A MON AKI. XY
mont A v^ntin , le ten^le ^ik la Pudicité pà^ iricienne.
CependaBtâcms.le règne trop court du bien^* iaisânt et malheureux Louis XVI, la bautâ sociëtë • vous oififira, mon oher Scbn^ , bien plus- de réserve et de déœnce, que sous le vàgne précédeut. Yousy remarquerez la même politesse unie à plus de grâce ; la même lëg^ retë, mais peut*étre aussi plus d'imprudence. Vous ne lirez pas^ je crois ^ ^aus surpcise, le&
lettre^ du chevalier de Lille, sur la 4}our de France. Quoique le temps fut déjà changé^de nuages assez sombres, on riait, on cbànÈait encore aux approches d'une oëvolution menaçante , <;omme .dans la charmant, tableau de notre ami Robert y dei Napolitains, dans ieur iqsoucîante ivresse y se livrent à^ de folâtres jwx^ à la vue des sommets fuman^ Avl Yésuvi^ ; I^Êi^qoe toujours proportionnés an mjet, les cadres de ces tableaux n'ont point WM grande étendue. Les personnages qu'ils renferment sont, en général, de petites proportions. Quelques figures s'élèvent cependant de
xvj LETTRE A MON AMI.
beaucoup au-dessus des autres : c'est Frédé* rie à Sans-Souci, c'est Mirabeau qu'on aperçoit au pied de la tribune. Elles rappellent tout ce qui peut &ire battre le plus vivement le cœur ^es hommes : la gloire et la liberté. • Mais ces grands objets sont, si je puis m'exprimer ainsi, moins peints qu'indiqués sur la toile : on ne les voit encore qu'en perspective. Au lieu des graves intérêts que discute aujour* d'hui notre âge, les générations précédentes ne vous offiîront guère , dans cet album^ que l'image de leurs travers ou de leurs plaisirs.
Puisse , mon ami , cette légère image d'un temps qui n'est plus, vous amuser et vous plaire! Parcourez ce volume avec indulgence; et quoique vous viviez dans la cité sainte, rap* pelez-vous quelquefois que le tdbleau qui peint le mieux les mœurs, n'est pas toujours le plus mord.
F. Babriàrk.