Chapitre v. 3oi
H avions été reçus ; nous l'avons trouvé à notre ce arrivée, un jardin de délices et d'abondance; (( nous en avons fait un désert. C'était le grenier (( de rinde ; sous notre administration coupable, « cette contrée est devenue une terre de misère (( et de pauvreté. Par nos violences, nos rapi- (( nés et notre oppression , nous avons fait périr « par le glaive ou par la faim, ou chassé du terce ritoire, trois millions d- Indiens. Nous avons c( employé notre influence et nos forces à fo* H menter révolution sur révolution , jusqu'à ce ce qu'enfin nous avons pris possession et dès « états et de la nation ^eslimés à i5,o6o,ooo, lors H de notre arrivée. » P. 3o-3a.
Nous pourrions continuer encore long-temps^ cette matière que nous ne F épuiserions pas.
Qu'on nous permette cependant d'ajouter quelques mots encore, a En 1773, une enquête pai:cc lementaire fiit établie pour examiner la concc duite des agens de la compagnie dans l'Inde. ce Le 10 avril, le général Bui^oine, rapporteur ce du comité d'enquête , déclara que le rapport w qu'il avait k faire contenait le récit de crimes ce qui révoltaient la nature .humaine. Dans la « séance du 19 avril, il contiuua'^son rapport et
3o2 TABLEAU DE L^INDE.
(c conclut en proposant la résolution suivante :
« Que le très^norable Robert lord Clive , (c baron de Plas^ey, avait ^ en conséquence des « pouvoirs qui lui avaient été confiés dans ce l'Inde , acquis illégalement, au déshonneur et H au détriment de TEtat, une somme de !i3490oo « livres sterlings. »
Xette motion fut secondée par sir Williams Meredith , qui s^etprima en ces termes :
« Monsieur i'orateur, comme j'ai eu l'honneur fc de seconder la motion iaite l'année dernière a pour une enquête dans les afiQûres des Indes « orientales, je me lève maintenant pour soute-*- (( nir une proposition. qui n'est autre chose que a la mise eh action de cette enquête*
'<- l)n noble lord , acteur principal dans ce u drame, dont Texpérience dans ces matières « égale la véracité , s'exprime ainsi dans une « lettre aux directeurs de la compagnie :
u Tout dans le gouvernement de l'Inde est H empi*eiut de corruption ; partout prévalent des er principes de rapacité et d'oppression; et le €c désir effréné des richesses y éteint toute étin- « celle de vertu publique. »
« Après un fël témoignage, favoriserons-nous