‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 43 sur 74 · CHAPITRE IV. ai · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. ai

des grands prêtres juifs, vient d'une chaîne de montagnes qui semblent correspondre aux collines Balaghal. La cornaline et d'autrçs pierres opaques se trouvent près de Cambay, et les grenats près de Hyderabad. Les rubis , les saphirs j les améthystes , le cristal de rocl\e , et d'autres pierres précieuses, ont été trouvés dans le lit des torrens des montagnes. Bahar est riche en albâtre; les montagnes de TAsmeer renferment des marbres blancs , noirs et verts ; et des carrières (J'albâtre et de marbre se trouvent dçins d^autres provinces,. La pierre appelée thébaine est très-commune dans tout Tlndostan proprement dit, et se trouve aussi dans le Dekhan et dans la péninsule ^ Dans le Bombay il y a des carrières considérables. Dans une des branches du Gange ^ et dans quelques autres rivières on trouve une pierre très-rare et très-curieuse , appelée salgrane, qui est religieusement vénérée par les sectateurs de VVishnou. Cest une coquille ammonite ou fossile^ décrite par Sonnerat, comme étant ordinairement noire , mais quelquefois violette, d'une forme ronde ou ovale ^ légèrement ap][atie , et ressemblant presque à une pierre 4^ touche ; elle est creuse, avec un petit trou a l'ex-

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térîeur, et cependant très^loilrde. Le sol de roche y le soufre , le salpêtre ^ le ^aphte et le ckarbon doivent être aussi comptés parmi les produc^ tions minérales de Tlnde. Une quantité considérable de salpêtre est préparée dans le Bengale et \e Bahar^ et exportée en Europe, en Tartarie et çn Chine.

C'est à Sces rares trésors végétaux, autant qu'à aes richesses minérales, que Tlnde a dû l'avantage d'être, dans presque tous les temps , la source de la prospérité mercantile ^ et le foyer des entre-* prises commerciales. Le nard indien ou spica^r nard est supposé être l'espèce de valériane connue des Indous sous le nom de jatamansi. Le o^alabathrum acheté à un prix si élevé par les Romains, et mentionné par Horace, coioioe un qngv^Qt aromatique, est, à ce qu'op croit, la feuille de bétel, qui , mêlée à la noix aracL et k la çh^% vive, compose le masticatoire dont les In^ diepssqnt si passionnés. Elle fleurit particulière^ codent dans.lf' district de Tiperàh , sur les bords deiLaMegna*

Le pajmier arack est cultivé dans presque toute l'étendue de l'Inde , à cause de ses noix ; il pousse saBs culture daps le Concan et le Canari

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septentrional. Digos le Malabar ou en trouve iiae espèce rouge , qui sert a la teîtiturè. Outre le palmier arack ou chou-palmier , il y 8t ^^^^ grande .variété de l'espèce- palmier dans Tlnde. Le cocotier est répandu de tous côtés , maïs surtout sur les plages sablonneuses de la péninsule. Cet arbre inappréciable iburnit k I9 fois aux indigènes de la nourriture, de Tlmile à brûler, des câbles (faits de Técorce fibreuse de, la noix), du chaume pour leurs huttes , un manteau dans la saison pluvieuse , une boisson fermentée appelée jagherr j , et le spiritueux connu sous les noms d'arack et de toddy . Des chevr.ons , des tuyaux , du bois ar brûler, et une espèce de papier sont Ipurnis par les feuilles et le bois des autres variétés du palmier. La plus grande espèce est Ténorine pallier à éventail, très-commun dans le P£^je^haat.Deux ou trois de ses feuilles suffisent pour couvrir une chaumière ; la, plus belle espèce est le sago , qui est fort rare. '

L'arbre de sandal est une autre production précieuse de Flnde; cet arbre, qui fournit le J>ois do sandal rouge, fleurit dans, le ]V|[ysore, audessus des Ghates occidentales. Le sandal , qui est uniquement le cœuf de Tarbre, est exporté

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principalement de la côte du Malabar^ en larges bûches d'une superficie rouge tirant sur le noir, mais d'un rouge éclatant dans rintérieur. Cette espèce est sans odeur ^ d'un goût nul ouf faible ; mais elle rend une matière colorante, semblable k celle du bois du Brésil. Le sandal jaune semblé être le cœur d'une espèce diflférente , et est beaucoup plus recherché dans l'Inde. Son parfum est agréable , et il est d'Un goût aromatique amer ; c'est avec la poudre de ce bois que se prépare la pâte avec laquelle les Indiens, les Perses, les Arabes , les Chinois et les Turcs se parfument. On le brûle ai^ssi d^ns leurs maisons, et il en sort une t)deur agréable et saine. Distillé , il* rend une huile odoriférante , qui , en s'épaississant , prend la consistance d'un baume^ Sous plusieurs rapports il parait ressembler au bois d'aloès , s'il n'est pas réellement le boist d'aloès des anciens. Le therocarpus-draco , est l'arbre d'où provient la résine appelée communément sang-de-dragon :

cet arbre s'élève à la hauteur de 3o pieds. La plapte qui produit la gomme-ammoniac croit dans le Bengale.La gomme Jaque est une production de la mimosa cinerea; et le bdellium des anciens était, à ce qu'on croit, une résine odori-

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féranle, ou une gomme transparente, recueillie de quelque espèce' de mimosa. Le heracleum

gommiferum est originaire de l'Inde. On a peu

fait jusqu'à présent pour classer les variëtés innombrables des myrrhes , où arbres produisant de la résine , parmi lesquels se rangent plusieurs variétés du figuier indien, et Jes arbrisseaux des deux espèces acacia et jujube. Le locus-lacca, ou Tinsecte de la gomme-Jaque, se trouve sur quatre ou cinq arbres différens*,Le cambodje aussi ejsl une espèce de résine jaune , produite par un arbre indien ; et du guilandina-marenga on recueille une gomme rouge.

Le gingembre croît dans presque toutes les parties de la côte du Malabar, où la mer ne peut pas pénétrer. Le tamarîndus-indica produit des tamarins plus secs et d'une couleur plus foncée que ceux des Indes occfdentales , avec des cosses deux fois aussi volumitieuses. Le cardamome croit suV les penchàns fles Gbates, au-dessus de Cochin et de Calicut. Le saurûs cassia fournit ce

qu'on appelle la cannelle du Malabar, qui, sous quelques rapports , mais dans un degré inférieur, répond anfx usages domestiques de la véritable cannelle , qui est uii produit de Ceylan. Le cam-

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phre cannelle, dont la racine fournit le camphre j paraît être une variété'de cannelle douce. Ces espèces ne se trouvent plus sur le continent indien, si toutefois elles y furent jamais indigènes. Le piper longum est originaire du Bengale et du Malabar , et l'on a découvert récemment que le. piper nîgruqd croissait dans les Circars septentrionaux. Les Arabes appellent la côte du Malabar BeJle-del-Folfol , c'est-à-dire, le pays du poivre. Le papaver oriental , d'où Ton retire Topium , révisait dans presque toutes les provinces; mais le meilleur vient du Bengale et du Bahar. Le sésame indien founût une huile connue de Tantiquité comme up article de commerce.

Vindîgo croît de lui-même dans le Goud jerate, et,est cultivésur une. Içirge échelle dansle Bengale, le Bahar, TAoude et TAgra. Une espèce de nerium, donnant une pr^i^se teintiire bleue, a été découverte dans les CirCars. Cette contrée a été célèbre pour son colon, dès la plus, haute antiquité. On se livre aussi à nne culture considérable de la canne à sucre, et cela depuis un temps immémorial, dans tqute Tétenduede finde. Le jalap, lu salsepareille, le gingembre , 4e safran, Tanil , plusieurs teintures , le tabac, le lin, le

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