AYANT-PROPOS
plus ou moins pénible. Nous avons cherché autant que possible à éviter ce double écueil.
Désirant avant tout faire un travail utile aux commençants, nous nous sommes limité, dans les tableaux que nous publions ici, à la détermination des métaux et des acides les plus communs, éliminant à dessein ceux qui, en réalité, ne se présentent presque jamais à la recherche du chimiste et dont l’introduction aurait trop compliqué les méthodes de séparation.
Les tableaux de Balard nous ont servi de point de départ. Ces tableaux ont déjà été plusieurs fois remaniés ; parmi les modifications qu’ils ont subies, la plus importante consiste en la séparation en un groupe distinct des métaux précipitables par l’ammoniaque dans les liqueurs traitées par l’acide chlorhydrique et par l’hydrogène sulfuré ; nous avons adopté cette manière d’opérer que nous avons introduite nousmème, il y a dix ans, aux travaux pratiques de l’Ecole de pharmacie, et dont nous avons pu apprécier l’avantage. Nous avons cru devoir aussi, pour des raisons qui seront exposées dans le cours de cet ouvrage, modifier d’une manière notable les méthodes relatives à la recherche des acides. Nous nous sommes, dans tous les cas, appliqué à n'indiquer que des procédés de séparation toujours rigoureusement contrôlés par nous, et que nous n’avons adoptés qu’après de nombreuses corrections successives dont l’utilité s’est présentée à nous par l’expérience acquise au milieu des élèves.