‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 140 sur 229 · Quale per ætherios mundaui verticis axes · texte numérisé non relu

Quale per ætherios mundaui verticis axes

Conuubium sumuai credimus esse Dei.

Ibid., i, 16 .

avec lui sous le drapeau du polythéisme expirant. Tout ce qui pouvait briser un cœur épris de la vieille Rome et abîmé dans la contemplation de ses grands souvenirs, le Gallo-Romain l’avait éprouvé par deux fois : il avait vu de ses yeux un empereur faisant enlever de l’assemblée du sénat l’autel et la statue de la Victoire 1 ; puis Alaric occupant avec ses Gothsle Forum et le Capitole 2 . Forcé de quitter Rome pour retourner en Gaule où des affaires l’appelaient, ainsi qu’il le raconte luimême dans son itinéraire écrit en beaux vers, il ne peut se décider à partir; une force mystérieuse semble l’attacher malgré lui au seuil des portes ; il se jette à genoux, il couvre de baisers et de larmes ces pierres sacrées 3 .

« Écoute-moi, s’écrie-t-il, reine de ce monde qui « t’appartient, Rome, qui a pris place au ciel étoilé! « Écoute-moi, mère des hommes et mère de tant de « dieux ; toi dont les temples nous rapprochent de « l’Olympe ! C’est toi que je célèbre, et tant que je « vivrai tu seras l’objet de mes chants. Qui pourrait « vivre et t’oublier? Avant que ton image s’efface de « mon âme, ingrat et sacrilège, j’oublierais plutôt le « soleil , car tes bienfaits rayonnent, comme sa lumière,

« au delà des bornes du monde habitable. Lui-même,

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