Rhenum que minaccm
Comibus infractis adeo mitiscere cogis,
Ut Salius jatn rura colat, flexosque Sicambrus ln falcom curvet gladios, geminas que viator Cura videat ripas, quæ sit romana, requirat.
Claudian. Ixtud. Stilic., I, v. 219 seq.
politiques et des corrupteurs de la vieille barbarie. Dans le nord et le centre plusieurs peuples prohibaient l’usage du vin, recherché avec passion par ceux qui avoisinaient la frontière 1 . Cette zone riveraine était le théâtre d’un grand commerce : des marchés s’y tenaient soit en deçà, soit au delà des fleuves , principalement en deçà, dans des lieux ouverts ou dans des villes, sous la surveillance de préposés qui percevaient un droit fiscal à l’entrée et sous la garde de soldats chargés de les protéger. Aucun étranger n’y était admis avec des armes. Les Barbares de toutes les nations ne fréquentaient pas indistinctement tous les marchés, le droit de commercer sur la rive étant un privilège fort recherché, que Rome mesurait à ses amis et refusait à ses ennemis. Peu à peu l’habitude des marchandises romaines devint si générale, que le Sarmate et le Germain ne se servirent plus pour leurs vêtements que d’étoffes fabriquées soit dans les provinces voisines, soit en Italie.
3° Alliar, cas. Le plus énergique des instruments de Rome au dehors était dans les alliances : c’est par là que la ville-reine divisait les peuples étrangers , les accoutumait à la respecter et à la craindre, les emprisonnait enfin dans des lacs d’où ils ne sortaient plus que ses sujets. Sous l’Empire, on distingua les alliés bar-