‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 119 sur 229 · Dio, uivui, 11. — Uerodian., iv. — J. Capit., Maciin · texte numérisé non relu

Dio, uivui, 11. — Uerodian., iv. — J. Capit., Maciin

Africains dont la fortune politique fut brillante, avaient cultivé les lettres : Albinus d'Adrumète, qui prit la pourpre en même temps que Sévère, passait pour connaisseur érudit 1 ; et le consul Eutychius Proculus, natif de Sicca, avait professé la grammaire *.

Toutes les gloires littéraires de l’Afrique pâlirent d’abord devant le Numide Corn. Fronto, que l’engouementpublic proclama l’égal de Cicéron s , mais dont nous ne connaissons point les œuvres oratoires, et en qui nous devons estimer surtout le précepteur et le vertueux ami de Marc-Aurèle 4 . Fronto fut oublié pour le spirituel Apulée, le plus africain de ces génies d’Afrique, l’orgueil et l’idole de son pays, l’auteur envié et adulé, qui trouva de ce côté des mers assez d'honneurs et de fortune pour ne désirer ni l’Italie ni Rome 5 . Apulée piésente, sous la couleur punique, le type de la grâce et de l’élégance, comme Tertullien celui de la force. Après lui, les études profanes faiblissent et ne donnent plus guère que le poète carthaginois Némésianus 8 . L’ardeur du génie africain semble

ï. Dio, lxxv, 6. —J. Capit., Albin., 80, 85.

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