‹ Tableaux d'analyse qualitative des sels par voie humideChapitre 40 sur 69 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Détermination du métal d’un sel simple insoluble dans l’eau

et dans les acides.

66. Dissolution. — Ces sels sont en petit nombre, et la détermination en sera facile à la suite d’une désagrégation préalable, permettant de les amener à l’état de dissolution. On les calcinera au rouge dans un creuset de platine ou de porcelaine, suivant les cas (67), avec du carbonate de potasse ou de soude, ou mieux avec un mélange à équivalents égaux de ces deux carbonates alcalins, lequel mélange est plus fusible que chacun des deux pris isolément ; on emploiera un excès de carbonates alcalins, 4 ou 5 parties. Par cette opération, les sulfates terreux et le sulfate de plomb seront transformés en carbonates avec production de sulfates alcalins, de sorte que le résidu laissé par l’eau sera soluble dans les acides. On conçoit, du reste, que ce résidu devra être lavé d’une manière complète, car s’il restait du sulfate alcalin, les sulfates insolubles se reformeraient après l’action de l’acide chlorhydrique. De même dans ce traitement, la silice et les silicates seront transformés en silicates alcalins solubles dans l’eau, l’oxyde étant soluble dans l’eau ou dans les acides. Les chlorure, bromure et iodure d’argent donneront de l’argent métallique et des chlorures, bromures et iodures alcalins. Enfin, les oxydes naturels insolubles dans les acides ou les oxydes artificiels rendus insolubles par calcination (oxyde de chrome (12), d’aluminium (12), d’étain, d’antimoine) deviendront solubles dans les acides, ou passeront à l’état de combinaisons avec les alcalis solubles et dans la solution desquelles on pourra ensuite séparer l’oxyde. On voit que cette méthode est d’une application générale.

Si le corps insoluble dans l’eau et les acides était du charbon ou du

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