Fecisti patriam diversis gentibus unam
Profuit invitis, te dominante, capi ;
Dumque oflers victis patrii consortia juris,
Urbem fecisti quod prius orbis «rat.
Ibid., 1 , 62 et seqq.
« sous ton joug pacifique. Pour toi, régner est moins « qu’avoir mérité de régner ; et la grandeur de tes « actions dépasse encore tes vastes destinées*. »
Au moment où le poëte païen traçait ces lignes, son idéal pâlissait; la société romaine, dont l’œuvre était terminée, faisait place déjà à une autre société plus puissante qu’elle de toute la supériorité de la loi religieuse sur la loi civile. Mais, par une singulière coïncidence, et comme pour réaliser l’éternité tant promise à Rome, la nouvelle cité établissait son siège au même lieu que l’ancienne ; la croix dominait le Capitole, et l’on continuait d’entendre, et longtemps encore on entendra descendre de là l’antique formule civilisatrice : La ville et le monde 2 1
Quod régnas, minusest quam quod regnare mereris; Excedis factis graudia fata tuis.
Rutil., i, 02 et seqq.
Urbi et orbi.