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temps où Louis XIV, époux de Marie-*Thér
rèse , ei parjure envers La ValUère , aimait
madame de Moute^ai). Vàbké Le Camus et
le confesseur visitèrent ensemble le clièteàu. «
21 y eut une chambre qu'<Mi ne put leur ouvrir flians peine : on ea vint à bout cependant. En y entrant , un tableau d'assez grande dimen* sion attirait les yeux. Il représentait Louis XIV. Marchant à la tête de son armée, dans tout l'éclat de sa jeunesse et de sa puissance, ce prince regardait tendrement une femme qu'on apercevait couchée sur dm fleurs, dans le fond du tableau. « Voilà qui vous regarde! dit « l'abbé Le Camus au confesseur. — Qui ? moi ! ce je n'ai rien vu p , répondit vivement le Jésuite en baissant tout à coup les yeux ! *
L'homme qui baissait a^im les yeux du temps de Louis XTV, les eût »ns doute tenus fermés sous le Régent. IjCS désordres du ne* veu eurent tout un autre caractère, que les faiblesses de l'oncle; et si le .duc d Orléans 6ift
' Manuscrit inédit d'un contemporam de Louis XIV.
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gouyemé, ce ne ftit pas, que Fqd sache ^ par son confesseur. Nulle voix n'eut jamais, sur son esprit, assez d'autorité pour l'arracher à ses f^aisirs, supposé que l'on pût appeler de ce nom des dérégl^sen^ doiot il fiûsait gloibe* La vanité y avait au moins autant de part que la corruption. Le Régent semblait prendre à tâdie de justifier ce mot ingénieux d'un de ses gouverneurs , qui avait dit de lui , dès sa jeunesse : Comment nous y prendrons-nous pour corriger ce prince des défauts gu*U n'a pas ! ' Quand on sut qu'il n'y avait plus, dans son intimité, de festins sans ivresse et de plaisirs sans débauche , les courtisans les plus tempe* rans s'arrangèrent pour avoir des vices, comme vers la fin du règne précédent, ils se choisissaient des vertus. Mats le Régent ne Ait pas la dupe de cette hypocrisie d^n nouveau genre ; il ne les en estima pas davantage, malgré leurs désordres, et continua de se livrer aux siens. En les peignant , quelques écrivains ont
■ * Manuscrit déjk eîté. -
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retracé des détails dignes de Suétone avec les couleurs de Tacite; c>était trop de moitié. On aurait dû remarquer, au moins, que ce prince ne compromit jamais le secret de l'État dans ses excès, et qu'il ne fut pas, quoi qu'on ait pu dire de son libertina^, sans délicatesse et sans galanterie dans ses amours.
Peut-être en serez-vous mieux convaincu, mon ami, lorsque vous aurez lu sa Rupture avec madame de Parabere. C'est le premier des tableaux qui vont passer sous vos yeux.
Cette petite collection , mon cher Schnetz, ne vous rappellera point celle de la tribune à Florence ou du palais Borghèse à. Rome. Vous n'y trouverez point de sujets saints; elle n'a* bonde pas en sujets historiques : le temps en était passé. Vous y remarquerez des scènes^ d'intérieur : vous y verrez des financiers auprès des femmes du grand monde; vous y verrez figure^r des gens de cour dans la co/z- 9ersation du duc de Choiseul, des gens de lettres dans la correspondance de Diderot. La peinture d'un siècle serait incomplète, si l'on
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ne joignait au tableau de ses mœurs , un aperçu de ses. opinions. Diderot eut une grande influence sur celles de son siècle. L'auteur des Salons , écrivant , avec son originalité véhë* mente , sur le sentiment le plus vif qui puisse animer le poète et l'artiste, avait d'avance marqué sa place, dans ce cabinet de pein*^ ture.
De ces tableaux, mon cher Schnetz, les uns sont de maîtres connus, et même de leur meilleur temps; les autres , quoique j'aie les originaux dans les mains, paraîtront sans nom d'auteur. Qu'importe la main qui les a tracés, si le costume est exact, si la couleur est vive, si la touche est légère ! Que pourrait-on demander de plus? Qu'ils soient peints par des personnes qui . virent la société dont elles parlent, et qui vécurent avec leurs modèles?
Je puis l'affirmer et le prouver. En tête de chaque opjuscule j'ai placé de petits morceaux que vous appellerez Préfaces, Notices, uivant'Propos , tout comme il vous plaira; car ils ne portent point de titre ^ pour que
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VOUÉ leur en puissiez donner un. 'Peut-être y trouvera-t-^n des particularités sînguKères et des feits qu'on ignore : ils JFont eonnâilre du moins ou l'auteur ou le sujet du tableau'^ et le présentent mieux dans son cadre, Xj ai même joirit des notes , et' j'ai grand soin de vous l'apprendre : un éditeur n'a rien à penini de sa gloire.
La vôtre , mon ami^ est un peu plus* réelle : vous la trouves^ dans vos ouvrages; mais vous la cherchez trop loin de nous. Si le beau ciel de l'Italie vous channe, et vons retient encore; revenez, du moins en idée, vers cette patrie qui possède vos affeetiocrs, et qui est si fièi^e de vossuecès; quittez un moin^it les loges du Vatican ^ur; les apparteirieni» de Versailles ^ et les Iralches nymphées de la villa J^mphtli pour les bosquets de Trianon. £f&cez sur^ tout de votre esprit les souvenirs de Borne antique, et quand on vous ouvrira les cabinets du Régent, le salon de madame de Tallard ou la aaile de bain de la princesse de Guémenée, ne croj^ez pas y retro«nrer,' comme auprès eu