Dissolvants neutres
L'eau distillée, que l’on conserve ordinairement dans des pissettes ou fioles à laver (fig. 3), ne doit pas donner le moindre résidu par l’évaporation de quelques gouttes sur une lame de platine. — L hydrogène sulfuré n’y doit donner naissance à aucun précipité ni coloration, ce qui indiquerait la présence du plomb, du cuivre ou du 1er. Llle ne doit pas précipiter non plus par 1 azotate daigent, ni par le chlorure de baryum, ni par loxalate d’ammoniaque (chlorures, sulfates, sels de chaux).
L’iodure double de mercure et de potassium
additionné de potasse (réactif de Nessler) ne doit pas la colorer en jaune, ce qui aurait lieu si elle
contenait des traces d’ammoniaque. —On s’assure
de l’absence des matières organiques en portant à 1 ébullition un cer am
Fig. 3.
Fiole à laver.
HKA.CTJFS.
volume additionné de quelques gouttes d’une solution de carbonate de soude et d’une goutte de permanganate de potasse étendu ; la liqueur ne doit pas se décolorer. — Enfin, on peut vérifier l’absence d acide carbonique dissous, en y versant de l’eau de chaux ; la liqueur doit rester limpide.
Alcool. — L’alcool doit être débarrassé par une distillation des matières fixes qu’il peut tenir en dissolution.
L'éther s’emploie soit tel qu’on le trouve dans le commerce, c’est-àdire plus ou moins mélangé à de l’alcool, soit débarrassé de cet alcool par trois ou quatre lavages à l’eau, opérés dans un grand flacon avec de l’eau que l’on décante au moyen d’un siphon, en ayant soin d’agiter vigoureusement avant chaque décantation.
Chloroforme. — On doit vérifier qu’il n’a pas de réaction acide sur le tournesol et qu’il est volatil sans résidu.
Le sulfure de carbone doit de même se volatiliser sans laisser de résidu.