‹ Tableaux composant la Collection Ch. Sedelmeyer, première vente, comprenant les tableaux des Écoles anglaise et françaiseChapitre 2 sur 405 · VI COLLECTION CH. SEDELMEYER · texte numérisé non relu

VI COLLECTION CH. SEDELMEYER

Le besoin de la icliailc jusiijidit chez lui dejh le (U'sir (riiilcf/onip/c ses aff'aifcs. Il n\'iiil \'u ses i^c/zd/'cs cl (Caulrcs niciiihres de sa jatnilU\ un temps ses collaboi'iileius ^ se sépaeer de lui poue eréer eux-iuènws des maisons^ et le sepluuge/iaire </u'il est peu su il (/u'il serait saii;e de niellée le point final à son aetivite. Mais une eirennslanee injiniiuent doulouieuse est \'enue préeipiter sa détermination^ (jui flottait indéeisise . La elti're compagne de toute sa r/V', celle (jui avait été la confidente aimée de ses heures de bataille^ et avec qui il se préparait ii fêter sa cin</uant((ine, lui fut enlevée, il )■ a deux mois^ et Charles Sedelineyer sentit (pie <ju(d(fue chose se brisait en lui.

Plusieu/s jours après le deuil cpii le f/appail si brusijucmcnt , il me disait : « Je ne me sens plus le i^oùt de continue/- « . Et du ton dont il prononçait ces mots., on devinait l'angoisse r/ui é etrcignait ^ la subite révolution ipii s'était opérée en lui., au point <ju'il ne vit plus dans tous les chefs-d'a'uvre (pii garnissaient sa galerie — //// véritable musée dont une capitale pourrait s'enorgueillir — (pie les témoins inutiles d'un bon h eu/- ii pi mais dispai-u.

Id c'est poii/-(pioi ., ainsi (pie pa/- f obligation de li(piide/- la siKcession^ on va voi/- passe/- aux enchè/'cs non seulement son stock comme/ciaf mais enco/-e sa collection p(i/-ti(-iilie/-e , soit un millie/- de tableaux des ma/'f/es les plus illiist/-es de toutes les écoles. J'ai hâte de pa/le/- de ces tableaux, aiitoii/- dcscpicls vont s'allume/toutes les (-onvoitises : mais je veux , (iiipa/'avatit , /-appelé/- b/-i('ve/tie/it les étapes de la car/i('/-e bi-illantc foiu/iie pa/- ( fi . Sedelmoe/-, ne se/-(iit-(-e (pie pou/- salue/-, en lui., l'un des plus fe/ve/its et des plus utiles dé fe/iseii/-s de l'a/t, au nom de ses clients et de ses amis, (/ni le siiiv/-o/it , dans sa /et /dite, de leurs ng/'cts sinci'/-es , p/-of'o/ids , attcndi-is.

/Ji's l'âge de di.v-sept ans., il avait (-ommencé le com/ne/ce des tableaux, lix créant d'(ibo/-(l (i I ie/i/ie, sa ville /latale, où il fo/-/na pliisieii/-s collections, notam/ne/it la céTeb/c colleition (ls(dl, il fut le p/e/nic/- ii y fai/e pé/iét/-e/- les a'iiv/-es de l' Ecole française de iS30. A pai-ti/- de vi/igt a/is^ il vint pé/-iodi(jiiement ii l^a/-is ; il y acipiit la ce/-titu(le (pie P(i/-is était bie/i la (-apitale de l'ai-t et il s'y installa^d' (ibo/-(l /nodesteme/it ., fdubou/-g J\J on t ma /t /-(' ,da ns un local ét/-oit, mais i/ilime et intéi-cssant , oii les amateiu-s ne tardèrent j)as ii f/é(pie/iter assidii/nent , puis /-ne de La Rochefoucauld, dans le bel hôtel au j(i/-di/i diupicl il emp/ii/ita le te//-ai/i nécessai/e ii la const/iiction de la g/-a/ide gale/ie. Cest dans cette galerie., o/i ne fa pas oublié, ipii' il di/igea (pieUpies ventes se/isationnelles co//i//ie les ventes de See/étan et (^/-abbe et oii l'on put voir f exposition des (riiv/-es imp/essio/inantes de Munkacsy, l'exposition Ma/-ie-l/itoi/iette et celle d'une pa/tie de sa collection, (/u'il /l'avait consenti ii /no/it/-e/-., il y ii t/-ois ans., que pa/ce ipéil s'agissait de fourni/- des subsides ii une (Viiv/e de eh a /-i té.

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