Alieni juris; alieno juri subjecti
A. Quod jus proprium est civiurn romanorum; fere enim nulli alii sunt hommes qui talcin in lilios suos habeant potestatem qualem nos habcmijs. Gaius, i, 55.
cipant*. Les actions juridiques assimilent l’enfant au bétail et aux esclaves du père. Mais l’esclave vendu, puis affranchi par son nouveau maître, entre dans la liberté ; le fils vendu par son père et affranchi rentre dans la servitude filiale : il est loisible au père de renouveler la vente jusqu’à trois fois. C’est la loi des Douze Tables qui, mettant une première limite à ce pouvoir effrayant, déclara libéré de la puissance paternelle le fils trois fois vendu par son père 1 2 . L’émancipation elle-même est une vente fictive de l’émancipé. Ni l’àge, ni le rang, ni les dignités ne libèrent le fils en puissance 3 ; marié et père lui-même, il n’est point chef de famille, il reste sans autorité sur les siens, qui tous, ainsi que lui, dépendent de l’aïeul 4 , seul père, parce qu’il est seul chef civil. Le consul ou le tribun, maîtres au sénat ou au forum 5 , reprennent la chaîne au seuil de la maison ; on en vit plus d’un, pendant
1 . L. III Tab. — Cic., de Leg., ni, 8. — Dionjrs. Haï., Ant., n. 26-27. — Senec., de Ira., i, 15. — Papin., in Collât, leg. mosaïc., iv, 8.
2. Si pater filium ter venumduit, fllius a pâtre liber esto. L. xn Tab. h. — Ulpian., Fragm., x, l. — Gaius, i, 132; iv, 79. — Dioiiys., Ant., n, 26, 27.
3. La dignité de flamine était pourtant une exemption. — Exeant liberi virilis sexus de patria potestate, si (lamines diales inaugurentur; et feminini sexus, si virgines vestales capiantur. Gaius, i, 130.
U. Ulpian., l. 195, n. de Vert, signif. ; v. 4, De his qui sunt. — Gaius, i, 127.
5. Filiusfaicilias si militaverit, vel si senator vel consul factus fuerit, manet in patris potestate. !.. 4. n. Quib. mod. jus. pat., etc.
les querelles politiques de Rome, plier, quoi qu’ils en eussent, leur conduite aux volontés de leurs pères; on en vit d’autres arrachés de la tribune, et même frappés de mort 1 par ce redoutable juge devant qui tout se taisait, jusqu’à la liberté la plus orageuse.
L’adoption produit tous les effets de la puissance paternelle 2 ; l’adopté devient complètement étranger à sa famille primitive : le lien du sang n’est qu’accessoire dans la famille quiritaire.
Le mariage résulte du simple consentement des époux 3 ; mais, pour y joindre la puissance maritale, il faut le consentement des agnats 4 ; il faut surtout l’emploi des formes solennelles qui confèrent au mariage tous ses effets civils. Ces formes sont la confarréation 5 , cérémonie religieuse et symbolique, où est figurée la communication des choses divines et humaines, qui va se créer entre les époux, et la coëmp-
1. Le tribun C. Flaminius, arraché de la tribune par son père. Cic., De inverti., h. — Horace tué par son père. Tit. Liv., i, 26. — Sp. Cassius tué pareillement par son père. Val. Mar., v, 2. — Manlius Torquatus, Scaurus, Fabius Eburnus; id. , ibid. — Quintil . , DecL, lu. — Aulus Fulvius. Sallust., Bell. Calil ., 39.