CHAPITRE XVIII
être Vérifiée sur la liqueur avant le traitement par l’hydrogène sulfuré,
soit par la coloration de cette liqueur, soit par les réactions spéciales de cet acide.
ou Nous nous servons de Veau de baryte pour précipiter les acides dont les sels barytiques sont insolubles, au lieu de Y azotate de baryte que l’on emploie généralement, après avoir saturé l’acide azotique par de l’ammoniaque. Cette substitution a pour but d’éviter l’introduction dans la liqueur de sels ammoniacaux pouvant exercer leur action dissolvante sur les précipités. Nous avons vu (6, p. 16) que l’eau de baryte saturée contient presque autant de baryte qu’une solution saturée d’azotate/le baryte. Il est bon cependant, pour éviter une trop grande dilution des liqueurs, de préparer à chaud, au moment d’en faire usage, la solution de baryte que l’on peut ainsi avoir très concentrée.
Afin d’éviter l’addition d’une trop grande quantité d’eau de baryte, et par suite une dilution trop considérable, il est important de n’aciduler que très faiblement la liqueur traitée par le carbonate de soude, et de même de traiter le précipité barytique, obtenu ultérieurement, par la plus petite quantité possible d’acide chlorhydrique. — On essayera d’abord sur une petite portion de ce précipité s’il est soluble complètement dans un excès d’acide ou non.
4° La précipitation de l’acide phosphorique par le molybdate d’ammoniaque étant empêchée par l’acide tartrique, on ne devra essayer ce réactif, dans le cas où le précipité barytique serait carbonisable par la calcination, qu’après destruction des matières organiques.
5° Nous avons vu dans le tableau 4 bis, relatif à la recherche des métaux, que dans le cas d’une liqueur primitive acide, l’addition de l’ammoniaque dans la liqueur traitée par l’hydrogène sulfuré pouvait donner lieu, outre la précipitation des trois sesquioxydes de fer, de chrome et d’aluminium, à celle de la chaux, de la baryte, de la strontiane, de la magnésie et du manganèse, lorsqu’il y a dans la liqueur des acides tels que l’acide phosphorique, borique, oxalique, silicique» fluorhydrique. Dans ce cas, ces bases sont précipitées à l’état de phosphates, borates, oxalates, silicates, fluorures. On devra rechercher individuellement ces acides, à moins qu’on ne les ait déjà trouvés en sui-
vont la marche précédente, dans une portion du précipité produit par l’ammoniaque, portion qu’on aura réservée à cet effet ; car on serait’ exposé, dans certains cas, à ne pas les retrouver, ces acides pouvant être précipités complètement, à l’état de sels des mômes bases, par le carbonate de soude ; c’est ainsi que dans un mélange contenant de l’acide oxalique et un sel de chaux en excès, ou de l'acide phosphorique et un excès de sel de peroxyde de fer, la liqueur additionnée d’un excès de carbonate de soude pourra ne plus contenir d’acide oxalique, ou d’acide phosphorique.
On recherchera donc l 'acide phosphorique en traitant à chaud par le molybdate d’ammoniaque une portion de la solution nitrique du précipité obtenu par l’ammoniaque d’après le tableau n* 4 ou 4 bis.
L'acide silicique sera recherché dans une autre partie de la même solution qu’on évaporera à siccité ; il deviendra insoluble, et restera comme résidu quand on reprendra par l’eau.
S’il y a de l 'acide fluor hydrique, une portion du précipité chauffée dans un creuset de platine avec de l’acide sulfurique dégagera des vapeurs corrodant le verre.
On versera de l’alcool sur l’essai précédent; cet alcool brûlera avec une flamme verte s’il y a de l 'acide borique. On pourra du reste s’éviter cet essai si la solution chlorhydrique du précipité produit par l’ammoniaque ne colore pas le papier de curcuma (100, p. 91).
Enfin, s’il y a de Yacide oxalique, une autre portion du précipité, traitée par du bioxyde de manganèse pulvérisé (exempt de carbonate) et de l’acide sulfurique, donnera un dégagement d’acide carbonique (1).
6° Les arsénites, arséniates, chromâtes pourraient de même être précipités pendant la transformation en sels sodiques par le carbonate de soude, mais l’arsenic aurait déjà été trouvé dans la recherche des
(1) Si dans la recherche des métaux on a du procéder à une destruction préalable des matières organiques, l’acide oxalique, si on ne l’a pas trouvé dans la recherche générale des acides, devra être recherché dans le précipité produit par le carbonate de soude, dans la transformation des sels métalliques en sels sodiques; l’action du bioxyde de manganèse et de l’acide sulfurique sera essayée sur une portion de ce précipité dissoute dans l’acide chlorhydrique et débarrassée de l’acide carbonique par ébullition.