DU DUC DE CHOISEUL
um» jouer qu'aux tKx livres aii whist y et je n'ai pas ouï dire que personne se plaignit de ce qu'elle ne payait pas. Si «c^peucUnt vous aviez en poche la preuve éa contraire. ...»
Ici 9 nouveaux mouTemens, nouvelles ^k*claaiations* u €e n'«ist donc piis cela y ma-^ dame? Voyons autre chose , car il est im»
possible qu'à la fin je ne tombe pas sur ce dont vous avee la preuve e& poche* Ce ep»i dëshonore encore une fenune y e'est de ne pas réglGe sa dépense sur ses revenus , dé j^ndre k a:*édit chez des manohanda : eda est assez comniun, je le sais; mai» cela n'en est pas moins déshonorant , -parce que cela est injuste ^ et que cela entraine (n'est*ce pas, madame?) de grandes oonsé^ quences pour les femxnesu Je né crois pas encore que oe soit là ce qu'on reproche à midame de Lausun. Sa grand'mère lui donne tout oe dont elle a besoin ; et d'ailleurs y je ne pense pas que vous ayez votre poche pleine des méuMMres de ses nsar-r
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chands. — Mais, monsieur , aurez -tous bientôt fini cet interrogatoire ? — Encore un mot y madame. Je ne connais plus qu'une chose qui déshonore une femme , mais aussi qui la déshonore bien com^plétement : c'est de mentir, je ne dis pas pour conter une histoire qui amuse ou fait rire , cela est vilain, mais malheureusement cela n'est pas déshonorant ; mais mentir pour nuire aux autres, pour outrager la vertu malheureuse, pour imputer ses propres torts à ceux qui n'en ont pas , voilà , madame , ce qui répand sui* une femme le déshonneur et l'infamie à ne s'en jamais relever. Mais madame de Lauzun parle si peu ; elle est si honnête.... Ce n'est pas encore cela que vous lui reprochez ? —, Eh bien ï monsieur , puisqu'il faut vous répondre , madame de Lauzun afiecte de condamner M. de Lauzun. — Cela ne serait pas bien , mais cela serait -il déshonorant? M. de Lauzun ne l'aurait-il pas un peu mérité?
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mais d'ailleurs elle n'en parle jamais^ et vous n'avez pas en poche de quoi la convaincre d'en avoir parlé. — Mais, monsieur, elle est allée demeurer chez madame la maréchale de Luxembourg, que M. de Lauzun ne peut souffrir. — Vouliez-vous , madame , qu'elle restât dans la rue ? qui paierait son logement , si sa grand'mère ne lui en donnait pas ^un? — Mais, monsieur, elle ne veut pas porter les diamans que M. deXauzun lui a donnés. — Ah!
sur cela, niadame, je suis à portée de vous éclaircir. M. de Lauzmi a donné des diamans à sa femme ,. mais il ne les a pas payés; elle a reçu même une lettre du joaillier, qui a menacé de faire une esclandre , et de les arracher de dessus sa tête lorsqu'elle les porterait. — Je ne le savais pas , monsieur. ' — Vous n'avez donc en poche des preuves de rien qui y ait rapport? Et moi, je vais vous tout dire. Madame de Lauzun n'a pas même ces diamans
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chfiz elle; elle les a mis en mains tierces.
J'aurais été d'avis qa'elle les Tendit , paroe qu'ils sont à elle; parce que M. de Guémenée a dû satis&ire le joaillier comme les autres créanciers; et que, comme il ne lui a pas payé sa dot , elle en a besoin pour vivre. -^ M. de Guémenée la paiera exactement. *-* Je l'espère, madame : je ne suis pas venu pour entrer sur cela en discussion. Je ne suis pas m.éme venu pour justifier madame de Lauzun, qui est fort aunlessus de ce que la m^échanceté peut inventer contre elle; mais j'ai voulu vous faire sentir que l'honnêteté , la décence , l'intérêt même , auraient dû vous rendre plus circonspecte ; qu'il ne faut pas tenir des propos dénués de toute vraisemblance sur des personnes irréprochables, et visÀ-vis d'une famille qui est en droit et qui a les moyens de les repousser ; enfin que , si on a la démangeaison de dire du mal, il vaut mieux le dire en présence des gens , même tête à tête. ... — A présent