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Sponsio, pactio, fœdus. Cicer. pro Balb

A. Liber populus est is qui nullius alterius populi potestati est subjectus : sire is fœderatus est, item sire sequo fœdere in amicitiam renit, sire fœdere comprehcnsum est, ut is populus alterius populi majestatem comiter couserraret : hoc enim adjicitur, ut intelligatur

comme membre de la communauté , quoique placé hors du territoire, et la violation de son contrat prenait le caractère d’une révolte. Rome lui garantissait d’ailleurs une protection complète, et récompensait par des subsides ou par l’exemption de tributs les recrues d’hommes qu’elle faisait chez lui.

Le degré d’alliance était encore plus intime avec le peuple décoré du titre d’hôte. Par une fiction légale, tirée des droits et des devoirs de l’hospitalité chez les anciens, son territoire était censé terre romaine pour certains effets juridiques; et lui-même, sur le sol de l'Empire, jouissait de privilèges refusés au simple étranger. Un exemple fera mieux concevoir les liens de quasi-fraternité qui s’établissaient entre le Romain et le Barbare admis au droit d’hospitalité. C’était une ancienne règle que tout Romain retenu à l’étranger comme prisonnier de guerre, ou par tel autre fait indépendant de sa volonté, perdait ses droits de citoyen et ne les recouvrait qu’ après l’accomplissement de certaines formalités légales; cette faculté de retour portait le nom de jus postliminii. Le Romain expatrié l’invoquait en touchant la frontière, et redevenait Romain c®mme auparavant. Or la loi exemptait de la nécessité du postiiminium celui qui avait vécu chez un peuple hôte de l’Empire, par la raison que le territoire de l’hôte

alterum populum superiorem esse, non ut intclligator alterum non esse liberuui. Procul. L. 7, D. de Cuptiv. et Postlim.

était encore la patrie. La jurisprudence fit participer les peuples simplement fédérés au même privilège 4 .

Un jurisconsulte des temps impériaux détermine de la manière suivante la position de l’allié barbare vis-à-vis de Rome, particulièrement celle du fédéré: «Les fédérés, dit-il, ne cessent point d’être libres, lorsque par des traités ils s’engagent à respecter notre majesté : toutefois ils ne sont nos égaux ni en dignité ni en puissance ; leur rang à notre égard est celui des anciens clients plébéiens à l’égard de leurs patrons ; c’est dans ce sens que nous les estimons libres 1 2 . » Qu’était- ce au fond qu’une pareille condition, sinon celle des vassaux du moyen âge ?

Une conséquence de cette infériorité des alliés envers le peuple patron, c’était l’obligation de lui payer tribut, comme un hommage à sa supériorité. Les nations d'outre-Rhin et d’outre-Danube possédant peu ou point de métaux précieux, l’hommage s’acquittait en productions du sol , en tètes de bétail , en fourrures, en peaux d’urochs ou de bœufs domestiques, en

esclaves enfin. L’histoire nous entretient de soulève-

1. Quid inter nos atque eos postliminii opus ut, quum et iUi apud nos et libertatem suam et dominium rerum suarum æque atque apud se retineant et eadem nobis contingant? Procul. 1. 7, D. de Capt. et Postlim.

2. Quemadmodum clientes nostros intelligimusliberos esse, etiamsi neque auctoritate, ncque dignitate, neque viribus, nobis pares sint; sic eos qui majestatem nostram conservare debent, hberos esse intclligendum est. Ibidem.

ments causés chez les alliés germains par la lourdeur de la contribution, ou l’injustice des agents du fisc; ainsi les Frisons prennent les armes parce qu’un préposé exige d’eux des cuirs de la grandeur d’une peau d’uroch, tandis que leurs troupeaux étaient de fort petite taille * . Chez les peuples pauvres mais belliqueux la totalité du tribut se payait en soldats : « Destinés aux usages de la guerre , nous dit Tacite, l’Empire les garde pour combattre comme on met en réserve du fer et des armes *. »

Rome nous apparaît dès le premier siècle appuyée au delà du Rhin d’alliés intelligents qui secondent activement son action. Tels sont les Hermundureschez les Suèves , les Mattiakes et les Bataves chez les Germains. « La grandeur du peuple romain , écrivait encore l’historien que nous venons de citer, a étendu, au delà du Rhin et de sa frontière ancienne, le respect de notre Empire 3 . La cité des Hermundures, fidèle à notre alliance, est admise à trafiquer non comme les autres sur la rive seulement , mais à l’intérieur, et jusque dans la colonie la plus florissante de la Rhétie. Ces Barbares passent librement et sans gardes partout où

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