‹ Tableaux à la plumeChapitre 12 sur 15 · UNE · texte numérisé non relu

UNE

Annoncer une toile de Velazquez, fût-ce une esquisse, est chose grave, nous ne l'ignorons pas, et cependant nous inscrivons sans hésiter en tête de notre article ce nom rare et formidable» De tous les grands maîtres, don Diego Velazquez de Siîva est peut-être le moins réellement connu, quoique sa réputation ^it universelle et incontestéoi L'Espagne jalouse en a gardé l'œuvre tout entier, et les musées des autres pays n'en possèdent que des fragments de peu d'importance ou d'une authenticité souvent douteuse. Accaparé tout jeune par Philippe IV, ce fin connaisseur, Velazquez ne travailla presque que pour son royal Mécène, dans le palais même où il avait son atelier, dont le monarque possédait une clef double afin de venir visiter, quand cela lui plaisait, son peintre bien-àimé. Un portrait de don Juan

de Fonscca y Figueroa, chez qui Velazquez descendit en venant de Séville, et qui fut vu du roi et de toute la cour, décida sur-le-champ cette longue faveur maintenue jusqu*à la mort de l'artiste, sans caprices, intermittences, ingratitude ou fatigue. Velazquez avait alors de vingt-trois à. vingt-quatre ans, et il en vécut soixante et un. Il fut peintre du roi, huissier de chambre, maréchal des logis, chevalier de Santiago; mais ces charges de cour et ces honneurs ne nuisirent en rien à son talent. Son pinceau conserva toute sa franchise et sa puissance ; Tarliste, sous les yeux du roi, sut se préserver de la froideur officielle et manifester librement son génie.

Deux voyages en Espagne nous ont permis d'admirer, au musée de Madrid, ce peintre qu'on peut hardiment placer entre Titien et Van Dyck, et qui leur est peut-être supérieur comme coloriste. Sans imiter l'exemple de l'Anglais David Wilkie analysant chaque jour un pouce carré du célèbre tableau de los Borrachos, nous avons étudié soigneusement Velazquez dans cette galerie où sont réunis tous ses chefs-d'œuvre, les portraits équestres de Philippe IV et du duc d'Olivares, las Menirias, les Forges de Vulcain, les Fileuses et la Reddition de Brèda, familièrement connue sous le nom de Tableau des Lances. Ce que nous disons ici n'est pas pour nous donner des gants de connaisseur cosmopolite, il est aujourd'hui plus facile d'aller à xVadrid qu'autre-

fois à Corinthe, — mais pour bien établir noire compétence dans un cas spécial.

Nous avons vu dernièrement chez M. Haro, où elle rayonne d'un éclat invincible parmi d'autres peintures de diverses écoles, une grande esquisse de la Reddition de Bréda^ si fougueusement rayée par la griffe du lion, que chaque coup de brosse contient la signature du maître. Velazquez est là de pied en cap, avec plus de vie, plus d'ardeur et d'éclat, peut-être, que dans ses tableaux achevés. Cette esquisse, nous l'appelons ainsi faute de mot se moulant mieux sur l'idée, est pour nous une œuvre parfaite, à laquelle on ne saurait rien ajouter et qu'on emporterait du chevalet de l'artiste, s'il était vivant, de peur qu'il ne la gâlât par une louche de plus.

Comment se fait-il, dira-t-on, qu'un morceau si important ait été ignoré jusqu'à ^vé^Qïii'tlj'Âssunta^ du Titien, n'est-elle pas restée près de deux siècles dans l'oubli et l'abandon, sous une épaisse couche de poussière, au fond d'une chapelle déserte, jusqu'au jour où, retirée des limbes par le comte Cigognara, elle est remontée jeune, splendide et radieuse au ciel de la couleur? Les tableaux, comme les livres, ont leur destin ; il en est qui se perdent ou disparaissent. Des changements de fortune, des partages de succession les font tomber parfois entre les mains d'ignorants possesseurs qui n'en savent plus le prix. La fumée du temps les recouvre peu à peu,

ti$ TABLEAUX A LA PLUME.

Tor de leurs cadres se rougit et s'éteint. Quelque femme frivole trouve que ces vilains tableaux sombres font tache sur la fraîche tenture de son saloa, et ils passent de Tappartement au grenier ; ils dorment là sous les toiles d*araignée, attendant les gloires de la résurrection, ou vont pourrir parmi les jneubles de rebut chez les marchands de bric-àbrac.

L'esquisse de la Reddition de Bréda a subi des vicissitudes analogues : abandonnée, oubliée, méconnue pendant de longues années, elle va, nous l'espérons, reprendre la place qui lui convient entre les chefs-d'œuvre de l'art. Exposée en vente publique, sans toilette préalable, sans même qu'une éponge en eût essuyé la poudre séculaire, malgré les défiances qu'inspire à bon droit cette superbe attribution de Velazquez et le peu de sympathie qu'ont les amateurs pour les esquisses, elle avait atteint le prix de 26,000 francs, le tiers à peine de sa valeur, pour quelques rayons de génie et de lumière qui traversaient les épaisses ténèbres dont elle était couverte. Le chef-d'œuvre était derrière les nuages amoncelés et les perçait comme le soleil par quelques trouées inattendues. M. Haro, l'habile et patient restaurateur de tableaux, qui apporte à sa délicate besogne une prudence si consciencieuse, Ta dégagé avec un bonheur rare de ses crasses, de ses fumées, de ses poussières, de ses vernis, de ses

sauces, de tous les voiles interposés entre le maitre et le spectateur. Ainsi débarrassé de cette accumulation de ténèbres, le tableau a reparu intact, étincelant, dans sa vierge et neuve splendeur, comme si le peintre venait d'y poser là dernière touche. Le dédain Tavait heureusement préservé des restaurations ; aucune main profane n*y avait appliqué lourdement ces emplâtres qui sont les véritables plaies des vieilles peintures; pas une lèpre de repeints sur son épiderme; la couleur saine, solide, agatisée, s'était maintenue pure sous les décompositions du vernis comme une mosaïque sous un éboulement de terre ; il a suffi de la déblayer et de la mouiller pour en faire revivre les tons. Nous voyons aujourd'hui le tableau tel qui dut sortir de l'atelier de Velazquez. C'est là une surprise rare dans le monde de l'art qu'un chef-d'œuvre tout neuf d'un maître mort depuis deux cents ans! S'il n'eût pas été oublié et perdu longtemps sous un linceul de poussière, il aurait, malgré tous les soins pieux, subi les atteintes des années et le travail décolorant des influences atmosphériques.

L'esquisse dont nous parlons diffère du tableau par plusieurs détails et une plus grande quantité de personnages. Dans cette composition rapide, l'artiste s'est laissé aller à l'abondance de son imagination et n'a pas ménagé les figures que trois ou quatre coups de pinceau lui suffisaient à créer. Aucune

exigence officielle ou stratégique ne contraignait encore sa liberté. Maître absolu de son thème, il l'a rendu d'un seul jet, avec la même palette, en une journée peut-être, tel qu'une vision intérieure le présentait a son esprit, d'une façon si hautaine, si cavalière, si libre, si magistrale, que Ton reste stupéfait devant cette peinture calme et turbulente à la fois, à peine ébauchée et finie, où chaque coup porte, où chaque indication dit tout, où la négligence, on pourrait même dire le hasard de la brosse, révèle une science consommée, un calcul instinctif et profond, un art qui ne saurait être égalé.

Dn vaste ciel, aéré de lumière et de vapeur, richement indiqué en pleine pâte d'outremer, mêle son azur aux lointains bleuâtres d'une immense campagne que traverse un cours d'eau trahi par quelques luisants argentés. La silhouette de Bréda ne se découpe pas à l'horizon comme dans le tableau définitif. Çà et là, des fumées d'incendie montent du sol, nuages de la guerre, et vont rejoindre les nuages du ciel en tourbillons fantasques ; de chaque côté se masse un groupe nombreux : ici, les troupes flamandes ; là, les troupes espagnoles laissant entre elles libre, pour l'entrevue du général vainqueur et du général vaincu, un espace dont Velazquez a fait une trouée lumineuse, un foyer de tons brillants, une fuite vers les profondeurs, où les formes, relevées par une seule touche, pétillent comme des étincelles.

Le marquis de Spinola, tête nue, le chapeau et le, bâton de commandement à la main, revêtu de son armure, accueille avec une courtoisie chevaleresque, affable et presque caressante, comme cela se pratique entre ennemis généreux et faits pour s'estimer, le gouverneur, qui s'incline et lui offre les clefs de la ville dans une attitude noblement humiliée. — L'écharpe rouge du marquis, piquée et constellée de points d*or par de brusques rehauts faisant deviner une riche broderie, est une merveille de couleur; — c'est comme une note tonique donnant leur valeur aux teintes juxtaposées. — A travers le fourmillement des lances négligemment hachées flottent des étendards dont les tons splendides, blancs, roses, azurés, ne sont, quand on les regarde de près, que de vagues frottis ou des empâtements heurtés de nuances tumultueuses qui produisent un effet admirable, tant le peintre a le sentiment de Tharmonie générale 1 — La croupe du cheval placé à quelques pas derrière le marquis se modèle et se satine sous une traînée de lumière égratignée d'une façon surprenante. La vaillante bête n'est pas tournée tout à fait de même que dans le tableau. — Les lignes courbes de ses hanches rompent avec bonheur les lignes droites que le sujet nécessite, et c'est une heureuse invention du peintre que de l'avoir placée là.

On ne saurait rendre par des paroles la fierté chevaleresque et la grandesse espagnole qui distinguent

les têtes des officiers formant Tétat-major du général. Quelques touches heurtées ont suffi au peintre pour exprimer la joie calme du triomphe, le tranquille orgueil de race et l'habitude des grands événements. Ces personnages, si largement esquissés, n'auraient pas besoin de faire leurs preuves pour être admis dans les ordres de Santiago ou de Saint-Jean de Calatrava. Ils seraient reçus sur la mine, tant ils sont naturellement hidalgos I Leurs longs cheveux, leurs moustaches retroussées, leur royale taillée en pointe, leurs gorgerins d'acier, leurs corselets ou leurs justes* de buffle en font d'avance des portraits d'aiicêtres à mettre, avec un blason au coin de la toile, dans la galerie des châteaux héréditaires. Personne n'a su comme Velazquez peindre le gentilhomme avec une familiarité superbe et pour ainsi dire d'égal à égal. — Ce n'est point un pauvre artiste embarrassé qui ne voit ses modèles qu'au moment de la pose et qui n'a jamais vécu avec eux : il les suit dans les intimités des appartements royaux, aux grandes chasses, aux cérémonies d'apparat ; il connaît leur port, leur geste, leur attitude, leur physionomie ; lui-même, il est un des favoris du roi {privados del rey) ; comme eux et même plus qu'eux il a les grandes et les petites entrées. La noblesse d'Espagne, avec Velazquez pour portraitiste, ne pouvait pas dire comme le lion de la fable: a Âh I si les lions savaient peindre I »

Pour en reveair à notre esquisse, quelle magnifique leçon à Tadresse des peintres! Dans cette chaude, violente et primesautière ébauche, l'artiste livre son secret, bien sûr d'ailleurs qu'on ne le lui prendra pas. Tout est fait au premier coup ; pas de glacis, pas de teintes surchargées, pas d'artifice de métier. La brosse, se jouant dans la pâte, où la trace de ses crins est encore visible, écrit les formes, accuse les muscles; étale les localités, distribue l'ombre et le clair avec une franchise, une netteté, en même temps une largeur incomparable. — Jamais plus riche bouquet de palette ne charma les yeux. Cependant la gamme reste grave, car Velazquez n'emploie pas les couleurs brillantes par ellesmêmes ; ce n'est pas par les bleus, les rouges, les verts et les jaunes vifs qu'il arrive à cet effet intense et lumineux, à ce chaud climat où baignent ses figures ; mais bien par des ruptures de tons, par de savantes oppositions de nuances, par un instinctif sentiment de la couleur intime des choses. Sous ce rapport, c'est un maître sans rival. Les Vénitiens et les Flamands n'ont pas cette splendeur sobre, tranquille et profonde, semblable au luxe des maisons riches depuis de longues années.

Pourtant, Velazquez était réaliste, comme l'art de son époque, — mais avec quelle supériorité 1 II ne faisait rien que d'après nature, et, sorti de l'école du frénétique Herrera le Vieux pour entrer à celle de

Pacheco, il peignait, pour s'exercer, des citrouilles, des légumes, du gibier, du poisson et autres sujet» analogues.

Ces études ne semblaient pas au-dessous de lui au jeune maître ; il y apportait celte simplicité souveraine et cette largeur grandiose qui forment le fond de sa manière, dédaigneuse de tout détail inutile. Ainsi traités, ces fruits auraient pu être posés, dans un plat d*or, sur une crédence royale ; ces victuailles, d'un sérieux historique, figurer aux noces de Cana. — S'il ne cherche pas la beauté comme les grands artistes d'Italie, Velazquez ne poursuit pas la laideur idéale comme les réalistes de nos jours ; il accepte franchement la nature comme elle est, et il la rend dans sa vérité absolue, avec une vie, une illusion et une puissance magiques, belle, triviale ou laide, mais toujours relevée par le caractère et l'effet. Comme le soleil qui éclaire indifféremment tous les objets de ses rayons, faisant d'un tas de paille un monceau d'or, d'une goutte d'eau un diamant, d'un haillon une pourpre, Velazquez épanche sa radieuse couleur sur toutes choses, et, sans les changer, leur donne une valeur inestimable. — Touchée par ce pinceau, vraie baguette de fée, la laideur devient belle ; un nain difforme, au nez camard, à la face écrasée et vieillotte, vous fait plus de plaisir à regarder qu'une Vénus ou qu'un Apollon. Lorsque Velazquez rencontre la beauté, comme il sait l'exprimer

UiNE ESQUISSE DE VELAZQUEZ. â25

sans fade galanterie, mais en lui conservant sa fleur, son velouté, sa grâce, son charme, et en Faugmentant d'un attrait mystérieux, d'une force délicate et suprême! Faites poser devant lui la perfection, il la peindra avec une aisance de gentilhomme et ne sera pas vaincu par elle. Rien de ce qui existe ne saurait mettre sa brosse en défaut.

Il fait les infantes et les reines galopant sur leurs genêts d'Espagne en costume de chasse ou de gala, aussi bien que les philosophes, les nains et les ivrognes. La tête noble iet délicate dont la pâleur se colore à peine du sang i' azur (sanffreazul) des vieilles dynasties ne lui oiîre pas plus de difliculté que la trogne hâlée et vineuse du soudard. — Sa brosse rend Torfroi des brocarts constellés de pierreries comme les rugosités du haillon de toile. Ce luxe ne lui coûte pas plus que cette misère. Il ne s'étonne pas de l'un, il ne méprise pas l'autre, il est à son aise dans le palais comme dans la chaumière. Fidèle à la nature, il est toujours chez lui.

Ce réalisme ne se bornait pas aux surfaces. Velazquez, en même temps que le portrait, peignait l'homme. Ramenait l'âme à la peau; il dégageait le caractère et l'incorporait à sa pâte. On connaît les personnages qu'il a représentés comme si on les avait rencontrés dans la vie et qu'ils vous eussent fait leurs confidences. Quoique homme de cour, Velazquez ne flattait pas, en peinture du moins. Sa sin-

cérité ne s*est jamais démentie même en faveur de son royal ami. Quel historien fait voir la décadence de la monarchie autrichienne en Espagne d'une façon plus claire et plus frappante que cette suite de portraits où le type énergique de Charles-Quint, afîaibli par la transmission, s*énerve, s'abâtardit et s'éteint dans des tètes d'une pâleur blafarde, ennuyée et maussade, dont les dernières ne sont plus que des spectres à lèvre rouge et tombante ?

Chose singulière pour un artiste espagnol et bon catholique, comme il l'était sans doute, Velazquez ne s'est pas adonné à la peinture religieuse ! On ne connaît de lui qu'un petit nombre de tableaux de sainteté, dont le plus remarquable est le Christ du musée royal de Madrid : une figure pâle à la chevelure pendante, projetant sur son masque l'ombre de la couronne d'épines, et se détachant, rayée de pourpre, d'un fond d'épaisses ténèbres. — Le mysticisme n'allait pas à cette nature robuste et positive; la terre lui suffisait; peut-être se fût-elle égarée dans le ciel, où Murillo se jouait d'un essor si libre et si facile, à travers les gloires, les auréoles et les guirlandes de petits séraphins. Velazquez n'aimait pas à peindre de pratique, et comme les anges ne posèrent pas devant lui, il ne put faire leur portrait.

Les Forges de Vulcain, malgré la mythologie de leur titre, n'ont rien qui rappelle l'idéalité antique.

Apollon vient trouver Vulcain à sa forge et Tavertir de sa mésaventure conjugale. Cette dénonciation de mouchard olympien et solaire, à qui rien n*échappe, ne fait pas grand honneur au frère de Diane, et le pauvre dieu forgeron, tout noir de limaille, dessine en récoutant une assez laide grimace. Les cyclopes dressent Toreille et ricanent, suspendant leur travail, tout réjouis d'ailleurs de Tinfortune de leur maître. Rien n*est moins grec et moins homérique assurément. Mais quelles chairs, jeunes, souples et vivantes, que celles d'ÂpoUon! Quelle vérité dans Tattitude de Vulcain et le geste des cyclopes 1 Quelle pittoresque rencontre de la lumière blanche du jour et du reflet rouge de la forge ! Quelle science de modelé et de couleur 1 Quelle inimitable force de rendu !

Luca Giordano disait du tableau de las Meninas : « C'est la théologie de la peinture I » Cette toile représente, comme on sait, le peintre en train de faire le portrait de Tinfante Marguerite, à qui une de ses femmes présente à boire, tandis que les nains de cour, Nicola Pertusano et Maria Borbôla, agacent un gros chien qui se laisse faire avec indulgence. Dn reflet dans la glace témoigne de la présence de Philippe IV et de la reine sa femme, assis sur un canapé latéral. L'illusion ne saurait aller plus loin. C'est la nature même prise en flagrant délit de réalisme.

Toutes les magies du clair-obscur se déploient

avec les tapisseries que les filandières [las Hilanderas) mollirent à des dames de la cour dans un atelier à demi éclairé.

Mais de tous ces sujets, celui qui convenait le mieux au talent de Velazquez, c'était assurément la Reddition de Brèda, une réunion de portraits historiques groupes par une action tranquille, et de figures pleines de caractère superbement agencées sur un admirable fond de paysage. Ce que peut être le tableau, on fait plus que le pressentir en voyant l'esquisse dont nous avons tâché de donner une description, et qui est le sujet de cet article. Au tableau, la maestria suprême,, le calme souverain, la perfection absolue ! A l'esquisse, la spontanéité du jet, l'éblouissement de la couleur et la fulguration du génie !

[Le Moniteur universel, 2 janvier 1862.)

Page 1