CHAPITRE III
sulfuré, le sulfhydrate d’ammoniaque, le sulfate de protoxyde de fer,
P ~e au lieu de deux bandes, on n’en aperçoit plus, au
bout de quelques instants, qu’une seule, à bords moins
Fig. 7. nets (îue Pour ^es deux bandes observées dans le
Bande d’absorption de Cas précédent (flg. 7). l’hémoglobine réduite.
L’hémoglobine oxycarbonée, qui est contenue dans le sang traité par l’oxyde de carbone donne deux bandes obscures comme l’oxyhémoglobine, mais qui diffèrent un peu par la position de la première bande située un peu plus à droite de la raie D. Ces deux bandes persistent dans le sang traité par le sulfhydrate d’ammoniaque; il n’y a pas réduction comme cela s’observe avec l’oxyhémoglobine. Cette dernière différence surtout permet de caractériser l’oxyde de carbone.
Application du spectroscope à la recherche des métaux qui existent dans le soleil et dans les astres. — Ivirchhoff et Bunsen ont montré que chacune des raies brillantes correspondant à un grand nombre de métaux coïncidaient exactement avec une des raies noires du spectre solaire, et ils en ont donné l’explication. La lumière d’une flamme colorée n’est pas transparente pour les rayons de la même couleur, et elle les absorbe. Ce fait résulte de l’expérience du renversement des raies : soit une lumière donnant au spectroscope un prisme continu, celle, par exemple, qui résulte du platine incandescent; si l’on place devant cette lumière une flamme contenant du sodium, on observera une raie noire correspondant avec la raie D du spectre solaire. Il en sera de même poulies autres métaux. On en conclut que le soleil donne une lumière homogène, mais que cette lumière traverse une atmosphère incandescente contenant des vapeurs de sodium et de divers métaux, ce qui donne naissance aux raies noires du spectre solaire. D'où l’on peut déduire la nature des métaux qui existent à l’état de vapeur dans l’atmosphère du soleil. On y a trouvé ainsi un grand nombre des métaux terrestres.
— Le spectre solaire présente aussi certaines raies noires qui sont distinctes des précédentes et qui proviennent d’une autre cause. Ce sont des raies d’absorption qui sont produites par l’atmosphère terrestre. On les désigne sous le nom de raies telluriques. Elles varient avec l’état et l’épaisseur de la couche d’air traversée ; nous n’en parlerons pas ici.
ESSAIS PAR VOIE SÈCHE
— Nous avons montré l’application du spectroscope à la détermination des métaux terrestres; nous avons vu qu’on est allé plus loin, et qu'on a pu avoir, au moyen des méthodes spectroscopiques, des indications précises sur la nature des métaux qui existent dans le soleil. Ce n’est pas tout et les investigations ont pu être poussées en dehors de notre monde solaire.
Les étoiles, les nébuleuses elles-mêmes donnent encore des spectres qui présentent des raies noires. On y retrouve encore l’indication de la présence des métaux terrestres. Certaines étoiles colorées donnent un spectre dans lequel on trouve des raies d’absorption telles que celles du brome et de l’acide hypoazotique.
Ainsi se trouve démontrée l’unité de constitution des mondes. Nous n’insisterons pas davantage sur ces considérations qui, bien que du domaine de l’analyse, sont trop éloignées du genre de recherches dont nous avons à nous occuper ici.
analyse des SELS.