%nagiciefc' n'f ût pu fairg 'âeva du milieu ^es iilblp , f^frtcr aux r^its éa lïis-* îs li'eil jiîger àeulfcraent par-" - * ;orè de ses siJperbes monji- ..

hflbit^e '[Atr des Jiommes * is limites. Bart<îul^es arcs îs colonnafle^ des /ediples magnifiques , ^e 'quaftfité es ,'.'dc b'fcns^j d'^tçls, de ce ^ue l'arcmtecture & dé idiïur éblouit la vuè^ saisit ■ l'imagination et reSid ^oyAfe lîi tftidîtion'unçver- . sraeiiiéut ré[topHue ,4p*s lefi ta"Xus en»ironlia»tfes

^ • fl • • • •

ïNTRODUCtiON. ^ • • -ï^i

• qnJ yieaiieiit quelqiyfoi%cheix:^r un ^m sous les . • vofttes en çpines%q|i^ Pa^ayre % éx^ bâ^Jle car les

• djeuy'et habitée nar Ue% anges :^ ^* ^ „

• Si un nouvd jBxen^Je était nëcessaîfe pour Ôon^ , firiSer^une vérité déjà rendiiçjtrop «évîd^t^, je

• /çiterâSs (Vw^^ k Sftf^^^ stéiSle dans le golfe Pérsi^

• *que • ûu^ Y oh étaft ent\)^ment dépoum* cjp ter^ 'el<reau, Â où ù fiaJIut'transpprter rune^evTajit^p des.Jn^s ^o4suas p'o^^D/endbe ee rjoc ha1i)it^le. Un

• * •H^nalh%^rèu:f i^ejjpussé ^ toutes les parties du globe,

*l>èût âJ*peiiîet^aQc^pté*pour*refug|^; ^t icependant

prmliZj'pay lej|5en|« conftneroe ,^^5vg à im^sré*^

*sî eMrSordiBCair^d'optilence, gue les récits ^*en

font^es aâ'ci^ns voy^g^ur^^sont j/resquefeTjule^x ,*

*"* et qj^fcjpg^refuserait dV g jou^^ foi, s'ils n'dilaien\

* ^ •,cerr^6tgsparriinapunit^dej;ousIësteûioîgnages.

Lors(|uf Mîltbn v^t j^ouà l-eprése^ér la magniji- . ' çence quiteqtqigre le ^ène de -Satai^ «onântaginatioii si riche ^ son érudiûod si vaste et, rf pleinieii de *

• discernement 'ne^Qiijbâmii gas dç tyrn^e de com-

d'Ormuz et dé l'Inde* ' • * *

Je nUnsisteVi pas^ da^^fijpfage sur uç «ujet -qui-

• empoj'te awWb lui Ja conviction; Je fërai ol^eigrer si^ement cpie les mêmes faits me furent cQ^fimies

46^. \ • ifrn^obucTtoN. *

entuepôt commerc^^ gi*^ ^ rji{^licati«iiides Bryncipc^f^Mids jdont j'ai parlé ^«e^fllahs^i^ de \:es - «principes ^ûtvaînant unç mëvîtable décadence; teU|^$ *t sonjr les \illes - jadis ^florissai{|;es9 aujourd'hui d^ cku^ , de SijratS , Bassorah , Goa , Daii^ , JVIpordbeAabad. Aien n'ayaif changé cepenc^ini ault cirr \

" gonvemans cpii avait établi l^ute la di^p^rende des*** •résultats. * • * • '" •.".• V. * • * Que^de fois', dans fKes voyages ^tot penEant m^ longue ré$idence dans l'Inde, je fnfi suis pfo|mis , ♦ si jamais lH)ccasioii iffen ét&t offerte , d^mplbyer tdu$ çies efforts k lam(9iorer cet prdre àç dafi^s ! te tems esf an?ivé ;^ët ce i?e|t pas s^^un^usle, < seÉtimeiit d'orfi^eil l{ue, jêts^tl^ss yevtx eapifcièr^, ^ je vois Jes rd^t^ d8jà obtenus pair n|es «{^Is fréi .queœ et persevëiransk* l'opinion publt(|ye. -Cette opinion a marché ; et Ig moment ft'est^pas élcigné où le^monopole exckuâf si it^sfkioiçnt elTsi knprnciemment accordé à la Compagnie des Indes* va lui êtreftretir^.

"Le tëms

rope, OUI

qui vont ènfiij'jêtre ouvertes kjfds investigations et k ^n ccftifmëfce ; les pardi^larités qui les <&tinguént, leur géographie, leurs produâ:ioi^, leurs

• antimites ,J[eur rel^o^ , }fPt^ ^o^ y 'leur populatioiu, lArs^*mœ^^ leur gouvernement e| leur cçmmerce : car tôul, y est interessafit^ pour cejjx

* *<îuf pré'^eiit prpchàin^ent * une ^^nion plus in- ^ . riine emtre le ji^onds orîe]^tal et les peûpjes dp lH3c-

tidemt. •

fr

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