‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 60 sur 74 · CHAPITRE V. Xgi · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. Xgi

u horrible dont le bataillon s'était rendu coupa- « ble^ je leur demandai de rendre sur-le-^diamp (( leur sentence. Ils les déclarèrent coupables (c de rébellion et désertion, les condamnèrent (c h mort 9 en me laissant le choux: du supplice. (( T ordonnai aussitôt qi£on attachât quatre de a <:es vingt^uatre hommes^ chacun à la bouche a d'un canon, et f ordonnai aux officiers d^tfr-' a tiUerie de se préparer à tirer. Ici eut lieu un (( incident remarquable.

c< Quatre grenadiers représentèrent qu^ayant n toujours occupé le poste d^honneur, ils a croyaient avoir le droit d'être les pif^emiers mis (C à la bouche du canon. Alors je fis délier les « quatre hommes; les grenadiers prirent leur (( place, et les canons partirent. Sur cela, Tes offi«> « ciers européens du bataillon de Cipayes qui « était de service vinrent, et me dirent que les (( Gpayes étaient résolus h empêcher qu'auctme « autre exécution eût lieu. J'ordonnai aux offi- <ir ciers d'artillerie de charger k mitraille les «r quatre pièces. Je fis marcher les troupes eurotf péennes avec les canons dans les intervalles tr des pelotons. Je donnai ordre aiqc officiers de « retourner à la tété de ieur;l^aillon ; alors je

« déclarai que le bataillon eût k coucher les ar^ « mes à terre ; les menaçant , si l'un deux faisait (( unix^ouvement, de faîre-tirer sur eux et de les (( traiter comme Tarmée de Shujah Dowla. Ils (( couchèrent leurs armes a terre et ne firent (( aucun mouvement pour les reprendre i sur (c quoi je fis attacher seize autres des i^ingt- (c quatre à la bouche des canons , et leur destin a fut le mëm^ que celui des autres. Les quatre c( autres qui restaient des vingt-quatre, je les 'fis (( transporter dans un cantonnement ou il y avait « .eu une désertion des Gipayes quelque temps « auparavant, et j'enjoignis k Tofficier comman- (( dant sur ce point, de les faire jpérir de la « mênie manière que j'avais fait pour leurs ca- (( marades; ce qui fut fait , et dès ce moment la « révolte et la désertion cessèrent. )>

Nous demandons si le massacre des Grecs de la Moré« par rinfàme Ibrahim Pacha/ offre rien de plus horrible que le tableau que nous venons, de présenter. Car les Turcs punissaient dans les Grecs ce qu'ils appelaient une rébellion k un pouvoir qu'ils croyaient que la prescription et la victoire avaient légitimé. Mais pourquoi attachàitrèn les malbeùreiix Indiens k la bouche

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