CHAPITRE V. aSg
roi ou les instructions de la compagnie, visuiilez m'en informer, afin que je puisse témoigner tout le ressentiment que j'en éprouve.
Mais si ces désordres ne proviennent que de votre avidité insatiable, abandonnez pour l'avenir une aussi funeste conduite. Ife vous mêlez pas des affaires de mon gouvernement ; retirez vos gens et renvoyez -les daps leur pays; conduisez le commerce de la compagnie commepar le passé, et bornez-vous aux afiair.es commerciales. Ënce cas, la Cour impériale vous assistera plus que jamais dans vos entreprises, et vous conférera de. lîouv elles faveurs. Envoyez ici quelques personnes de distinction qui vous représentent, qui m'instruisent de tous les faits, afin que je puisse agir en conséquence. Si, ce qu'à Dieu ne plaise, vous êtes hautains et désobéissans, le glaive de la justice déyorera les têtes des perturbateurs, et vous sentirez tout le poids de l'indignation de sa majesté^ qui est comme la vengeance de Dieu lui-même ; et attendu les faveurs dont vôtre compagnie a été comblée , il ne vous servira de rien de vous soumettre et d'exprimer votre repentir. C'est pourquoi je vous ai écrit ceci.
a Vous agirez comme vous le jugerez convena- (( Wc. Envoyez - moi promptement votre ré- « poBse. » P* 35-26.
Ceci n*a pas besoin de commentaire. Nous passons maintenant au récit fait par le colonel MuûTO 4e ses opérations comme général en cbeif de Tarmée du Bengale , comjnandement dans lequel il avait remplacé le major Camac. Un des effets de la rapacité du gouvernement de la compagnie était d'inspîrer/le même amour du gain et du pillage aux troupes qu'elle employait et qui , voulant rivaliser avec leurs supérieurs , réclauiai^nt leur part du butin.
Les Gpayes, qui se composaient de troupes indiennes, désertaient et rejoignaient leurs princes; les troupes anglaises elles-mêmes aspiraient h prendre leur part des gains dont leurs maîtres se montraient si avides. Il s*agissait de punir ces crimes.,.On va voir de quelle manière cette répression eut Ken. C'est le colonel Munro qui érit': « J'enrdonnai immédiatemeht qu'on assem- « blât un conseil de guerre , composé de leurs (( propres officiers indiens (il s'agissait de punir (( un bataillon de Qpayes xjui avait déserté). (( Après avoir représenté aux officiera le crime